Metal Obs' Mag n°87H jun/jui/aoû 2019
Metal Obs' Mag n°87H jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87H de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 4

  • Taille du fichier PDF : 484 Ko

  • Dans ce numéro : la bête de (re)tour en France !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20/06/2019 Lors de sa conférence de presse du 23 juin, Ben Barbaud, directeur du Hellfest, a bien insisté sur le caractère exceptionnel de ce Knotfest en terre clissonnaise, et a confirmé son attachement au format « 3 jours » du Hellfest. L’opportunité de faire jouer Slipknot - pour lequel il existe une attente du public - s’était en effet présentée après que le choix des 3 têtes d’affiche du Hellfest (Manowar/Kiss/Tool) ait été entériné. C’est donc le festival US Knotfest complet qui traverse l’Atlantique ce jeudi 20 juin pour déployer son affiche sur les deux mainstages du site, soit  : Sick Of It All, Amaranthe, Ministry, Behemoth, Papa Roach, Powerwolf, Rob Zombie, Amon Amarth, Sabaton, et… Slipknot, qui, dès 23h25, ouvre les hostilités avec les borborygmes d’un torturé, préambule de « People = Shit », lointain témoin de l’esprit frondeur du groupe. Car, à l’image du nouveau - et décevant - masque du chanteur Corey Taylor (tueur d’expression faciale, comme pour Papa Emeritus dans Ghost), le show devient pro(pre) et lisse. Finis, les délires alcoolisés du DVD fondateur Your Nightmares Our Dreams, ou les cascades depuis les plates-formes élévatrices du Graspop 2009. Les coûts afférents à la scénographie (tapis roulant de Sid Wilson chapardé à Flake de Rammstein, ventilateurs géants sous la batterie de Jay Weinberg, percussions de Shawn Crahan bardées de panneaux LED), la sécurité liée à la pyrotechnie, et l’âge des belligérants appellent à la raison. En termes de statistiques pures, 4 chansons sont extraites de Slipknot (1999), 3 de Iowa (2001), 3 de Subliminal Verses (2004), 2 de All Hope Is Gone (2008), 2 de The Gray Chapter (2014), 1 de We Are Not Your Kind (2019), plus le singleton « All Out Life » (2018), où Mick Tompson prend majoritairement en charge les rythmiques de boucher et James Root les harmoniques artificielles en boucle. « We all believethis music makes us family », lance un Corey un brin démago, avant d’enjoindre la foule à s’accroupir puis jumper sur « Spit It Out ». On aura reconnu dans les premiers rangs quelques masques grillagés et combinaisons rouges à codebarre (tournée 2011) en vente libre sur Amazon. Le sentiment de la perte de dangerosité du groupe de la fin des nineties s’amplifie au gré des morceaux les plus calmes, évocateurs de Stone Sour. A tel point que c’est Sabaton, pour son aftershow de 01h00, qui marquera durablement les esprits des festivaliers pour bonne conduite. Comprendre  : le remplacement au pied levé, dès le lendemain et ce malgré l’extinction de voix de son chanteur Joakim Brodén, d’un Manowar démissionnaire et méprisant ses fans. [Texte  : Jean-Christophe Baugé - Photos  : J.C. Baugé’s DeadlyPix]

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