Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le trio infernal Les compétiteurs ou génies aiment généralement se lancer de nouveaux défis. Et l’ex-guitariste de Mayhem a réussi à réunir rien de moins que le chanteur David Vincent (ex-Morbid Angel, ex-Genitorturers, I Am Morbid) et l’exceptionnel batteur Flo Mounier (Cryptopsy) autour de ses riffs uniques. [Entretien avec Rune « Blasphemer » Eriksen (guitare) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Comment est né Vltimas ? D’où est venue l’idée de collaborer avec Flo Mounier puis avec David Vincent ? Je suppose que c’était une question de timing avant que je revienne sur la scène du metal extrême. C’est quelque chose que j’ai fait depuis mon adolescence jusqu’à mon départ de Mayhem en 2008. J’ai fait quelques apparitions entre-temps (avec Absu), et j’ai été embauché pour écrire quelques mini-albums avec Flo Mounier (Cryptopsy). Je ne me suis donc pas complètement éloigné de la scène extrême avec Ava Inferi. Et c’est là que Vltimas entre en scène. J’ai commencé à rassembler quelques idées en 2014, en suivant le parcours musical entrepris avec Mayhem. Le groupe est stable, ce n’est pas un projet  : David et Flo sont dedans à 110%, et moi aussi. Nous allons donc pousser Vltimas aussi loin et fort que possible. Tu avais en tête la voix de David Vincent dès le départ, ou bien c’est venu comme un cheveu sur la soupe, suite à son second départ de Morbid Angel en 2015 ? Au départ, j’avais un autre chanteur en tête. Mais une nuit, à la maison, en écoutant du vieux death metal et en buvant du vin, j’ai décidé d’écrire à David  : « On devrait peut-être faire un truc ensemble un de ces jours ». Il m’a répondu instantanément, et voulait qu’on se réunisse tout de suite. Le lendemain matin, on a eu une conversation au téléphone et tout est parti de là. J’avais alors seulement les premiers riffs et des squelettes de chansons, mais forcément, à partir de cet instant, j’ai commencé à écrire avec la voix de David Vincent en tête. Je dois avouer que j’avais déjà pris l’avion pour aller le rencontrer à Los Angeles et lui parler d’un projet en 2012, mais les choses étaient différentes à l’époque, ça n’avait pas abouti… On voulait tous les deux bosser sur quelque chose, mais sur du long terme. 10x149 Malmsteen_Mise en page 1 19/02/19 09:24 Page1 YNGWIE MALMSTEEN « Blue Lightning » LE GUITARISTE DE LÉGENDE EST ENFIN DE RETOUR ! Notre homme nous démontre une fois de plus son incroyable dextérité et sa grande diversité de jeu mais rend surtout un hommage brillant au monde du blues qui a nourri sa fibre artistique depuis si longtemps. C’est avec maestria, qu’il a littéralement transformé des classiques comme « Smoke On The Water » ou « Purple Haze » dans son style. Il a aussi écrit quatre nouveaux titres pour ce magnifique album ! DISPONIBLE LE 29 MARS. EN BOX CD ÉDITION LIMITÉE (AVEC 2 TITRES BONUS, 2 SOUS-BOCKS, 4 MÉDIATORS, UNE CARTE POSTALE, UN STICKER), EN CD, EN 2LP VINYLE BLEU
BESTA ETERNO RANCOR Grindcore Lifeforce/Season Of Mist Lifeforce nous gratifie, en ce début d’année, de belles surprises musicales. Penchons-nous sur le cas de Besta, groupe Portugais dont nous suivons le parcours depuis le début. Réunissant des membres de Sinistro et Redemptus, Besta est, sur Eterno Rancor, comme une éruption volcanique. Le son est organique, puissant, et les atmosphères sont pesantes, angoissantes (« Diamorte », « Falsa Arte », « Sangue Morto »). Le côté chaotique brutal est sans conteste le point fort du combo  : on pourrait faire la comparaison avec le Napalm Death des débuts sur les changements de tempos. Un album de Grindcore comme on n’en fait plus. [Loïc Cormery] JEFF TREMAINE THE DIRT Biopic sur Mötley Crüe 10th Street Entertainment/Netflix Adaptation exemplaire d’une autobiographie scandaleuse à souhait, The Dirt porte à l’écran la carrière de Mötley Crüe dans tout ce qu’elle a de plus indécent. Mick, Nikki, Tommy et Vince sont interprétés par les excellents Iwan Rheon (Game Of Thrones), Douglas Booth (Mary Shelley), le rappeur Machine Gun Kelly et Daniel Webber (The Punisher). Errant dans un Los Angeles démesuré aux côtés d’une caméra pour le moins indiscrète, ils redorent le blason des quatre chevelus à coup de répliques taillées pour devenir cultes. « Donne-moi ce que je veux jusqu’à ce que ça me fasse mal » lancent-ils dans un des quatre inédits accompagnant la sortie du film… A bon entendeur ! [Jessica Saval] SUIVEZ-NOUS SUR FACEBOOK  : www.facebook.com/MetalObsMagazine MONO NOWHERE NOW HERE Post-rock Pelagic Dans Nowhere Now Here, les envolées spectaculaires et passages mélancoliques sont bien présents. Mais la curiosité de l’album est la voix (aérienne) de la bassiste sur « Breathe », le groupe nous ayant toujours habitués à des compositions instrumentales. Quelques touches électroniques ont également été ajoutées ici et là. A défaut de ne pas écouter l’intégralité de l’album (une heure, ce n’est pas si long pour une œuvre de post-rock), ne passez pas à côté du morceau-titre et du magnifique « Meet Us Where The Night Ends ». Correct, sans être révolutionnaire. [Norman Garcia] REESE WYNANS AND FRIENDS SWEET RELEASE Sideman en solo Provogue/Mascot/Wagram Si le nom du hall of famer Reese Wynans ne semble être connu que de la profession, ses chorus de piano et d’orgue ont insidieusement pénétré des milliers de foyers. L’homme, compagnon de jeu de Dickey Betts et Berry Oakley avant que ceux-ci intègrent The Allman Brothers Band, a contribué à sauver la scène blues avec Stevie Ray Vaughan dans les années 80, et à la faire redécouvrir avec Joe Bonamassa 30 ans plus tard. Sweet Release est son premier album solo. Et la première (super) production Bonamassa. Chaque morceau, où officie une kyrielle de musiciens et chanteurs d’exception, est une fenêtre ouverte sur ce qui a inspiré (« I’ve Got A Right To Be Blue », de Tampa Red) ou constitué (« So What ! », de Stevie Ray Vaughan) le demi-siècle de sa remarquable carrière de sideman. Pièce maîtresse et centrale, la ballade iconique « Riviera Paradise » (SRV, encore et toujours) a mobilisé rien de moins que Kenny Wayne Shepherd et Joe Bonamassa pour l’enfilade des deux soli de guitare tout en feeling. Jeff Bova, qui en signe l’orchestration cinématographique, est garant de la nouveauté… Et Double Trouble, soit Tommy Shannon (basse) et Chris Layton (batterie), de l’authenticité. Wynans s’est en outre appliqué à réhabiliter, via quelques liner notes, l’apport de modestes musiciens de sa sphère, qu’ils soient pianistes (Thomas Dorsey, Big Maceo) ou songwriters (Boz Scaggs, dont le « Sweet Release » de 1969, repris ici pour la première fois, donne son nom à l’album). La première offre culturelle incontournable de 2019. [Jean-Christophe Baugé]



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