Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Agneau EgarE Qu’il est difficile pour Mark Morton, guitariste soliste de LambOf God, de promouvoir son premier effort solo ! En effet, la disparition prématurée du chanteur de Linkin Park - et guest ici - Chester Bennington fait souffler sur son album un vent d’opportunisme, alors qu’il n’en est rien. [Entretien avec Mark Morton (guitare) par Julien Meurot - Photo  : DR] Alissa White-Gluz (Arch Enemy) et ton compère Randy Blythe se donnent la réplique sur « The Truth Is Dead ». C’est bien joué d’avoir utilisé le chant clair de celle-ci, plus connue pour son chant extrême… Il faut mettre ça au crédit d’Alissa, qui a fait un travail remarquable. J’ai bien entendu écrit la musique, mais elle a écrit ses paroles et ses lignes de chant. Globalement, tous les invités ont joué le jeu et se sont vraiment investis. Ça n’aurait eu aucun sens de rester dans sa zone de confort. La liste des chanteurs est impressionnante, mais n’as-tu pas peur qu’elle éclipse celle des autres musiciens ? Peut-être, car c’est effectivement le chant qu’on entend en premier. Mais travailler avec Mike Inez (NDLR  : bassiste d’Alice In Chains), qui est un ami de longue date, est vraiment grisant. Comment s’est passé l’enregistrement ? J’imagine que tous ces musiciens ne sont pas venus te rendre visite. Bien sûr. Alissa White-Gluz, Roy Mayorga et bien d’autres ont enregistré chez eux. Mais comme souvent dans ce genre d’aventure, tu fais le maximum pour que ça reste fun. On découvre des facettes de ta personnalité plus secrètes, comme sur ce titre bluesy avec Naeemah Maddox… Le plus amusant, c’est que c’est le seul titre de l’album qui vienne d’un vrai groupe. Nous allons peut-être sortir un album tous ensemble… Mais c’est une autre histoire. Tu chantes (pour la première fois en lead), joues de la guitare et de la basse… Et les autres instruments ? Je peux jouer grossièrement de la batterie, mais pas au niveau d’un vrai batteur. J’ai un clavier aussi, mais ça aurait été merdique (rires). La pochette de l’album est très sombre, alors qu’on retrouve des titres assez légers… Il s’agit de ma maison, mais en version délabrée (rires). Ce qui n’est pas anormal, vu que les paroles me sont personnelles. MARK MORTON Anesthetic Heavy à la fête Spinefarm/Universal Il est toujours difficile de répondre aux attentes, avec un casting 3 étoiles. Et pourtant, le pari est réussi. Car si les instrumentistes peinent à imprimer leur personnalité, les chanteurs s’en tirent avec les honneurs. Comment rester de marbre face au duo que forment le temps d’un titre Alissa White-Gluz (Arch Enemy) et Randy Blythe (LambOf God). La Belle et la bête ! Cet album mériterait un « track by track » car chaque composition possède sa personnalité  : le bluesy « Axis » où l’ex-QOTSA Mark Lanegan ferait fondre la banquise avec son timbre inimitable, le tout aussi chaleureux « Reveal » sur lequel Naeemah Maddox chante divinement bien, le très calibré mais bigrement accrocheur « Save Defiance » où Myles Kennedy (Alter Bridge, Slash) fait ce qu’il sait faire de mieux… Mais un titre sort du lot  : « Cross Off ». Dernière offrande studio de feu Chester Bennington, cette chanson nous ramène plus de 15 ans en arrière, au temps où Linkin Park envoyait méchamment et où Meteora était l’album de toute une génération. Chester y donne tout, et le mot concession ne fait clairement pas parti de son vocabulaire lors de ces dernières prises. Un album très réussi qui mérite un portage scénique de qualité. [Julien Meurot] DISPONIBLE EN VINYLE
On parie sur... Puissance mElodique Au-delà du buzz autour de leur reprise du « Diamonds » de Rihanna, les Allemands d’Any Given Day ont tout pour séduire la communauté metalcore. [Entretien avec Andy Posdziech (guitare) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Pourquoi avoir quitté Redfield Records pour Arising Empire ? Le marché étant très difficile, il était bon pour nous de voir plus grand. Nous avons énormément tourné pour promouvoir notre disque précédent, et l’opportunité d’atterrir chez Arising Empire nous a séduits. Tu t’occupes aussi bien de la production que de la composition. Tu arrives à t’en sortir ? J’ai supervisé l’album dans son intégralité. J’ai toujours aimé le son des groupes allemands et scandinaves, je suis un grand fan des producteurs européens. Les passages atmosphériques d’Overpower me font penser à certains groupes que j’admire. La musique reste en mouvement, c’est pour ça que cet album est unique. La voix de Denis Diehl est de plus en plus mélodique. Tu voulais qu’on comprenne mieux ses sentiments ? Oui. Au début, Denis se contentait de crier la haine qui était en lui. Ici, il ne fait pas de la mélodie pour de la mélodie  : chaque partie a un sens, un but précis. Sa voix montre ses peurs, ses interrogations. Parles-nous du concept de l’album  : la puissance des émotions… Toute ta vie, tu es témoin d’évènements, et tu agis en conséquence. Tout change  : les politiques, l’environnement, les médias… Et qu’est-ce qu’on trouve après la vie ? Seul l’avenir le dira. « Savior » et « Loveless », vos deux singles, sont remarquables. Ce sont des morceaux dynamiques, avec un bon refrain mélodique, surtout « Savior » qui reste mon favori. Les retours sont excellents et nous avons hâte de les présenter en live. Tu crois que si la reprise de Rihanna, « Diamonds », n’était pas sortie, vous auriez le même succès ? Le buzz autour de ce titre a été une véritable chance. Tout comme pour Bad Wolves qui a repris le « Zombie » des Cranberries. 8 METAL OBS’ANY GIVEN DAY Overpower Metal moderne Arsing Empire Dès les premières secondes du clip réalisé pour « Savior » fin 2018, nous étions sous le charme. Any Given Day, désormais chez Arising Empire, ne fait pas dans la demi-mesure. Les fans de Killswitch Engage et Cie seront ravis. Le groupe n’est certes pas le plus original et va piocher tantôt des guitares bétons, tantôt des lignes mélodiques. Denis Diehl rappelle Howard Jones (ex-Killswitch Engage, Light The Torch), voire Andy Moody (5FDP), mais possède une large gamme vocale qui permet de donner un maximum de relief aux compositions. On retrouve pêle-mêle, pendant 40 minutes, des screams hardcore classiques et des cleans vocals à faire pâlir n’importe quel chanteur de post-hardcore à mèche. Ces passages donneront sans doute lieu à de monstrueuses scansions lors des prestations live du groupe. Un des coups de cœur de ce début d’année. [Loïc Cormery]



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :