Metal Obs' Mag n°88 jun/jui/aoû 2019
Metal Obs' Mag n°88 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 38,6 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans la famille !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Report Punk in Drublic 8 mai 2019 - AngoulEme Si il y a bien un endroit où il fallait être le mercredi 8 mai, c’est sur le site de la Nef à Angoulême pour le festival initié par Fat Mike de NOFX, « Punk in Drublic ». Pour l’occasion, il n’était pas question de se cloisonner à l’intérieur… Non, la Nef avait vu les choses en grand et avait ainsi choisie d’investir la pelouse autour du complexe. Si la météo, qui ne devait être du côté des festivaliers, s’est finalement montrée plutôt clémente, l’ambiance était au beau fixe. En effet, le public était au rendez-vous et la bonne humeur, le leit motiv de tous. L’après-midi est donc montée crescendo… au rythme des concerts et des groupes. Mais il est, sans nul doute possible, que le public s’était principalement réuni pour les deux têtes d’affiches  : Bad Religion et NOFX. Les deux groupes ont, il faut le dire, délivrés des sets impeccables qui ont ramenés le public quelques décennies plus tôt. REGULIER Oak, chaînon manquant entre Porcupine Tree, Steven Wilson et Opeth, est un trio art rock norvégien qui va tenter de se faire connaître chez nous avec le bijou False Memory Archive. [Entretien avec Simen Johannessen (chant, claviers) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Lighthouse, votre précédent album, a un connu un beau succès d’estime. Les retours très positifs sur Lighthouse m’ont surpris. Nous avons fait pas mal de dates, et les gens nous ont accueillis avec une gentillesse incroyable. Cela bouleverse notre quotidien, maintenant. False Memory Archive est un album qui se situe entre Porcupine Tree, Opeth et Katatonia, mais avec votre propre identité. Es-tu d’accord ? Tu as bien résumé notre goût pour ces artistes. Je n’aurais pas forcément cité Katatonia, mais je pense que c’est ma voix qui t’y a fait penser. J’ajouterais la musique Bad Religion a ainsi ouvert son set sur un de leurs titres issu de leur dernier album classique, qui est très importante pour moi  : Chopin, Bach et Dvorak. Les musiques « Chaos from Within », pour ensuite enchaîner avec des titres plus fédérateurs de films du grand Hans Zimmer également. Nous essayons de créer un univers bien comme « I want to conquer the World ». Le groupe prouve qu’il reste une référence à nous. Avec mes deux collègues, nous avons des idées différentes, mais c’est là toute pour toute une génération et qu’ils sont encore capables de maîtriser leurs effets la force de Oak. Grâce à cela, les atmosphères sont vraiment variées. Et il n’y a pas de afin de délivrer un show revendicatif et plein d’énergie. tensions lors des prises, la cohésion est totale. NOFX n’a pas failli non plus à sa réputation et a réussi à faire remuer le pit comme On trouve des morceaux courts, au format radio, et d’autre avoisinant les 10 à la bonne époque. Le groupe enchaîne leurs titres phares et les remarques potaches, notamment après « Aux Champs Elysées » pour le plus grand plaisir du minutes. Est-ce que l’effort est le même dans les deux cas ? Un morceau de 10 minutes est très complexe à faire, mais pas impossible. Tu y arriveras par n’importe quel moyen, avec de la patience. C’est très facile de suivre le public. Et même si la pluie s’en est finalement mêlé, le public ne boude pas son plaisir jusqu’au rappel surprise qui s’est fait attendre mais qui n’a pas manqué de format conventionnel couplet-refrain-couplet-refrain des chansons pop. Mais il faut ravir les fans des premières heures. que ça reste crédible. Pour chaque morceau retenu, il y en a neuf autres d’écartés, car trop banals. Donc, finalement, que ce soit long ou court, les choses sont plus Tout le monde s’est ensuite dispersé en se remémorant cette belle soirée sous le difficiles qu’on le croit. signe du punk et de la bière… [Aline Moiny] L’album est très dense, avec de beaux passages atmosphériques et des refrains qu’on retient. Quels messages veux-tu transmettre ? J’essaie de créer des personnages et je raconte de petites histoires. Par « petites », j’entends des histoires à propos d’une personne en particulier dans une situation particulière. Et en racontant ces petites histoires très intimes, j’aborde évidemment des sujets plus vastes. Je n’ai pas forcément de message, je ne suis pas là pour prêcher la bonne parole, ce n’est pas mon rôle. J’aimerais que les gens perçoivent mes émotions, et qu’elles restent gravées dans leur tête à tout jamais. D’autres labels que Karisma Records vous ont-il contactés ? Non, mais nous sommes très contents de Karisma  : ils nous suivent à fond, et c’est très important pour nous. OAK False Memory Archive Art rock Karisma/Season Of Mist 23 METAL OBS’Lighthouse, votre précédent album, a un connu un beau succès d’estime. Les retours très positifs sur Lighthouse m’ont surpris. Nous avons fait pas mal de dates, et les gens nous ont accueillis avec une gentillesse incroyable. Cela bouleverse notre quotidien, maintenant. False Memory Archive est un album qui se situe entre Porcupine Tree, Opeth et Katatonia, mais avec votre propre identité. Es-tu d’accord ? Tu as bien résumé notre goût pour ces artistes. Je n’aurais pas forcément cité Katatonia, mais je pense que c’est ma voix qui t’y a fait penser. J’ajouterais la musique classique, qui est très importante pour moi  : Chopin, Bach et Dvorak. Les musiques de films du grand Hans Zimmer également. Nous essayons de créer un univers bien à nous. Avec mes deux collègues, nous avons des idées différentes, mais c’est là toute la force de Oak. Grâce à cela, les atmosphères sont vraiment variées. Et il n’y a pas de tensions lors des prises, la cohésion est totale. On trouve des morceaux courts, au format radio, et d’autre avoisinant les 10 minutes. Est-ce que l’effort est le même dans RETROUVEZ AUSSI  : 22.06 CULT LEADER BIRDS IN ROW + BARQUE 05.10 MASS HYSTERIA 19.12 SKINDRED AERONEF.FR +33 (0)3 20 13 50 00 #AEROLILLE
Incontournable Torche, c’est 15 ans de carrière, un son plus qu’identifiable, et une discographie solide pour ne pas dire parfaite. Les Américains reviennent nous titiller les tympans avec une nouvelle offrande, Admission. [Entretien avec Jonathan Nunez (guitare) par Norman Garcia - Photo  : DR] Que penses-tu de votre précédent (et acclamé) album, Restater ? Avez-vous utilisé la même recette pour composer Admission ? Restarter a su capter ce que nous ressentions à cette époque. Le disque a été écrit en 12 jours, non-stop. On partait de rien pour aboutir à une chanson quasi-complète en 2 heures. Nous avons tendance à bosser de cette manière assez régulièrement (rires). Par contre, Admission a été écrit sur presque 4 semaines, d’une manière plus collective. A l’exception de 2 titres écrits dans notre studio, le reste a été écrit à Miami, à Gainesville en Floride, à Los Angles, et à Grand Junction dans le Colorado. L’autre différence, c’est qu’au lieu d’avoir juste assez de musique pour le disque, on s’est retrouvé avec plus de compos cette fois. Nous avons naturellement choisi les titres qui rendent le disque cohérent. Pourquoi avoir appelé l’album Admission, qui est aussi le titre de la 6ème chanson ? Le titre de l’album n’était vraiment pas planifié, et celui de la chanson pas encore définitif. Quand le titre de la chanson a changé pour s’appeler « Admission », nous avons trouvé que cela sonnait bien. Avec du recul, on se dit qu’on n’aurait pas pu trouver mieux. Il résume bien là où nous en sommes, après ces 15 années en tant que groupe, les connections qui nous relient, ce que nous voulons jouer et ce que nous ressentons. Quels sont les sujets abordés dans l’album ? Le désarroi face à ce monde qui est devenu fou, notre méfiance, le chagrin, toutes ces expériences qui changent le cours de la vie... Tous les thèmes abordés proviennent des sensations que la musique procure à Steve(NDLR  : chant, guitare), quand lui et moi travaillons sur les paroles en studio. Je commence par placer un rythme ou une mélodie de manière spontanée, et les mots et phrases arrivent par la suite. Comment s’est passée l’intégration de votre nouveau bassiste, Eric Hernandez (frontman de Wrong) ? En fait, je suis passé de la basse à la guitare après notre dernière tournée européenne, et notre ami Eric Hernandez est venu jouer de la basse pour notre tournée US, 9 jours plus tard. Le groupe a 15 ans de carrière  : où te vois-tu dans les 15 prochaines années ? Dans 15 ans, je pense qu’on aura fait encore plus de disques, joué dans d’autres endroits, et continué à grandir. Je suis curieux de voir comment le son de Torche aura évolué avec le temps. 24 METAL OBS’TORCHE Admission Heavy pop sludgy Relapse/Modulor En 15 ans, Torche nous a habitués à un chant clair et à de gros riffs pachydermiques. Le nouvel album ne déroge pas à la règle. Enregistré et produit par J. Nunez, le son est encore une fois énorme. Et la basse, désormais tenue par E. Hernandez (Wrong), envoie du lourd. Ce dernier a justement composé le premier titre dévoilé par le groupe  : « Slide ». Malgré leurs efforts, il sera difficile voire impossible pour les Américains d’égaler les mastodontes que sont In Return ou Meanderthal. Pour autant, un titre comme « Admission », avec ses passages aériens, reflète un certain talent de de songwriting. Le petit reproche qu’on pourrait faire se situe au niveau de la voix. Pas pour son côté pop assumé (et la réverb’trop accentuée), mais pour le manque de risque pris par S. Brooks. [Norman Garcia]



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