Metal Obs' Mag n°88 jun/jui/aoû 2019
Metal Obs' Mag n°88 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 38,6 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans la famille !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Reconnexion Après 3 albums de metal moderne de grande classe, le frontman de Heart Of A Coward Jamie Graham s’en est allé. Welcome Kaan Tasan, sur le nouvel album The Disconnect. [Entretien avec Kaan Tasan (chant) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Comment te sens-tu, à l’approche de la sortie de ton 1er album avec Heart Of A Coward ? Je suis anxieux, bien sûr, mais ça devrait le faire. J’ai eu un coup de pression l’année dernière quand nous avons sorti le titre « Collapse », mais les critiques ont plutôt été satisfaisantes. Ce qui m’amène à dire que je dois être l’homme de la situation pour le groupe (rires). The Disconnect résulte d’un long travail, et je me suis appliqué. Est-ce que « Collapse » vous a aidés pour ce travail ? Carrément ! Ce morceau nous a boostés. Un quart de l’album seulement était prêt, et les morceaux suivants sont devenu une évidence, notre vision du groupe a changé d’un coup. « Collapse » est l’un de mes morceaux préférés de l’album, avec « Drown In Ruin ». Je trouve la vibe super intéressante, et les riffs sont excellents. « Return To Dust » va en surprendre plus d’un également. Le côté mélodique est désormais moins présent… Je vois ce que tu veux dire, et c’est normal. Un palier a été franchi. Il y a toujours notre patte, de grosse rythmique groovy bien pesantes, et ma voix s’est adaptée aux ambiances des morceaux. Parfois c’est mélodique, parfois non. Tout le monde y trouvera son compte, c’est certain. L’artwork a un côté mystique. Cette encre qui coule sur le logo peut faire penser que le passé est bel et bien enterré. Il y a de ça, oui ! Les gars ont dû pratiquement tout reconstruire suite au départ de Jamie, ils ne voulaient pas abandonner. Moi pour ma part, je respecte son travail, c’est un grand chanteur. Je ne pense pas le copier, de toute façon nous n’avons pas la même tessiture. Pour la pochette, c’est plutôt le yin et le yang, le bon et le mauvais côté. Ce n’est pas un concept-album, mais il y a un fil conducteur. On retrouve du beau monde à la production  : Justin Hill (Sikth) et Will Putney (Misery Index, Thy Art Is Murder). Ouais, c’est vraiment la paire parfaite ! Le son est massif et lourd. Justin connaît le groupe depuis le début et c’est un très bon pote de Carlet Steve(NDLR  : guitares). Il était naturel de faire appel à lui. Quand à Will, c’est un putain de killer en termes de son, il faudrait être fou pour refuser ses services. Vous allez entamer une tournée avec Any Given Day courant avril, puis au mois de Juin… Nous sommes heureux de partager l’affiche avec eux, ils ont sorti un super disque. Je pense que l’aventure va être fun ! OUT APRIL 26 th OUT APRIL 5 th OUT NOW ! OUT NOW !
PRÉSENTENT LA SÉLECTION MENSUELLE « Relapse s'agrandit avec l'arrivée de VICTIMS et son crust-punk dévastateur mélangeant grindcore et sludge » "L'ambient-rock atmosphérique de Bjørn Riis (Airbag) est une véritable bouffée d'air frais » « Le premier album live après presque 20 ans de carrière hard'n'heavy ! » « Chaque titre vous donnera envie de taper du pied et de hurler ses courts refrains. » « Un disque plein de passion et de savoir-faire. » « Royal Tusk suit sa route en perfectionnant son rock énergique avec un deuxième album explosif ! « metalobs.com gibertjoseph.com AFTER THE BURIAL EVERGREEN Djentcore progressif Sumerian Parti à ses débuts d’un metalcore technique mais commun, le quintet de Twin Cities, Minnesota, a connu quelques revirements d’effectif suite au décès en 2015 de son guitariste Justin Lowe. L’album Did Deep (2016) avait marqué un retour en force après cette tragédie. Avec Evergreen, After The Burial est encore un phénix qui renaît de ses cendres. Le groupe maîtrise sa partition  : ses polyrythmies pachydermiques sont tout bonnement diaboliques. « Behold The Crown », avec ses riffs décousus et ses sifflantes malsaines, donne le ton de l’album. Puis vient « Exit, Exist », énergique par le jeu de batterie de Dan Carle, groovy, fluide, et impressionnant. Les questions/réponses entre la guitare de Trent Hafdhal et de Dan sont le fil rouge de l’album. Et que dire des saccades à chaque morceau, plus efficaces et recherchées les unes que les autres. « In Flux » démonte tout sur son passage, et « Quicksand » vous tranchera la carotide. L’accordage bien bas (guitares 7, 8 et 9 cordes) vous mettra bien mal également sur les barrés « The Great Repeat » et l’énorme « To Challenge Existence ». La production reste monstrueuse, comme à chaque fois. Un sansfaute, ni plus ni moins. [Loïc Cormery] I PREVAIL TRAUMA Metalcore/Pop Fearless Il y a des groupes, comme ça, qui font le buzz au bout de quelques albums  : c’est le cas des jeunes du Michigan I Prevail. Proposant un metalcore classique, le groupe tire son épingle du jeu grâce au tandem de vocalistes Brian Burkheiser (voix clean) et Eric Vanlerberghe (screams). L’un chante des mélodies qui rentrent bien dans le crâne, l’autre se déchaîne pour marquer les esprits. Le premier album, Lifelines (2016), est un condensé de tubes metalcore avec un côté pop/punk rappelant par moments A Day To Remember. Les retours sont plus que positifs, et le groupe obtient quelques récompenses. Mais en 2017, Brian Burkheiser est victime d’une blessure aux cordes vocales qui laisse présager d’une fin prématurée de sa carrière. Pour Trauma, les Américains ont cédé aux sirènes du rock mélodique teinté d’électro et de rap. Quelques bombes retentissent encore, comme « Bow Down » ou l’excellent « Paranoid » et son refrain entêtant. On pense par moment à du Bring Me The Horizon pour le côté pop mélodique… I Prevail évolue comme il l’entend. Amateurs de metalcore aux refrains pop ultra-mélodiques, cet album est pour vous. Pour les autres, amen. [Loïc Cormery] OSIAH KINGDOM OF LIES Deathcore Unique Leader Après un Terro Firma frôlant la perfection, Osiah a décidé d’assumer totalement ses influences et nous offre pendant 39 minutes un ensemble hybride contenant de façon quasi-égale deathcore, djent, black et death metal. Un choix risqué qui avait des chances de produire un résultat indigeste. Finalement, Kingdom Of Lies atomise tout sur son passage. Le rouleau compresseur se met en marche d’entrée de jeu, ne laissant derrière lui que des ruines. Roy au chant profite à fond de sa polyvalence, du growl bien guttural au scream aigu, pour s’adapter à toutes les situations. On passe aussi de très bons moments lorsque le groupe adoucit le propos, avec un bon feeling sur des breaks plus intenses les uns que les autres. Il n’y a pas de chanson en dessous du lot, le groupe trouvant le juste équilibre entre blast et breakdown. [Loïc Cormery] RAMMSTEIN RAMMSTEIN Metal/electro germanophone Mercury/Universal 29 mars 2019  : après 10 ans d’absence discographique, Rammstein officialise son grand retour avec le clip de « Deutschland » qui revisite les dérives de l’Allemagne depuis ses origines. Le guitariste Richard Z. Kruspe, en maton nazi de Konzentrationlager, y ordonne la pendaison de ses compagnons d’infortune. Le traitement frivole de la Shoah bénéficie… d’une photographie superbe. La provocation sur le second single, « Radio », sera ponctuelle et sexuelle. Pour apprécier l’entité Rammstein, il faut désormais convenir que le son est indissociable de l’image. Sous peine d’exécrer les compositions faibles - majoritaires ici - qui en sont dépourvues. Toutefois, les textes de Till Lindemann, monocentrés (« besser liederlich als wieder nicht »  : mieux vaut la débauche que l’abstinence, sur le groovy « Sex ») , conservent de leur acidité. Sur « Puppe », en particulier, le chanteur sort de sa zone de confort… On imagine aisément l’acteur décapiter sa poupée lorsque sa prostituée de sœur se fait violenter dans la pièce d’à côté. Que l’album le plus faible de groupe soit n°1 au top albums français la semaine de sa sortie n’est qu’un effet de report de voix  : il s’agit de célébrer le dernier groupe rock de sa génération à remplir des salles XXL (Paris La Défense Arena sold-out en juin) comme les jeunes fans n’ont pu le faire dès 1995. [Jean-Christophe Baugé]



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