Metal Obs' Mag n°88 jun/jui/aoû 2019
Metal Obs' Mag n°88 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 38,6 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans la famille !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 44 - 45  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
44 45
La der des ders Après avoir tiré sa révérence l’année dernière, Aqme sort Requiem et prévoit quelques concerts pour clore 20 ans de carrière. [Entretien avec Vincent Peignard-Mancini (chant) et Etienne Sarthou (batterie) par François Capdeville - Photo  : DR] Messieurs, est-ce vraiment la fin ? Etienne  : Oui, l’annonce de notre séparation l’année dernière a été mûrement réfléchie. Ça peut paraitre irréel puisque nous continuons à donner des interviews, à faire des concerts, et parce qu’un an se sera écoulé entre l’annonce et le dernier concert. Après, rien n’est gravé dans le marbre  : peut-être que dans dix ans nous te dirons que nous avons envie de nous reformer. Vincent  : Aqme, c’est un cycle de 20 ans avec ses joies et ses tumultes. C’était nécessaire d’arrêter pour prendre du recul. Nous sommes géographiquement éloignés les uns des autres, ça devenait difficile de continuer. Et ça nous semble encore plus difficile parce qu’on est dans une vague porteuse, peutêtre liée au fait de cette dernière ligne droite dans notre histoire. Aqme nous manquera, et peut-être que le manque sera si un jour insupportable que nous nous reformerons. Mais pour l’instant, c’est définitif. Etienne  : On ne fait pas de plan, on ne s’inscrit pas dans cette tendance de certains groupes qui laissent planer le doute sur un split pour créer une certaine attente auprès de leur public. On ne va pas se la jouer à la Nine Inch Nails. L’envie de continuer n’est pas la même pour tous les membres du groupe. Il vaut mieux arrêter avec un bon album et de jolis concerts que de laisser péricliter Aqme. Est-ce que c’est la séparation qui vous a rendus si productifs ? Vincent  : Il s’agit seulement de 9 titres. Nous avions quelques morceaux en poche. On a d’abord pensé à offrir à nos fans un dernier EP. Mais après réflexion, on s’est dit que ça faisait « petit cadeau ». Alors, pourquoi pas un nouvel album ? Etienne  : Nous avons écrit 4 ou 5 titres supplémentaires avec des approches musicales variées. Certains flirtent avec le black metal, d’autres avec l’indie. Nous avions peu de temps pour pondre cet album, et l’urgence nous a incités à donner le meilleur de nous-mêmes. La dernière chanson, « Sans oublier », n’a été répétée qu’une seule fois avant l’enregistrement. Quel regard portez-vous sur vos 20 ans de carrière, sur le plan humain et artistique ? J’ai l’impression que nous avons marqué la génération des 25- 35 ans qui écoutent aujourd’hui du rock et du metal. A chacun de nos concerts, que ce soit dans un milieu black metal ou plus indie, on a des gens qui viennent nous voir pour nous dire  : « Vous êtes le premier groupe de rock (ou metal, c’est selon) que j’ai écouté ». Je revois encore ce mec avec ses patchs Marduk qui nous racontait qu’Aqme lui avait donné envie de faire de la musique. Même si le lien entre Aqme et Marduk est loin d’être évident, je trouve génial d’avoir ouvert une porte à ce mec… Comme à toute une génération qui continue à nous suivre et à respecter notre travail. Comment envisagez-vous l’après-Aqme ? Vincent et moi, nous partageons Aqme avec d’autres groupes depuis longtemps. Je me consacrerai davantage à Freitot, Karass et Deliverance. Mais que les choses soient claires, nous n’arrêtons pas Aqme parce que nous voulons nous consacrer à d’autres projets, mais parce que nous devons passer des étapes dans nos vies et que parfois il faut savoir dire stop. Vincent  : Je vais me focaliser sur Butcher’s Rodeo. AQME Requiem Rock/metal indépendant At(h)ome Dernier album d’Aqme (court, 9 titres) pour clore 20 ans de carrière, Requiem est une petite pépite brute à la croisée de plusieurs genres musicaux  : rock indé, metal, voire même black metal (écoutez « Un autre signe »). On y retrouve l’âme mélancolique d’Aqme, une certaine noirceur (« Illusion ») et un appel enivrant (« Requiem ») qui nous élève. Requiem est un peu comme une dernière partie de sexe avec un partenaire qu’on a aimé et qu’on ne reverra plus. A savourer, donc. [François Capdeville] ZE GRAN ZEFT Gorilla Death Club Crunk rock alternatif Rock Attack Manque d’énergie ? Sensation de fatigue extrême ? Flemme permanente ? Le remède miracle est enfin là  : il s’appelle Ze Gran Zeft (ZGZ, pour les intimes) ! Derrière ce nom zarbi, trois Toulonnais très survoltés. Impossible de rester en place avec Gorilla Death Club, leur nouvel album sauvagement crunk… Un style encore peu connu dans l’hexagone mais qui fait sensation en Allemagne. Soit un mélange de punk déjanté et de rock moderne aux sonorités électro. Premier morceau et premier coup de pied aux fesses  : « Gorilla ». S’il est certes un morceau qui nous pousse à nous abandonner à des gestes primitifs et totalement WTF, il est aussi une dénonciation du destin injuste du gorille Harambe. Il donne ainsi la ligne directive de tout l’album  : welcome to the crazy jungle ! [Elisa Constantin] METAL OBS’45
Till death dous part Avec son cinquième album Zenith, concentré de pure énergie, le groupe suédois débarque en grande pompe après quatre longues années d’absence. [Entretien avec Olof Wikstrand (chant, guitare) par Aurélie Piquet - Photo  : DR] Comment te sens-tu à l’approche de la sortie de l’album ? Anxieux ? Impatient ? Les deux. On y a investi beaucoup de temps, mais j’ai arrêté de trop m’inquiéter avec l’âge. Au début, je ne comprenais pas pourquoi nos albums n’étaient pas plus largement diffusés. Je pensais  : « Mais, pourtant ce qu’on fait est super » ! Maintenant je me dis  : « Si ça plaît, tant mieux, sinon, tant pis ». Zenith représente un tournant majeur pour le groupe… C’est tout ou rien, clairement. J’espère toucher un public plus large cette fois, tout en conservant nos fans de la première heure. Il y a de quoi satisfaire tout le monde. Nous avons pris notre temps pour composer, d’habitude nous sortons nos albums plus rapidement. Où trouves-tu inspiration ? Gères-tu tout de A à Z, ou bien tes comparses apportent-ils leur contribution ? Principalement dans des livres, car je lis beaucoup. Et ça reste un travail d’équipe, bien sûr, même si j’occupe une place importante puisque j’écris les paroles. Si tu devais choisir un seul réseau social, ce serait lequel ? Je n’aime vraiment pas les réseaux sociaux, je crois même que je vais me retirer de toutes ces plateformes. Ceci dit, Instagram est devenu un moyen relativement fiable - plus que Facebook en tout cas - pour promouvoir le groupe. 46 METAL OBS’ENFORCER Zenith Heavy/speed Nuclear Blast/ADA Quatre ans, ça peut sembler très long, assez long pour se faire oublier. Fort heureusement, le groupe n’a tiré que du positif de cette pause prolongée pour produire le projet le plus ambitieux de sa carrière. Rien que ça. Rappelons qu’Enforcer, ça joue vite et fort. Mais sur le single « Die For The Devil », catchy au possible avec de lointaines sonorités glam, l’agressivité est mise au placard. Le choc, mais dans le bon sens ! « Zenith Of the Black Sun », titre éponyme, résume l’album dans les grandes lignes  : mélodique, puissant et résolument heavy. Seconde grosse surprise de l’album  : la ballade « Regrets », avec piano en supplément… De l’inédit dans la carrière du groupe. « One Thousand Years Of Darkness » propose quant à lui une multitude d’éléments orchestraux  : encore une facette inexplorée jusque-là par les Suédois. Nous sommes donc face à un album d’une grande diversité, qui tente de nouvelles approches en conservant les codes du heavy/speed. Chapeau Bas ! [Aurélie Piquet]



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :