Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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En quete de festivals 2019 pourrait se révéler une bonne année pour Tyr  : le groupe de metal des Iles Féroé sort un nouvel album en mars et entame une tournée européenne en avril, avec plusieurs dates en France  : Paris, Toulouse et Marseille. [Entretien avec Heri Joensen (chant, guitare) par Sante Broccolo - Photo  : DR] Comment décrirais-tu l’évolution de Hel par rapport aux précédents albums ? Hel est l’album le plus heavy, le plus dur, et le plus sombre que nous ayons sorti. C’est aussi l’un des plus diversifiés, probablement parce que Terji (NDLR  : Skibenæs, guitare) et Gunnar (Thomsen, basse) ont davantage collaboré à l’écriture et que Gunnar a produit l’album avec moi. Nous avons pris notre temps pour le faire, si bien que les compositions ont atteint le niveau maximum de ce que nous pouvions fournir pour le moment. Habituellement, vous sortez un CD tous les 3 ou 4 ans. Pourquoi avoir pris 6 ans pour composer celui-ci ? Depuis Ragnarok, nous étions trop sous pression lorsqu’arrivait le moment de composer et d’enregistrer. Cette fois, nous avons tout enregistré chez nous, à l’exception de la batterie, et le résultat est meilleur. J’espère que le public sera du même avis. Il a simplement fallu plus de temps pour trouver le bon matériel et pour développer le savoir-faire. Allez-vous intégrer des morceaux de Hel dans la prochaine setlist ? Nous en jouerons quatre à chaque concert. Pour des raisons évidentes, les nouvelles chansons ne donnent pas aussi bien en live que les chansons que nous jouons depuis 20 ans, elles sont beaucoup moins connues. Quatre nouvelles chansons, c’est un bon équilibre quand nous sommes la tête d’affiche et que nos concerts sont plus longs. Allez-vous jouer dans des festivals cet été ? Oui, au G ! Festival des Iles Féroé, Karmøygeddon en Norvège, et Vagos au Portugal. Certains vont certainement venir compléter cette liste, mais ça ne devrait pas être notre meilleure année pour les festivals. TYR Hel Metal viking Metal Blade/Sony Hel commence en fanfare par deux compositions au rythme rapide, trompeuses par rapport à la suite de l’album. En effet, chaque morceau alterne tempos rapides et passages lents, donnant l’occasion aux musiciens de s’exprimer. On ne peut qu’abonder dans le sens de Heri Joensen quand il déclare que cet album est heavy. Moins quand il dit qu’il est sombre  : on est plus proche du power metal que du black. Quoi qu’il en soit, musicalement, le niveau y est. Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter « Sunset Shore », superbe morceau tout en nuances. Voici un album qui allie qualité musicale et mélodies soutenues, typiques du folk metal nordique. [Sante Broccolo] *Leur musique les a rendus célèbres. Leurs vies les ont rendus tristement célèbres. THEIR MUSIC MADE THEM FAMOUS. THEIR LIVES MADE THEM INFAMOUS* LA BANDE SON DU FILM « THE DIRT », directement inspiré du livre du même nom, considéré comme la biographie la plus extrême jamais écrite ! 14 HITS DE MÖTLEY CRÜE + 4 NOUVEAUX TITRES 100% INÉDITS INCLUS LE SINGLE « THE DIRT (EST. 1981) » (feat. Machine Gun Kelly) www.motley.com CD, vinyle & digital SORTIE LE 22 MARS 2019 Ne ratez pas « THE DIRT » LE FILM ! Disponible à partir du 22 mars en exclusivité sur Netflix ! www.netflix.com
Libere, delivre Pour l’adrénaline des tournées mondiales avec Heaven’s Basement, Aaron Buchanan a sacrifié son petit ami. Puis le désamour s’est porté sur le groupe lui-même. Une aubaine pour nos oreilles, car le premier album solo d’Aaron emprunte au meilleur de Queen et Alice In Chains. [Entretien avec Aaron Buchanan (chant) par Jean-Christophe Baugé - Photo  : DR] Est-ce que les chansons de The Man With Stars On His Knees proviennent des démos que tu avais proposées à Heaven’s Basement, lorsque tu étais encore le chanteur du groupe ? Oui, et toutes ont été retoquées. Après écoute des démos que le groupe a produites sans moi, il est clair que nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. A 25 ans, il n’était plus question que je supporte ce diktat artistique  : il fallait que je crée, que je devienne mon propre critique. Pourquoi avoir d’abord sorti l’album en indépendant, en 2017 ? Parce qu’attendre le bon vouloir d’un label ruine l’instant présent. Un label met rarement en œuvre ce qu’il te propose au départ. Aucun de ceux avec qui j’ai réalisé l’album - James Curtis Thomas (production, piano, batterie), Ryan Woods (guitare, basse, désormais expatrié au Canada) et Laurie Buchanan (guitare) - n’était convaincu de l’intérêt d’une aide extérieure. J’ai eu la chance, pendant mes années Heaven’s Basement, d’être suivi par un noyau dur de fans  : l’attente pour ce premier album était donc palpable. On a ainsi pu tourner toute une année. Notre agent est alors entré en contact avec Listenable, qui venait juste de signer Jared James Nichols. Laurent Merle, le patron du label, nous appréciait déjà sur disque  : il est venu nous voir à l’O2 Arena de Londres lors du Stone Free Festival 2018, et on a contractualisé la ressortie de l’album dans la foulée. Pourquoi avoir remplacé ta section rythmique Chris Guyatt (basse)/Kev Hickman (batterie) par Mart Trail (basse)/Paul White (batterie) ? Après avoir joué un an avec Chris et Kev, j’ai voulu faire rentrer du sang neuf. Ces deux-là avaient d’autres projets plus lucratifs dans leur domaine de compétence. Mart et Paul ont joué plusieurs années ensemble avant de rejoindre The Cult Classics  : ça compte énormément pour moi. Un show, c’est d’abord une grosse caisse, une caisse claire et une basse qui déchirent. Ce changement était risqué, mais il s’est révélé payant. Le titre de l’album fait-il référence à un tatouage de prisonnier russe ? Je vois que tu maîtrises ton sujet ! Toutes les paroles font écho à mes années passées au sein de Heaven’s Basement. Il y a eu 42 METAL OBS’de bons moments, et d’autres où j’ai eu envie de tout plaquer. Ce que j’ai fini par faire, en cassant mon contrat avec Red Bull et mon management. The Man With Stars On His Knees, c’est celui qui ne se plie devant aucune forme d’autorité, c’est moi qui suis devenu mon propre patron. Ta reprise du « Love Of My Life » de Queen sur YouTube donne la chair de poule ! Que penses-tu du biopic Bohemian Rhapsody ? Rami Malek y est formidable. Incarner un personnage haut en couleur comme Freddie Mercury n’était pas chose aisée. On a reproché au film d’être parfois superficiel, mais traiter vingt ans d’histoire en deux heures est presque une gageure. AARON BUCHANAN AND THE CULT CLASSICS The Man With Stars On His Knees Rock sous influence Listenable/PIAS Frustré, muselé, castré au sein de Heaven’s Basement, le chanteur Aaron Buchanan claque la porte début 2017 pour éviter le bore-out et donner vie aux démos que son groupe - désormais moribond - avait placardisées. Puisqu’il a l’impression d’être au milieu d’une galerie des glaces lorsqu’il écoute les groupes récents de classic rock, il limite son hold-up sémantique à Queen et Alice In Chains. Que ce soit dans le chant, à la Freddie Mercuy (« Fire In The Fields Of Mayhem »)/Layne Staley (« A God Is No Friend ») , ou dans les riffs (« The Man With Stars On His Knees », « Mind Of A Mute »). C’est sur ce terrain piégeux qu’Aaron, clair ou rocailleux dans la voix, brille de mille feux, faisant glisser bien malgré lui le reste des titres pop/rock « originaux » le long des conduits auditifs sans laisser de trace. La liberté n’est pas un état, mais un processus  : ce premier album, dont c’est la ressortie via Listenable, n’est qu’une image de The Cult Classics en studio en 2016, et pas encore la bande originale du passage d’un artiste à l’âge adulte. D’ailleurs, le groupe a depuis bien changé  : Tom McCarthy et Laurie Buchanan (la sœur) se partagent équitablement les plans de guitare torturés, tandis que la nouvelle section rythmique Mart Trail (basse)/Paul White (batterie) assure la cohésion… et le show. « Je paierais pour les voir jouer tous les jours », surenchérit Aaron. Un attaché de presse n’aurait pas dit mieux. [Jean-Christophe Baugé] TOTO 40 Tours Around The Sun AOR Eagle Vision/Universal Ce concert de Toto filmé le 17 mars 2018 devant 18 000 fans au Ziggo Dome d’Amsterdam est doublement remarquable. Les Néerlandais sont en effet parmi les premiers à avoir plébiscité le premier single du groupe américain, « Hold The Line », 25ème de leur Top 40 en 1978. D’autre part, le Toto historique - quatre requins de studio, si tant est que l’expression ait encore un sens - ouvre à mi-parcours sa malle aux trésors de titres rares, référentiels et contextualisés. Ainsi, le très west coast « Miss Sun », issu des sessions de David Paich (piano)/SteveLukather (guitare)/feu Jeff Porcaro (batterie) pour Boz Scaggs en 1977, est joué pour la première fois en live. Plus influencé par Marvin Gaye et Leon Ware, « Georgy Porgy » (Toto, 1978) tire son titre d’un livre de comptines pour enfants que le binôme Steely Dan avait présenté à SteveLukather... Il marquera les débuts pro du guitariste au chant. Puis « Human Nature », composé pendant le mix de « Africa » (Toto IV, 1982) par le magicien des synthés StevePorcaro après que sa fille Heather a été chahutée à l’école, terminera en 7ème position de Thriller, le blockbuster de Michael Jackson. Enfin, « Stop Loving You » (The Seventh One, 1988) démontre quel négrier pouvait être David Paich à l’époque, poussant le chanteur Joseph Williams dans ses derniers retranchements… A tel point que c’est le bassiste-chanteur bodybuildé Shem Von Schroeck qui assure aujourd’hui les parties aigües. On n’avait pas connu pareille performance depuis Michael Anthony dans Van Halen. Le public, conscient que l’extraordinaire rencontre l’ordinaire à tout instant, n’en finit plus d’entonner « Georgy Porgy, pudding pie, kissed the girls and make them cry » ou « I blessed the rains down in Africa ». Les téléspectateurs, même les plus blasés d’un groupe qui vit sur ses acquis sur dalle HD, ne s’ennuieront pas une seule seconde. [Jean-Christophe Baugé]



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