Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Brutalite obscene Tous les groupes le reconnaissent  : avoir un line-up stable est une chose rare. Devourment revient sur le devant de la scène en pleine forme avec… un lineup complètement reconfiguré ! Et un nouvel album d’une grande brutalité. [Entretien avec Ruben Rosas (chant), Chris Andrews (guitare) et Brad Fincher (batterie) par Guillaume Dartigues - Photo  : Paul Moseley] Devourment a un tout nouveau line-up… Brad  : Chris est le seul membre, bassiste, à être resté dans Devourment. Il m’a demandé si j’étais intéressé pour le rejoindre et si mon collègue Dave, de Meshiha également, voulait jouer avec nous. Ruben  : Chris m’a contacté car il essayait de planifier des concerts. Concernant la batterie, on s’est dit ensemble qu’il fallait qu’on parle de tout ça à Brad. Chris  : Après quoi, je suis revenu à la guitare pour simplifier les choses. Après 6 ans sans nouveau titre de Devourment, vous voilà de retour avec un album plus long (de 10 minutes) qu’à l’accoutumée. A quoi est due cette inspiration ? C’est un peu comme si tu ne t’étais pas branlé depuis un moment (rires) ! Brad  : On a juste passé beaucoup de temps à travailler dessus, on a été perfectionnistes pour sortir quelque chose de qualité. Il y a 4 ans de ça, nous avions déjà quelques morceaux. Ensuite, on n’a pas arrêté de composer... Quel est votre processus d’écriture ? Chris  : Pour certains titres, j’enregistrais une démo. Mais pour la plupart, Brad et moi nous nous contentions de jouer en répète  : c’est là que les structures des morceaux se présentaient, les blasts notamment. Brad  : Pour moi, tout continue de sonner lourd. Pas seulement la caisse claire, le kit en général, les guitares 8 cordes qui sont accordées plus graves, toujours dans le but de faire un son brut et crasseux plutôt qu’une superproduction propre, qui n’est pas forcément ce que j’écoute. 12 METAL OBS’DEVOURMENT Obscene Majesty Brutal death metal Relapse/Modulor Allons droit au but  : cet album d’une grande violence maltraite les tympans de l’auditeur pendant plus de 45 minutes sans aucun temps mort. Beaucoup de changements côté line-up  : le retour de Brad (cogneur sur le premier album culte Molesting The Decapitated) est un atout de choix pour les fans de la scène death/brutal death new-yorkaise. La différence marquante avec les albums comme Conceived In Sewage se situe non pas au niveau de la composition mais de la production  : ici, chaque instrument sonne plus lourd. Obscene Majesty marque un nouveau pas vers davantage de brutalité. On peut mentionner l’alternance entre les parties death et les parties slam qui comprennent quelques breakdowns bien énervés  : écoutez « Cognitive Sedation Butchery » ou « Sculpted In Tyranny ». Certains pourront regretter que le chant et les guitares manquent un peu de variation. Mais nul doute que cet album va ravir les fans de Disgorge, Skinless ou encore Suffocation. Devourment est de retour, revigoré comme jamais. [Guillaume Dartigues] Good morning, Arizona ! La patience est une vertu  : il aura fallu attendre 23 ans pour écouter Awakening, le cinquième album studio de Sacred Reich, groupe phare de la scène thrash US et auteur du célèbre EP Surf Nicaragua (1987). Nous avons donc passé un coup de fil à son leader Phil Rind à Phoenix (Arizona) pour nous parler de ce disque tant espéré et du retour de Dave McClain (ex-Machine Head) à la batterie. [Entretien avec Phil Rind (chant, basse) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Comment te sens-tu, à la veille de la sortie de votre nouvel album, 23 ans après Heal ? Je suis très excité, c’est vrai que ça fait un bail depuis Heal… Qu’a fait le groupe depuis 2006, date de sa reformation officielle en live ? On a recommencé à rejouer ensemble live en 2007. On a fait des dates par-ci, par-là, on a participé à des festivals comme le Wacken en 2007 (NDLR  : concert filmé) et le Hellfest en 2009, 2012 et 2016. On prenait du plaisir à rejouer ainsi devant les gens un peu partout dans le monde, mais nous vivotions d’une certaine manière… Maintenant, on est de retour avec un groupe à plein temps et enfin du nouveau matériel. On est ravis. Les paroles parlent de notre réveil, ironiquement, mais surtout on veut que le public prenne conscience de ce qui se passe autour de lui, dans la société. Comment avez-vous vécu durant tout ce temps ? Vous aviez un autre travail, Wiley Arnett (guitare) et toi ? Oui, bien sûr. J’ai bossé et fais tout un tas de trucs car il faut bien subvenir au besoin de sa famille. Est-ce le départ de Greg Hall à la batterie en 2018 et le retour de Dave McClain qui ont accéléré les choses au sein du groupe ? L’an dernier, quand Greg Hall est parti, on s’est dit  : « Qu’est-ce qu’on va devenir ? ». Et le premier à qui on a pensé fut naturellement Dave, qui jouait sur notre dernier album Heal sorti en 1996. On lui a reparlé, il était d’accord mais achevait alors une tournée de près d’un an et demie avec Machine Head. Robb Flynna entre-temps relancé l’ancien line-up et aussi Vio-lence. Alors ça nous a sacrément arrangés. SACRED REICH Awakening Speed/thrash metal Metal Blade/Sony Avec Sacred Reich, il ne faut pas être pressé pour avoir un nouvel album studio. Le groupe américain a écumé les scènes des festivals internationaux ces dernières années, mais cela fait 23 ans qu’on attendait le successeur de Heal (1996). Simple coïncidence ou bon timing, on retrouve sur Awakening le même dernier batteur studio, à savoir Monsieur Dave McClain qui a quitté Machine Head en 2018 après justement 23 ans de bons et loyaux services auprès de Robb Flynn. Toujours direct, engagé (« Manifest Reality », « Revolution ») , groovy (la chanson-titre « Awakening ») , le style de Sacred Reich n’a pas pris une ride. Plus commune et accessible qu’un Slayer (tous deux révélés par Metal Blade dans les années 80), la formule thrash de Phil Rind et Wiley Arnett demeure inchangée et fait plaisir à retrouver en 2019, même si on aurait aimé davantage de nouveaux morceaux (seulement huit !). A voir en live sans faute cette année avec l’ex-Machine Head derrière les fûts. [Seigneur Fred]



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