Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Profonde douleur Killswitch Engage fête ses 20 ans et sort Atonement, un album qui a été l’un des plus difficiles à réaliser. [Entretien avec Adam D. (chant, guitare) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Revenons sur un moment fort de votre carrière  : la tournée avec Iron Maiden en 2018. C’était vraiment de la folie, un moment magique dans une carrière de musicien. Ces mecs sont d’une gentillesse incroyable, et super humbles. Nous étions très surpris car ils nous connaissaient tous par nos prénoms (rires). Ils venaient dans notre loge, et on discutait pendant des heures. Les concerts, forcément, ont été incroyables et complets tous les soirs, ce qui nous faisait un peu bizarre. Du coup votre précédent album, Incarnate, a eu un beau coup de boost… C’est une évidence, même si ce n’était pas calculé. On a vraiment apprécié cette tournée avec Iron Maiden, et les autres qu’on a faites par la suite. Et puis j’ai eu pas mal de boulot en tant que producteur, et avec le projet Serpentine Dominion, même si nous ne faisions pas de concert. Puis le moment est venu pour nous de nous recentrer sur l’écriture d’Atonement… … Une écriture difficile, avec Jesse Leach qui a dû se faire opérer, avant sa dépression. Il y a eu une petite période où ce n’était vraiment pas joyeux, mais il a fait du mieux qu’il pouvait pour rester positif. Il a beaucoup observé pendant qu’il devait rester silencieux, et s’est rendu compte du don merveilleux qu’on a de pouvoir se parler les uns aux autres, et de pouvoir chanter. Les problèmes que nous rencontrons dans le monde sont-ils votre source principale d’inspiration ? D’une certaine façon, oui. Mais nous ne sommes jamais directs, car nous ne savons pas grand-chose de la politique. Pendant le processus d’écriture, nous avons suivi les infos et Jesse a écrit sur des sujets qu’il avait l’impression de comprendre. L’un des mots clés de l’album, c’est « liberté ». L’album est très agressif, parfois même thrashy. Qu’est-ce qui vous a poussés dans cette direction ? Nous discutons très rarement de la direction de notre musique. Quelqu’un écrit quelque chose, nous contribuons tous aux démos, et voyons ce que ça donne. Mais cette fois, j’avais une vision très spécifique. Au niveau son, la diversité de l’album met en avant les côtés émotionnels, énervés et thrash dans lesquels on n’est pas mauvais. KILLSWITCH ENGAGE Atonement Metalcore Metal Blade/Sony Music Vingt ans déjà d’une carrière chaotique pour les pionniers du metalcore Killswitch Engage ! Après le succès qu’a connu l’album Alive Or Just Breathing (2002), le père Jesse Leach s’en est allé à cause de problèmes mentaux. Idem en 2010 pour son remplaçant sur 3 albums, Howard Jones. Le sauveur, en 2013, sera … Jesse Leach, pour balancer du lourd avec DisarmThe Discent puis Incarnate. Après une tournée avec Iron Maiden en 2018 et de nouveaux problèmes de santé pour Leach, Atonement arrive enfin avec, aux commandes, toujours ce bon vieux Adam D. Entre riffs percutants et mélodies chiadées, on a du mal à distinguer le vrai Killswitch. On retiendra le duo avec Howard Jones sur « The Signal Fire », le thrash de Chuck Billy (Testament) sur « The Crownless King », et le classique « Unleashed ». Un album ni bon, ni mauvais. [Loïc Cormery] « The Infernal Pathway » est l’onde sonore qui invoquera et déchainera la créature des abysses. Digipak, Digibox, Gatefold LP (disponible en plusieurs couleurs), Cassette Digipak, Digibox, Gatefold LP (disponible en plusieurs couleurs), Cassette www.s e a s on - o f - m i st.com/@seasonofmistofficial'Cosmicism'captive l'auditeur et l'attire dans les abysses grâce à des thèmes lovecraftiens en diable, des mélodies complexes, belles et tourmentées, inévitablement touchées par la folie. Digipak, Digibox, Gatefold LP (disponible en plusieurs couleurs) 2019 promets d’être aussi tragique que le clame la musique de Foscor avec « Els Sepulcres Blancs » Digipak, Digibox, Gatefold LP (disponible en plusieurs couleurs)/Seasonofmistofficial/SeasonOfMistLabel @SeasonofMist
Ex-dernier de la classe En quatre albums - Without A Trace (2013), Dead Man’s Voice (2016), One More For The Road (2017) et Nothing But Wild (2019) - The New Roses a élargi la palette de couleurs de son hard rock bluesy. Et enchaîné une impressionnante série de premières parties de prestige, dont Scorpions sur terre cet été, et Kiss sur mer cet automne. [Entretien avec Timmy Rough (chant, guitare) par Jean-Christophe Baugé - Photo  : J.C. Baugé’s DeadlyPix] Sur le nouveau single « Down By The River », clippé près de chez vous, tu chantes  : « School was nothing but some old man’s books, so I didn’t waste time on this ». Quel genre d’élève étais-tu à l’école ? Un cancre de la pire espèce (rires). J’ai dû trouver ma propre voie avant d’apprendre de manière constructive. Et maintenant, j’adore ça. Rien que pour maintenir le groupe à flot, il a fallu que je me forme à la logistique, le montage vidéo, l’enregistrement, le marketing… En fait, je ne peux pas progresser sans objectif. Qu’est-ce qui t’inspire le plus pour tes textes ? L’amour (« The Only Thing ») , la nostalgie (« Down By The River ») ou la biture (« Heartache ») ? Les trois sont souvent liés. Ce sont donc des ingrédients essentiels de notre musique, qui ne fait cependant pas l’impasse sur les party songs (rires). Qu’as-tu ressenti lorsque ton titre « Without A Trace » a été inclus dans le B.O. allemande de Sons Of Anarchy ? Une grande fierté. Les chances qu’une grande série US retienne la chanson d’un groupe allemand inconnu au bataillon étaient quasi-nulles. Ça a boosté notre carrière d’entrée de jeu. Que retiens-tu des shows qu’a donnés le groupe en 2017 à Camp Marmal, Afghanistan, pour les troupes en opération ? Quelle expérience ! Le climat, le danger, les paysages… On s’est crus sur une autre planète. Les gens ont été extrêmement reconnaissants. C’est comme si notre musique prenait enfin tout son sens. En plus, on a voyagé dans des véhicules hyper-cools et on s’est bien marrés. Quelle est ta définition du rock n’roll ? Des guitares fortes, des supercars, et des bombes en hot pants ? Ça se résume parfois à ça, oui (rires). Mais c’est aussi une philosophie, une manière d’utiliser les cartes que la vie t’a données en main. Etre rock n’roll, c’est assumer ses propres choix, sans copier les autres pour rentrer dans le moule. THE NEW ROSES Nothing But Wild Hard rock Napalm/Season Of Mist 18 METAL OBS’Les quatre Allemands (Wiesbaden) de The New Roses, soit Timmy Rough (chant, guitare), Norman Bites (guitare), Hardy (basse) et Urban Berz (batterie), font du rock pour quadras en mal de fureur de vivre. Aussi, les textes de Nothing But Wild, régressifs et libérateurs, volent-ils très rarement au-dessus de la ceinture  : du loup de Tex Avery qui bave sur les bombasses (« Nothing But Wild ») à la peine de cœur noyée dans la binouze (« Heartache ») , en passant par la nostalgie de l’école buissonnière (« Down By The River »). Avec, sans divulgâcher, la référence au sacro-saint libre arbitre du rockeur hors-la-loi (« Glory Road ») , qui a valu au groupe de figurer sur la B.O. de Sons Of Anarchy en affolant son baromètre de popularité. Exceptions d’un traitement musical « business as usual », le solo de guitare de « Can’t Stop Rock N’Roll » est boosté par un changement de tonalité fort à propos - gimmick que The New Roses ne sort qu’une fois de sa manche pour ménager son effet - et le groove ternaire de « Give & Take » s’accommode d’un riff particulièrement bien troussé. Ce qui, statistiquement, nous laisse deux titres chassespleen imparables sur treize... et un parfum de « pas assez ». [Jean-Christophe Baugé] MENNECY 13 & 14 SEPTEMBRE vendredi 2019 METALFEST SIDILARSEN THE BUTCHER'S RODEO ADX KOB LONEWOLF CORP. samedi GOROD SMASH IT COMBO ARCANIA DATURHA BLACK HORIZON CHABTAN LYNN PARC DE VILLEROY MENNECY 91540 PASS 1 JOUR  : 20 € * PASS 2 JOURS  : 35 € ** (+ FRAIS DE LOC)



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