Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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De retour parmi les fous Après diverses prestations remarquées (Hellfest, Download, Motocultor…), le fameux quatuor genevois de grindcore a décidé de nous balancer un EP en pleine gueule histoire de patienter jusqu’au troisième album studio. [Entretien avec Ladislav « Lad » Agabekov (basse) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Pourquoi sortir un deuxième EP consécutif plutôt qu’un nouvel album ? Parce qu’on a fait une pause de onze ans, et qu’on n’avait pas encore suffisamment de matériel pour un nouvel album et une tournée. On a joué l’EP Uraeus sorti en 2018, et voici six nouvelles chansons qui vont nous permettre de jouer encore live cette année… En attendant le prochain album sur lequel on travaille dans mon studio actuellement. Et puis ça permet d’avoir une actu, de montrer l’orientation qu’on a prise  : c’est Nostromo 2.0 en fait. On a Max aussi, un nouveau batteur monstrueux (NDLR  : ex-Mumakil). Niveau technique et son, je pense qu’on est monté d’un cran. Quel est donc le concept de Narrenschiff ? C’est inspiré du poète strasbourgeois Sébastien Brant, je crois… Oui, Sébastien Brant a écrit cette œuvre en allemand à la fin du XVème siècle, un texte très pessimiste sur la société de l’époque. Narrenschiff signifie « La nef des fous ». Au Moyen-Age on enfermait les fous ou on les chassait de la ville en les faisant embarquer dans une nef (NDLR  : navire à voiles), ce bateau allant forcément à sa perte. En fait, c’est une métaphore de ce qu’on a vécu avec certaines personnes dans Nostromo. Mais on ne fait pas de morale ici. Avec cet EP, c’est plutôt du genre  : « Tenez, prenez ça dans la gueule (rires) » ! Narrenschiff est brutal musicalement, avec peu d’arrangements, à part sur la chanson-titre à la fin. Le nouvel album sera plus édulcoré, avec plus de subtilités et d’intros… NOSTROMO Narrenschiff Grindcore Noise Addict Voici le second amuse-gueule de Nostromo depuis sa reformation d’abord virtuelle en 2016 puis scénique en 2017. Et quelle méchante claque dans la gueule des fans ! Si nos amis helvètes ont décidé de prendre le temps pour peaufiner leur troisième album studio, sur Narrenschiff ils n’y vont pas par quatre chemins (« The Drift » et son gros death/grind en ouverture). Le son signé JohannMeyer (Gojira) est massif et actuel (la basse de Lad n’a jamais été aussi présente), l’ambiance très noire, et Jaja s’époumone à tout va. « Taciturn », déjà entendu en live, se veut plus nuancé et groovy, puis le frontal « Superbia » nous fait retrouver les contretemps d’antan avec son break énorme. L’incroyable riffing de Jéjé Lapin - accompagné par son ancien camarade Max (ex-Mumakil) derrière les fûts - sur les six morceaux fait toujours des étincelles. Seul bémol  : l’EP sonne parfois plus comme du Mumakil que du Nostromo, mais attendons de voir la suite  : work in progress… [Seigneur Fred]
La terre et ses blessures Matthias Settele, tête pensante de King Apathy, revient sur le changement de nom du groupe, ses influences (nombreuses)… et Wounds, le nouvel album. [Entretien avec Matthias Settele (basse) par Norman Garcia - Photo  : DR] Ton groupe, actif depuis 2007, était connu sous le nom de Tränenkind. Pourquoi avoir décidé d’en changer ? J’ai créé Tränenkind en 2007 avec un ami. A cette époque, nous étions au lycée et écoutions des groupes de black metal. Quand nous avons découvert Amesoeurs, Alcest et Dornenreich, nous avons voulu créer de la musique qui sonnait comme eux. Nous avons donc commencé à écrire et enregistrer notre première démo chez des amis. Plus tard, notre batteur a quitté le groupe par manque de temps. En 2012, d’autres amis nous ont rejoints et nous avons commencé à faire des concerts. Au fil du temps, mes goûts musicaux ont changé  : j’ai trouvé de nouvelles inspirations chez Fall of Efrafa, Downfall Of Gaia, Tragedy, Gather, Have Heart, Explosions In The Sky et bien d’autres. Toutes nos paroles sont en anglais, sauf sur la première démo. Nous avons donc décidé que c’était le bon moment pour changer de nom, en anglais. King Apathy reflète plus nos paroles et nos musiques écrites ces dernières années. Vos titres dénoncent le comportement de l’homme qui détruit la nature. Penses-tu que la musique est un bon moyen de combattre ça ? La musique est un bon moyen de faire réfléchir les gens sur la destruction de l’environnement, la pollution, les droits des animaux… Et d’autres idées politiques comme l’anarchisme ou le féminisme. Je suis devenu vegan suite à mon engagement dans la scène punk hardcore. Des groupes comme Fall Of Efrafa et Earth Crisis m’ont ouvert les yeux. Certains membres du groupe sont même straight-edge… Si nous continuons à vivre ainsi, le changement climatique, la pollution des océans et de l’air, ou encore la baisse de la biodiversité rendront la vie impossible sur Terre. Tout irait mieux si les gens réduisaient leur consommation. Il y a 10 000 ans, les hommes vivaient de chasse et de cueillette, étaient en meilleure santé et avaient plus de temps libre que maintenant. Les archéologues et paléoanthropologues ont découvert, ces 30 dernières années, beaucoup de choses intéressantes sur ce que l’homme faisait avant de se lancer dans l’agriculture et la construction des villes. Si vous êtes intéressés par ces sujets, je vous conseille ces livres  : Future Primitive de John Zerzan, et Effondrement  : Comment Les Sociétés Décident De Leur Disparition Ou De Leur Survie de Jared Diamond. Une vie simple, en harmonie avec la nature, devrait être notre principal but. Je sais que, de nos jours, ça paraît difficile. Dans les sociétés capitalistes, il n’existe pour moi qu’un seul mode de vie tenable d’un point de vue éthique et moral  : le véganisme. Manger de la viande mène à la déforestation car les forêts sont détruites pour construire des exploitations bovines et pour produire du soja. Cela pollue, sans parler des traitements infligés aux animaux. Jetez donc un œil sur cette vidéo  : https://youtu.be/UcN7SGGoCNI. Je suis straight-edge parce que je ne veux pas faire partie de de cette société qui trouve son plaisir dans l’abus de substances. Une vie sobre te permet de faire face aux problèmes en utilisant toute ta tête, alors que d’autres iraient se réfugier dans l’alcool ou la drogue. KING APATHY Wounds Post-metal Lifeforce/Season Of Mist 34 METAL OBS’Les influences sur Wounds sont nombreuses. Mais le plus marquant est l’alternance entre les parties brutales et celles qui empruntent au post-rock ses meilleurs mélodies. « The Scars Of The Land » en est le parfait exemple. Et que dire de l’époustouflant « Reverance », de l’intro magnifique de « Cleansing » ou du final de « Revelation Time » ? Le chant hurlé pourra rebuter les novices, mais pour les aficionados, l’alchimie n’en sera que plus belle. Décidément, après le Sacrifices de A Secret Revealed, chroniqué dans notre précédent numéro, le post-metal allemand s’affirme. [Norman Garcia] Centre Culturel Kulturfabrik 116, rue de Luxembourg L - 4221 Esch-sur-Alzette no one is innocent 20 mars 2019 - 20h Perturbator 21 mars 2019 - 20h Der wegeiner freiheit 02 avril 2019 - 20h suffocation + belphegor 16 avril 2019 - 19h Les tambours du bronx 18 octobre 2019 - 20h www.kulturfabrik.lu



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