Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’affranchissement Un look seventies et la folie de la jeunesse ! Avec ce quatrième volet de sa discographie, Rezet nous offre un thrash aux sonorités old-school qui repousse les limites du style. [Entretien avec Ricky Wagner (chant, guitare) par Elisa Constantin - Photo  : DR] Rezet a été créé en 2003, quand vous étiez encore ados. Vous imaginiez que ça décollerait un jour ? Pas du tout ! J’ai créé le groupe avant même d’apprendre à jouer de la guitare (rires). C’était pour le fun et pour le metal. Mais si tu fais les choses en y mettant toute ta passion, ça marche. La preuve  : nos dernières programmations et le nouvel album déchirent. Qu’est-ce que tu penses de new old-school thrash metal pour décrire la musique de Rezet ? J’ai toujours dit que Rezet était bien plus qu’un groupe de thrash classique. Nos influences vont de la musique classique jusqu’au death metal. Je peux donc accepter ton étiquette. Mais il m’arrive de dire  : « Nous sommes juste un groupe de metal » quand la fatigue se fait ressentir en de journée (rires). « Treadmill To Hell » fait l’effet d’une bombe ! Et on retrouve ce côté explosif dans tous vos morceaux. Ça vient vraiment naturellement. La plupart du temps, je prends ma guitare, et dès que j’aime ce que je joue, je garde les riffs pour qu’on improvise autour en salle de répète. Pourquoi l’album s’appelle Deal With It... ? Le précédent album s’appelait You Asked For It..., Deal With It… c’est la réponse ! Les deux albums pointent du doigt l’être humain pour ce qu’il est en train de faire subir à notre planète. On est les seuls responsables de ce qui nous arrive. En parlant de planète, vous ne viendriez pas faire un petit tour en France ? J’espère qu’on va vite revenir chez vous, la dernière fois c’était à Lyon en 2016. Les Français sont vraiment tarés en concert. REZET Deal With It… Thrash Mighty Music Les quatre Allemands, originaires de Schleswig, se rencontrent sur les bancs de l’école et se mettent à rêver d’une carrière de rock stars. Et voilà que le rêve devient réalité ! Du travail, de la volonté et de la passion  : voici les ingrédients essentiels à la recette du succès. Rezet le sait et essaie de s’affranchir de l’étiquette de nouveau groupe de thrash qu’on lui colle trop souvent. On reconnaîtra tout de même plusieurs caractéristiques dérivées du thrash  : vitesse, agressivité et paroles engagées. [Elisa Constantin] Death incognito Undead, obscur quintet français de death old-school qui a dû changer de nom en 2015 pour éviter tout imbroglio juridique, nous revient sous l’appellation Undead Prophecies avec une seconde galette plus vicieuse  : Sempiternal Void. [Entretien avec Necros (guitare) et Zörk (guitare) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Undead Prophecies est-il uniquement un groupe de studio ? Necros  : Non, et nous vous le démontrerons à l’avenir. Des contraintes nous ont fait probablement apparaître comme un groupe timide, mais ce n’est pas le cas. Cela ne nous a pas empêchés de jouer au Hellfest en 2016 (Altar), et sur un autre concert. Pourquoi un tel mystère autour des membres du groupe ? C’est un plan marketing ou vous avez des choses à cacher à vos proches ? Zörk  : Nous voulons que les auditeurs gardent le focus sur la musique et pas sur les personnes qui la font. Est-ce que cela aurait changé quelque chose pour toi ou les auditeurs si Chuck Schuldiner avait été noir ? Ce n’est pas un plan marketing, l’anonymat nous affranchit de certaines contraintes. Cela semble plus poser problème aux autres qu’à nous. Alors que False Prophecies était dédié justement à la mémoire de Chuck Schuldiner, Sempiternal Void apparaît plus complexe et dissonant, à l’image du morceau « I Summon Demons » … Sempiternal Void est le fruit de l’humeur du moment, c’est une évolution de False Prophecies qui se voulait plus brut. Nous nous devions de proposer quelque chose de nouveau, sinon, aucun intérêt à faire une suite. Undead n’est pas le genre de business-band qui a sa recette et qui sort le même disque à intervalles réguliers. Le titre bonus « Warhead » conclut l’album avec puissance et lourdeur, mêlant d’autres influences plus sombres (Venom, Celtic Frost) à vos sonorités death old-school si chères… Nous nous devons d’être sincères, et Venom est une racine. Necros  : Sempiternal Void sort en coffret limité spécialement pour nos fans. Il contient l’album en digipack et cassette, accompagné de l’EP Origins sur lequel il y a des titres de Venom, Slayer et Hellhammer. UNDEAD PROPHECIES Sempiternal Void Death metal Listenable/PIAS On connaît tous en France le soldat inconnu (enfin pas personnellement). On connait aussi Les Inconnus. Depuis 2015, on connaît Undead, désormais Undead Prophecies, constitué d’artistes français inconnus vouant un culte immodéré pour Death (le groupe) et le death metal old-school en général. Bien que leur son soit parfois plus proche de l’école suédoise qu’américaine. Leur premier essai, False Prophecies, nous avait interpellés. Leur nouveau méfait se veut du même acabit avec ses riffs massifs, des rythmiques à retourner le pit, et des leads de guitare lumineux à réveiller les morts… y compris Chuck Schuldiner (R.I.P.), mais pour la bonne cause  : celle du metal de la mort ! Plus sinueux et sombre, toutefois (« The Souls I Haunt ») , Sempiternal Void regorge d’autres influences surgies du passé (Venom, Hellhammer/Celtic Frost, Possessed), à l’image de l’énorme reprise du « Warhead » de Venom qui conclut l’édition limitée. Tout simplement génial et éternel. [Seigneur Fred] METAL OBS’35
Malediction ! Après une sortie repoussée plusieurs fois, le tant attendu Hexed est enfin là ! Alexi Laiho nous en dit un peu plus sur ce 10ème album studio. [Entretien avec Alex Laiho (chant, guitare) par Elisa Constantin - Photo  : DR] Comment te sens-tu, avec la sortie de Hexed et votre prochaine tournée ? Ça va, je travaille beaucoup en ce moment pour la tournée. Mais c’est vendredi ! Ce soir, je vais pouvoir me détendre et sortir boire des bières (rires). L’année dernière, on t’a vu en tournée avec The Local Band (une partie s’est déroulée au Japon). Comment c’était ? Génial ! J’adore tourner avec The Local Band parce que je peux relâcher la pression. Et je pense que tous les autres membres ressentent la même chose. On fait tous un break avec notre propre groupe. Rentrons dans le vif du sujet  : Hexed (maudit, en français) est un titre est assez mystérieux… Au début, Hexed était juste le titre d’une chanson. Mais quand j’ai proposé des trucs à Henkka (NDLR  : Seppälä, basse) pour le nom de l’album, il m’a dit  : « Ouais, c’est cool mec, mais pourquoi pas juste Hexed ? ». C’est propre, court et badass ! Et puis on a vraiment cru que l’album était maudit, avec sa sortie maintes fois repoussée. Mais maintenant c’est bon, il devrait sortir (rires). On espère aussi, c’est un super album ! Tu penses qu’il illustre bien la force de COB ? Oui, si je devais en choisir un pour décrire le groupe, ce serait celui-là. Quid de la prochaine tournée ? Dans quelques semaines, on commence par l’Amérique du Nord. Après, ce sera la période des festivals d’été, puis la tournée européenne… … Et aucune date française pour l’instant ! Non ? Je vais m’assurer qu’il y en ait, alors (rires). Tu as écrit un livre qui va sortir en avril. Il parle de toi ou de ton groupe ? COB est une grosse partie de ma vie, c’est sûr, mais il s’agit d’une autobiographie. Il y a beaucoup de choses marrantes dedans, même si je n’ai pas tout raconté… Par peur de la censure (rires). CHILDREN OF BODOM Hexed Death Metal mélodique Nuclear Blast/ADA 36 METAL OBS’Sans surprise, Hexed suit le même chemin que ses neuf prédécesseurs. Un chemin qui le conduit droit vers son statut d’album extrêmement qualitatif. Avec un démarrage sur « The Road », Children Of Bodom prouve une nouvelle fois qu’il est le maître dans l’art d’équilibrer heavy et death metal. Et ça s’enchaîne ! L’écriture parfaite d’Alexi, associée à des riffs amples, installe une ambiance authentique et inimitable. Le Hate Crew ne manque pas de nous rappeler son côté sombre et ensorcelant sur « Hectare’s Nightmare », et signe son nom en lettres capitales sur « Hexed » avec une mélodie, des changements de rythmes et un chant digne des chefs d’œuvre du groupe. Si COB nous lance une malédiction avec Hexed, elle est une bénédiction pour nos oreilles. [Elisa Constantin] The one true colour Vous ne connaissez pas forcément Forever Still, et pourtant nous pouvons nous livrer à un name dropping impressionnant. Flemming Rasmussen, qui a produit les albums classiques de Metallica, a aidé le groupe dans son travail d’écriture. Signé chez Nuclear Blast, Forever Stilla également sillonné l’Europe avec Lacuna Coil en support de son album précédent. [Entretien avec Maja Shining (chant) par Julien Meurot - Photo  : DR] Maja, peux-tu nous présenter Forever Still ? Nous sommes danois et faisons du metal alternatif. Avec Mikkel Haastrup, nous sommes les principaux compositeurs du groupe. Il tient la basse en live mais enregistre tous les instruments en studio. Quant à moi, je me charge des paroles et du chant. Rune Frisch, votre batteur live, a aussi participé à la composition... C’est exact, il a apporté sa touche « batterie », Mikkel étant plus focalisé sur les instruments à cordes et les arrangements. L’album a été annoncé par un code binaire apparenté à la « matrice ». Nous recherchions exactement ce côté cyber-punk et futuriste. Ces codes représentent les couleurs primaires. Avec ce disque, nous sommes plongés dans un mélange d’Akira et de Blade Runner. Ton chant se fait plus musclé sur ce disque. Pourrais-tu aller plus loin et proposer une combinaison chant clair/chant extrême, comme Tatiana Shmaylyuk dans Jinjer ? Non, je n’ai pas sa puissance dans le chant extrême, et je n’ai pas envie de chanter ainsi. Reste que j’adore ce groupe  : tu as vu juste en le citant. Je devais aller les voir avec Soilwork à Copenhague, mais j’ai dû revendre ma place… Comment va se passer votre prochaine tournée ? Tête d’affiche ou première partie ? Nous allons faire une tournée en tête d’affiche en Europe. Mais si on nous propose le même type de tournée qu’avec Lacuna Coil, nous accepterons sans hésiter. Ils ont été si cools avec nous, et nous avons tellement appris ! Un dernier mot pour la France ? J’étais malade lors de notre dernier passage, et je n’ai pas pu donner ma pleine mesure. La prochaine fois, nous serons à 200%. FOREVER STILL Breathe In Colours Heavy rock Nuclear Blast/ADA Pour ce deuxième album, le moins que l’on puisse dire, c’est que les Danois ont mis les bouchées doubles. La production est béton, les compos plus abouties et surtout Marja Shinning se lâche ! Dès le teasing avec ce code binaire que les informaticiens auront cassé en moins de deux, nous sommes plongés dans l’univers futuriste de Forever Still. Le clip annonciateur de « Rew1nd » n’est pas forcément représentatif, mais la surprise n’en est que meilleure. Sans tomber dans le metal extrême, le chant plus musclé renouvelle la formule et sort le groupe de sa zone de confort. Un disque plaisant qui s’écoute sans modération. Vivement le live ! [Julien Meurot]



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