Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
Les dessous du volcan Mars Red Sky défendant son 4ème album The Task Eternal au Hellfest 2019  : éruption de fuzz et de groove ! C’est sur le sol de l’enfer que nous avons rencontré le trio bordelais pour échanger sur cette sortie prévue pour le 27 septembre. [Entretien avec Julien Pras (chant, guitare), Jimmy Kinast (basse) et Mathieu Gazeau (batterie) par Guillaume Dartigues et Elisa Constantin - Photo  : DR] Comment se passe cette journée promo au Hellfest ? Julien  : Chaud comme en enfer ! Le même thermomètre que les deux fois où on a joué à Clisson, il y a deux et cinq ans. Jimmy  : Et le thermomètre ne risque pas de baisser  : dans deux heures on sera sur la Hell Stage pour notre concert surprise. Un concert « surprise », mais qui a été annoncé en avance… On peut dire surprise car on ne fait pas partie de la programmation et le concert s’est calé tout dernièrement. On était sur le festival pour la journée promo du nouvel album, alors quand le Hellfest nous a proposé de prendre un créneau sur la Hell Stage, on s’est dit que ça pouvait être une façon de voir le public. En parlant du Hellfest, vous avez pu assister à quelques concerts ? Julien  : Pour le moment, on a pu voir Messa, ensuite on pensait aller aux concerts de Acid King et Tool. Jimmy  : Pour cette édition, personnellement je conseillerais d’écouter DDENT qui a joué sous la Valley ce matin (NDLR  : concert donné le dimanche, de 10h30 à 11h00). Votre nouvel album s’intitule The Task Eternal... Julien  : C’est extrait des paroles d’un des morceaux de l’album, qui sont elles-mêmes tirées d’un poème de Walt Whitman. Ça peut synthétiser le travail de composition qu’on fait depuis des années, le soutien qu’on s’apporte mutuellement, la passion qu’on entretient et aussi le fait de s’appliquer toujours plus dans ce qu’on fait. Quel est ton procédé d’écriture, Julien ? Ça part souvent de quelque chose d’assez flou. Je me rends compte qu’il y a souvent des thèmes récurrents dans mes inspirations, comme une sorte d’obsession. Dans cet album, il y a un lexique, des expressions bibliques, martiales ou militaires qui ressortent. Jimmy  : Il y a une volonté de parler de ce qui est oppressant, de tyrannique, mais de façon poétique avec des formules assez brèves. On a envie d’aller faire tout chier, mais on n’est pas un groupe engagé, plutôt un groupe de stoner conscient. Ce besoin de s’exprimer, on le retrouve sur l’artwork avec ce fameux volcan. Et vous n’avez pas tout vu ! Il y a une grosse surprise derrière... Et aussi quelque chose de vraiment nouveau, le titre de l’album écrit sur la pochette. C’est la première fois qu’il a une importance aussi forte. On a vraiment envie de la brandir, tel un slogan. Vous pouvez nous en dire plus sur l’assemblage intriguant que forment les deux morceaux « Recast » et « Reacts » ? « Reacts » est la continuité logique de « Recast ». Ça aurait très bien pu être une grande pièce de 15 minutes, mais on l’a divisée en deux. Mathieu  : Quand on a joué pour la première fois « Recast », à la fin du morceau on s’est dit  : « Merde, c’est déjà la fin ? » Et on a eu envie de le continuer. D’où la naissance de « Reacts ». Qu’avez-vous voulu exprimer à travers le titre « Proving Ground » ? Julien  : Les paroles sont tirées d’un roman de Connelly. L’histoire raconte celle d’un avocat qui appelle The Proving Ground l’endroit où il fait ses plaidoiries. C’est ce qui donne le petit côté anxiogène au morceau, et son côté scandé. D’ailleurs, c’est le morceau qui nous a inspiré le deuxième clip de l’album qui sortira lui aussi en septembre. MARS RED SKY The Task Eternal Stoner psychédélique Purple Sage La plume de Mars Red Sky s’est envolée sur The Task Eternal. Un album tissé de prose et de vers qui, dans sa forme abstraite, nous révèle un fond lourd de sens  : l’envie de se faire entendre. Un cri poétique et atmosphérique prenant sa source dans les abysses d’un stoner propre au trio. Mars Red Sky combine à merveille l’aspect lancinant et groovy du stoner avec des ambiances aérées et planantes, notamment grâce au chant de Julien. Album varié, long, riche, The Task Eternal se bonifie au fil des écoutes. Des morceaux comme « The Proving Grounds » ou « Hollow Kings » vont même jusqu’à flirter avec le sludge. Nous avons senti nos Bordelais fiers d’avoir ajouté une nouvelle pièce maîtresse à leur puzzle discographique, qui ne cesse de s’agrandir et qui n’a pas fini de nous surprendre. [Guillaume Dartigues et Elisa Constantin] VOLBEAT Rewind, Replay, Rebound Heavy rockabilly Republic Plus le temps passe et plus Volbeat divise. Mais le groupe de Michael Poulsen sait ce qu’il fait, le fait avec un certain talent et se moque de ce qu’on pense de lui. C’est bien pour cela qu’après un live devant pas moins de 50 000 personnes, il nous envoie son disque le plus commercial à ce jour. Si la formule reste inchangée en apparence, il est clair que le metal n’est plus au centre du propos  : nous flirtons plus avec un (hard) rock FM teinté de rockabilly qu’avec le mix sulfureux de The Strengh/The Sound/The Songs. Mais 14 ans séparent les deux disques et, comme le combo, l’auditeur a évolué. Si nous faisons abstraction du passé, ce disque se révèle hautement accrocheur, avec ses mélodies chantées à merveille par un Poulsen audacieux et dans son élément. Mais Neil Fallon (chanteur de Clutch), qui galvanise « Die To Live », et Gary Holt (guitariste de Slayer et Exodus), qui éclabousse de sa classe « Cheapside Sloggers », laissent un goût amer aux metalheads qui suivent le groupe depuis ses débuts. Le point d’orgue est « The Everlasting », titre le plus rentre-dedans mais déjà présent sur le live précité et donc dénué de toute surprise. Avec la production du fidèle Jacob Hansen, nous sommes plus proche du muret pop que du mur du son metal. Nous ne pouvons pas cacher notre déception tant notre soif de metal n’est pas étanchée. [Julien Meurot] METAL OBS’21
Passage a la loupe Beaucoup sont encore surpris par l’ascension des Ukrainiens, mais en réalité ils sont dans le « game » depuis 10 ans. Après avoir sué sang et eau à leurs débuts, ce n’est qu’un juste retour des choses. Depuis la sortie de leur opus précédent, le quatuor a clairement passé la seconde, et même la troisième. Pour preuve  : ils reviendront dans notre belle capitale dans une salle aussi grande que celle où ils se sont produits… Sauf que cette fois, les stars, c’est eux, et c’est sold out ! [Entretien avec Eugene Abdiukhanov (basse) par Julien Meurot - Photo  : DR] Depuis Dmitriy Oksen, tu as clairement pu prendre plus de place, ce qui est une bonne chose pour Jinjer… On peut dire les choses comme ça, même si au départ ce n’était pas gagné. Beaucoup d’espace s’est libéré, et il a bien fallu le combler. Je m’amuse beaucoup avec cette configuration. Elle est même assez atypique pour un groupe de votre genre. Le plus souvent, la basse est le parent pauvre des instruments. Periphery s’en passe même sur scène. C’est regrettable, mais je ne les critique pas car si ils s’y retrouvent, c’est le plus important. Quel est le lien qui unit votre EP Micro et votre nouvel album Macro ? Ils ne sont pas liés par les paroles, si c’est ce que tu veux savoir. Le lien vient plus plutôt de la dynamique d’écriture. Lorsque que nous avons fini Micro, nous avions encore des idées non exploitées. Du coup, quand le moment est venu d’écrire l’album, nous nous sommes immédiatement retrouvés dans cette dynamique positive. 22 METAL OBS’Le temps imparti pour l’écriture et l’enregistrement a été relativement court  : 4 mois. N’avez-vous pas été sous pression ? La dynamique positive dont je t’ai parlé a très rapidement fait disparaître les doutes que nous aurions pu avoir. D’autant que vous tournez sans cesse. N’étiez-vous pas fatigués ? Nous avons une bonne hygiène de vie, et nous étions tellement dans l’excitation que tout s’est vraiment bien passé. L’album n’est pas encore sorti que vous êtes déjà en tournée… Mais cette fois, en tête d’affiche, que ce soit aux USA ou chez nous. Nous avions déjà donné quelques concerts en tête d’affiche aux USA, mais rien de comparable à ce que nous allons vivre. Au Canada, nous allons jouer dans une salle de presque 2 000 personnes, et c’est plein. De même, en Europe, nous allons parfois jouer dans des salles équivalentes à celles où nous nous étions produits avec Arch Enemy, ce qui est complètement fou. J’imagine donc que vous allez tourner jusqu’au plus soif, l’année prochaine. C’est le plan. Je ne peux pas encore tout dévoiler, mais nous rêvons de l’Australie. Il y a une très forte demande. Quand tu as grandi en Ukraine dans les années 90, l’Australie te semble bien loin (rires). En parlant des années 90, vous allez sortir l’album en format K7… Il y a un côté assez nostalgique dans ce format. J’ai une collection très cool de K7, et c’est vrai que beaucoup de groupes le font, alors pourquoi pas nous ? JINJER Macro Metalcore, mais pas que Napalm/Season Of Mist Album de l’année ? Dans le top cinq, assurément. Car si son prédécesseur avait déjà très largement marqué les esprits, Macro enfonce le clou de la plus belle des manières. Versatile, puissant, impressionnant techniquement, rien ne manque. Bien entendu, les yeux et les oreilles sont rivés sur Tatiana Shmailyuk, la frontwoman la plus en vogue du moment. Il faut dire que ses incroyables capacités à aller du chant extrême le plus grave au chant pop limite sucré sont aussi bluffantes sur album qu’en live. Les gars ne sont pas en reste et envoient des rondins par paquets de cent. La production est de grande qualité, avec une batterie qui sonne très old school, une basse tranchante et une guitare heavy à souhait. Gorgé d’hymnes et zéro titre de remplissage  : Macro lance Jinjer dans la cour des grands. [Julien Meurot] Pour en revenir à Macro, la pochette montre une cellule vue au microscope, de façon stylisée… Absolument. Un ami biologiste m’a dit qu’il avait des tonnes de photos de cellules et qu’il aurait pu nous en donner gratuitement (rires), mais nous avons opté pour cette vision.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :