Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Hymnes rebelles Dans les années 70, la Grèce rayonnait grâce à Demis Roussos. Aujourd’hui, elle reluit grâce à Suicidal Angels. Les thrasheux d’Athènes enchaînent tournées et albums, dont le petit dernier Years Of Aggression. [Entretien avec Nick Melissourgos (chant, guitare) par Guillaume Dartigues - Photo  : DR] Vous avez ouvert pour Slayer le 14 juillet. Quels souvenirs en gardes-tu ? C’était très émotionnel. Surtout à la fin quand Tom Araya a dit en grec  : « Vous allez nous manquer ». Le show a été incroyable. Nous avions déjà ouvert pour eux en 2010 au Sonisphere, mais là il y avait quelque chose en plus. Le public s’est déplacé tôt et en nombre pour nous voir, on n’en revenait pas ! 7 albums en 12 ans  : comment faites-vous pour garder un tel rythme ? Ce n’est pas si facile. Déjà, tu te dois d’être concentré à fond sur ta passion  : pratiquer la guitare tous les jours pour trouver de nouveaux riffs et les exploiter. Et cela implique des sacrifices quand tu pars en tournée  : tu ne peux pas voir souvent tes amis ou ta famille. Tu disais avoir eu une influence heavy metal sur cet opus… Je suis un grand fan de heavy metal classique. J’attendais vraiment d’être inspiré par des groupes comme Saxon, Accept ou Judas Priest. On se doit d’être ouvert d’esprit. Cela dit, notre musique mélange complètement les influences des scènes américaine et allemande. Peux-tu nous en dire plus sur l’artwork, signé Ed Repka (Death, Megadeth…) ? C’est un artiste talentueux qui travaille avec nous depuis 5 albums, nous lui faisons entièrement confiance. On lui a juste donné le titre de l’album pour le laisser jouer avec toutes ses idées. Nous avions cependant quelques pistes  : c’est la seconde fois que les 4 anges apparaissent sur l’artwork depuis Dead Again (2010). Et si l’on regarde de plus près, on pourra voir d’autres clins d’œil et références aux pochettes des albums précédents. Vous composez plutôt des titres courts, mais d’autres sont plus longs et dépassent les 6 minutes. Il n’y a pas vraiment de procédure, on ne se dit pas  : « Tel titre doit faire 3 minutes et tel autre doit en faire 6 ». La seule chose importante, c’est qu’il ne doit pas être ennuyeux sur sa durée. SUICIDAL ANGELS Years Of Aggression Thrash metal NoiseArt/Universal Cet album voit l’arrivée fraîche d’une petite influence heavy metal… Mais sur fond de thrash bien énervé, rassurez-vous. Les hits du début d’album « Endless War » et « Born of Hate » briseront des nuques comme il se doit, avec un martèlement à la double pédale sur les refrains. Alors si les Grecs n’inventent rien du point de vue musical, on se doit de saluer le travail derrière  : les riffs ont le mérite d’être vraiment mémorables, et les amateurs de soli devraient être comblés. De plus, le chant de Nick Melissourgos a tendance à rappeler celui d’un certain Ron Royce (Coroner). S’ils vont aussi vous faire scander les refrains à la manière de Kreator, les Suicidal Angels innovent avec des morceaux plus longs comme « Bloody Ground » ou en clôturant l’album avec « Sacred Dance With Chaos », son début acoustique et sa progression mid-tempo apocalyptique. Years Of Aggression prouve que Suicidal Angels n’a plus rien à prouver désormais. [Guillaume Dartigues] VEN 11 JEU 17 MAR 12 MER 13 MAR 19 MER 20 JEU 21 MAR 26 DIM 1 ER MER 04 VEN 06 SAM 07 LUN 03 DIM 09 JEU 19 MER 25 O C T O B R E CELKILT + LES 3 FROMAGES NINKASI GERLAND/KAO CRADLE OF FILTH NINKASI GERLAND/KAO N O V E M B R E KADAVAR + MARS RED SKY + HÄLLAS CCO LEPROUS + THE OCEAN + PORT NOIR CCO LES RAMONEURS DE MENHIRS + PIPES AND PINTS + SONS OF O’FLAHERTY CCO SACRED REICH + NIGHT DEMONS NINKASI GERLAND/KAO MASS HYSTERIA + BLACK BOMB A TRANSBORDEUR DIE KRUPPS CCO DÉCEMBRE SONATA ARCTICA + EDGE OF PARADISE + TEMPLE BALLS NINKASI GERLAND/KAO GBH + LES SALES MAJESTÉS + CHARGE 69 CCO LUDWIG VON 88 TRANSBORDEUR ULTRA VOMIT + NO ONE IS INNOCENT + PRINCESSES LEYA RADIANT BELLEVUE F E V R I E R 2 0 2 0 THE DARKNESS NINKASI GERLAND/KAO DRAGONFORCE CCO MARS 2 0 2 0 PENDRAGON CCO ROSE TATTOO NINKASI GERLAND/KAO PROGRAMMATION 2019-2020 ROCK MÉTAL PUNK PROGRAMMATION COMPLÈTE ET BILLETERIE  : WWW.MEDIATONE.NET LICENCES N°2-124355/3-124356 NE PAS JETER SUR LA VOIE PUBLIQUE, MERCI
Des hommes et du son Le 27 septembre, Of Mice And Men fera son retour sur le devant de la scène metalcore avec le détonnant Earthandsky. Sombre et lumineux à la fois, il devrait ravir les plus metalleux de ses fans, comme les curieux. [Entretien avec Valentino Arteaga (batterie) par Jessica Saval - Photo  : DR] Penses-tu que le metal est en passe de devenir mainstream ? Non. Certains groupes ont une certaine notoriété, mais le metal n’a jamais été fait pour être mainstream. Je félicite tous les musiciens qui brandissent bien haut le drapeau du metal, mais ce ne sera jamais grand public… Même si les gens portent nos T-shirts ! Mis à part au Hellfest, il n’a pas souvent l’honneur des plus grandes scènes. Le metal aura toujours sa place dans les clubs, parce que c’est là qu’il a commencé. C’est là que j’ai vu mes groupes préférés pour la première fois, et que je me suis dit que je pouvais faire pareil. C’est un cadre bien plus intime qu’un festival, et c’est primordial pour les métalleux. C’est l’occasion pour eux de se retrouver et de passer un moment inoubliable. Earthandsky est plus heavy que vos albums précédents. Pourquoi ? On s’était frotté à plusieurs genres de rock et de metal avec Defy. On a voulu inscrire cet album plus clairement dans le genre metal et se reconcentrer sur ce qu’on sait faire de mieux. Pour moi, tous nos albums sont heavy, mais c’est le genre d’avis qui varie d’une personne à l’autre. La musique de Of Mice And Men, ça donne envie de bouger, de mosher et de se déchaîner. On voulait créer un exutoire, tout en restant le plus honnête possible. Vous vous êtes néanmoins aventurés sur le terrain de l’électro avec Kayzo. Comment cette collaboration a-t-elle vu le jour ? On a toujours été intrigués par l’EDM et son côté heavy très particulier, surtout sur ses drops. C’est assez similaire au metal, 26 METAL OBS’dans un sens. On gravite dans les mêmes sphères que Kayzo depuis pas mal de temps, et il nous a contacté parce qu’on est quasiment voisins. On n’avait jamais rien fait de tel, et on a abordé cette collaboration avec l’esprit ouvert et l’envie de dire oui à tout. Et ça a donné un super morceau ! Ce dernier album est très dense et plutôt sombre, mais il est également très positif… Avec Of Mice and Men, on a toujours écrit sur ce qu’on connaissait. On a tous vécu des moments difficiles, flirté avec l’obscurité… Mais il y a toujours un moyen de s’en sortir. Nos fans doivent savoir qu’ils ne sont pas les seuls à avoir souffert. Notre musique est faite pour tous ceux qui voudront bien l’écouter, et doit être partagée, en ligne ou en concert. On tient à cet esprit de communauté plus que tout. OF MICE AND MEN Earthandsky Metalcore Rise Ce deuxième album enregistré par Of Mice And Men depuis le départ du chanteur Austin Carlile, Earthandsky, est un exemple d’efficacité. Si Defy avait rassuré quant aux capacités vocales d’Aaron Pauley, ces onze chansons se chargent de transformer l’essai. Alternant belting et chant étonnamment versatile, elles brillent non seulement par des textes affutés mais aussi par des mélodies ravageuses. Raisonnablement plus brutales qu’avant, elles filent à une telle vitesse qu’il est difficile de croire que la majorité d’entre elles font plus de 4 minutes. Intéressante prise de risques, « Gravedancer » est une introduction exemplaire. Quant à « Pieces » et « Deceiver », elles fourmillent de riffs parmi les plus brillants de la carrière du groupe californien. Reste l’absence regrettée de l’excellente « Night Terror », figurant uniquement sur l’album de Kayzo… Personne n’est parfait ! [Jessica Saval] KORN The Nothing Nu metal Roadrunner/Warner Il y a un an de cela, le 17 août 2018, la vie de Jonathan Davis basculait en enfer (décès de Deven Davis, sa femme depuis 2004, mère de leurs deux enfants). Autant dire que le chanteur n’était pas au mieux pour aborder ce treizième album, et cela se ressent. Cela faisait très longtemps qu’un disque de Korn n’avait pas été aussi sombre et torturé... Ecoutez ce déferlement de colère à la fin de « You’ll Never Find Me » ! Même si la rigolade n’a jamais vraiment été au rendez-vous chez Korn, il y a clairement un palier supplémentaire de franchi. Même les intermèdes sont oppressants comme jamais. « The Seduction Of Indulgence », sous ses airs plutôt posées, reste étouffant, Davis ayant toutes les peines du monde à contenir sa rage. Mais si le frontman a de quoi s’exprimer, c’est que les autres membres du gang de Bakersfield ont bien fait leur travail. Les compos sont elles aussi rageuses, et finalement assez typiques des débuts, avec des refrains imparables. Des titres comme « Gravity Of Discomfort » apportent cette touche de nouveauté et de fraicheur qui permet à The Nothing de rester ancré dans son temps et de ne pas être un simple tribute au passé. Ray Luzier se paye même le luxe de faire de petits emprunts de patterns à son prédécesseur, ce qui ne sera pas pour déplaire aux fans les plus avertis. L’album se conclut étrangement avec une piste misant beaucoup sur les ambiances et un Davis totalement au bout du rouleau. Un disque prenant, éprouvant même, qui démontre encore une fois que la musique est un exutoire. [Julien Meurot Photo  : Brian Ziff] 26



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