Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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En perdition Imaginez-vous, seul, mettre les pieds dans une énorme salle de cinéma sombre, dévastée, diffusant des images d’Apollo 13…. sans le son. Pour pallier à ce manque, un album  : Sublime Emptiness. Cinématique, la musique de The Holeum l’est complètement de par ses thèmes abordés. Laissez-vous emporter par des sons gravitant entre ombre et lumière. [Entretien avec Pablo Egido (chant) par Guillaume Dartigues - Photo  : DR] Second album du groupe depuis 2014… Depuis, qu’avez-vous accompli ? Une nouvelle avancée ! Bien sûr, composer de meilleures chansons et des textes plus aboutis, l’important était d’aller plus loin en termes de profondeur et d’émotions. A quels concepts sont reliés votre nom et cette superbe pochette ? Les holeums sont un concept scientifique, liés à la matière noire et à la gravité dans l’espace. L’artwork a été réalisé par notre guitariste Luis Albaladejo. Il voulait représenter de manière la plus réelle un type de journée apocalyptique. Quel est le processus pour composer une telle musique, riche en émotions ? Composez-vous la nuit ? Parfois oui, il nous arrive d’être meilleurs la nuit ! Nous souhaitons créer un contraste représentant la dualité des choses et des personnes, l’équilibre entre lumière et obscurité. Mon chant, écorché et clair, va dans ce sens. Si sur scène nous sommes cinq, nous utilisons des samples et trompettes pour ajouter une charge supplémentaire et changer le morceau. C’est une fois toute la musique écrite, cohérente, que j’écris les textes. Tu écris toutes les paroles ? Tout à fait. Pour moi, ça a plus de sens  : la musique m’évoque des émotions, puis des paroles. Celles-ci ont un style poétique, inspiré par Baudelaire ou la littérature française du XIXème siècle. Ce type de poésie va bien avec le concept scientifique du groupe, dans le but de faire quelque chose de différent. Votre musique, sombre et mélancolique, me fait penser à un mix d’Isis et Ulver. Ces groupes vous parlent ? Oh oui, nous sommes fans des deux ! Nous sommes autant influencés par des groupes de doom classique, des groupes de post-metal et autre musiques expérimentales. On essaie de mixer tout ça, mais en ayant notre propre identité. THE HOLEUM Sublime Emptiness Post-metal Lifeforce/Season Of Mist La perdition a du bon. Notamment lorsque 5 espagnols, musiciens aux multiples projets, décident d’allier leurs forces dans un projet mêlant doom, post-metal et ambient. A en faire pâlir les fans de Cult Of Luna, The Ocean ou encore Amenra, rien que ça ! C’est avec « Obsidiana » que le voyage débute, suivi de morceaux à la cadence plus dynamique. On pourrait croire « Fractal Visions », cinquième (longue) piste de l’album, comme étant la dernière de celui-ci. Reprenant tous les codes du disque, elle finit de nous plonger dans une atmosphère obscure avec des riffs presque shoegaze, un passage darkjazz avec de la trompette et une dualité des chants. Mais The Holeum fait mieux  : la véritable (et sixième) dernière piste est leur single « Metempsicosis », fameuse lumière contrebalançant l’obscurité très présente sur l’ensemble de l’album. Le passage au chant clair « I’m still wondering... » est simplement magnifique. Sublime Emptiness représente une belle façon de s’immerger dans un scénario de désolation dans lequel il y aurait une lueur d’espoir, à l’image de l’artwork. [Guillaume Dartigues] Power tripes a la suedoise Déjà le troisième album studio pour l’ancien chanteur d’Entombed et ses comparses d’Entombed A.D.. Si, en gastronomie, on connaissait les tripes à la mode de Caen ou de Porto, il faut désormais ajouter au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO les tripes suédoises grâce au puissant Bowels Of Earth. [Entretien avecL.G. Petrov (chant) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Que signifie ce titre d’album, Bowels Of Earth ? On a fait ce disque avec notre sueur, nos tripes. Au début on écrit, on aime, on déteste, on ressort épuisé après la composition et l’enregistrement, puis on explose à la fin en sortant du studio. Tu développes quelque chose que tu digères, et après tu l’évacues. C’est cathartique… … Entombed A.D. est-il un groupe écolo, comme la plupart des Suédois ? Le titre fait référence aux maux qu’on a dans nos entrailles, à ce qui nous parasite dans la vie. Il n’y a pas là de message écologique. Sinon au quotidien, on fait attention, oui, sans plus. On ne jette pas nos déchets n’importe où, par exemple. C’est juste une question de savoir-vivre. Entombed A.D. n’est pas un groupe démago ou politique  : on joue juste de la musique, point. On croirait la chanson « Bourbon Nightmare », à l’intro étrange en espagnol, tout droit tirée d’un album de Brujeria… S’agit-il d’une référence à vos amis mexicains ? Non (rires), en fait lors d’une tournée au Mexique, on a passé une soirée avec les gars de Dark Tranquillity et Deicide. Une soirée bien arrosée  : on s’est retrouvés dans un bar où il n’y avait plus de tequila, et on a fini au whisky bourbon. Qu’est-ce qu’on a rigolé, ce soir-là ! Alors on s’est dit qu’on allait baptiser cette chanson « Bourbon Nightmare » et y ajouter une intro mexicaine. ENTOMBED A.D. Bowels of Earth Death’n Roll Century Media/Sony Music Voulant battre le fer tant qu’il est chaud depuis la renaissance musico-juridique en 2014 de l’ex-chanteur d’Entombed (désormais propriété d’Alex Hellid, Uffe Cederlund et Nicke Andersson), le combo de Stockholm fait ce qu’il aime  : jouer du death metal old school mâtiné de groove rock’n roll sans se prendre la tête. Si Bowels Of Earth s’inscrit dans la droite lignée de Dead Dawn sorti il y a trois ans, un certain souffle de barbarie scandinave balaye cette nouvelle galette grâce à l’apport du nouveau gratteux brésilien Guilherme Miranda (Krow) et l’agressivité vocale d’unL.G. Petrov au top de sa forme (revigoré par l’expérience Firespawn et le plaisir simple de jouer avec ses camarades). Du percutant « Elimination » au plus léger « Bourbon Nightmare » et son intro mexicaine, en passant par la chanson-titre sombre et menaçante (proche d’un « When In Sodom ») , Bowels Of Earth est une pure boucherie suédoise, une catharsis pour ses géniteurs libérés de toute la frustration née d’une attente trop longue. [Seigneur Fred]



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