Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Musiciens sans frontiEres Sur leur quatrième album Part Island, les Anglais de Latitudes, découverts par le label français Debemur Morti, continuent d’évoluer vers des horizons toujours plus atmosphériques… [Entretien avec Jon Lyon (basse) par Seigneur Fred - Photo  : DR] D’où vient le nom du groupe, Latitudes ? Latitudes nous a été suggéré comme nom éthéré, atmosphérique, sans pour autant être trop explicite sur le genre musical. En fait, aucun d’entre nous ne l’aime maintenant, mais c’est ainsi (rires) ! Sur Part Island, Adam Symonds délivre une belle performance vocale… uniquement en chant clair. Nous n’avons jamais voulu avoir de chant extrême dans Latitudes. Dans le précédent groupe d’Adam (Eden Maine), son style était issu du hardcore, c’était intense et brut. A tel point qu’il perdait à moitié sa voix et devait souffler. Cette attitude se répercute à travers son chant clair, toujours blessé. Si les gens veulent des voix extrêmes, il y a des milliers d’autres groupes. Ce disque est autant influencé par le lo-fi que le metal, autant par Low et Gravenhurst que par Fluisteraars et Amenra. Vous venez d’Angleterre, et pourtant votre musique évoque parfois le rock atmosphérique d’Anathema… Je ne crois pas qu’Adam ait déjà écouté Anathema, et nous n’en avons jamais parlé dans le groupe, mais je suis personnellement Anathema depuis l’EP Pentecost III. Je les ai vus en live un paquet de fois, les ai déjà rencontrés, et reste un grand fan jusqu’à l’album A Fine Day To Exit. The Silent Enigma est l’un de mes albums favoris de tous les temps. Il y a donc un lien évident entre notre nouveau disque et ceux d’Anathema entre Eternity et Judgement. LATITUDES Part Island Post metal/sludge atmosphérique Debemur Morti Fan de lo-fi, de drone et de black metal dont les influences étaient déjà palpables dans leurs premiers riffs sur Agonist (2009), Latitudes continue de peaufiner son style avec classe et nonchalance. Et nous bluffe littéralement dans ses atmosphères progressives. Les guitares sont bouillonnantes, lancinantes, nerveuses, aidées par une subtile rythmique presque jazzy mais lourde. Part Island est avant tout très mélancolique, du fait de la voix plaintive d’Adam Symonds. Ce quatrième album risque cependant de ne pas faire l’unanimité auprès des fans de sludge pur et dur croyant entendre là Anathema. Nos Anglais s’en moquent car ils ont au moins le mérite de tracer leur propre voie vers cette île mystérieuse. [Seigneur Fred] OF MICE & MEN HÄMATOM NAPALM DEATH UNLEASHED THY ART IS MURDER BURY TOMORROW QUEENSRYCHE DECAPITATED ROTTING CHRIST ZEAL & ARDOR DEATH ANGEL AVATAR LEGION OF THE DAMNED VERSENGOLD VAN CANTO ENSLAVED CODE ORANGE KISSIN DYNAMITE LIONHEART LORD OF THE LOST NASTY ABORTED GRAND MAGUS UNEARTH BRAINSTORM KRISIUN RISE OF THE NORTHSTAR CRIPPLED BLACK PHOENIX EVERGREEN TERRACE ANAAL NATHRAKH DESERTED FEAR KNASTERBART THE OCEAN AHAB BEAST IN BLACK SKÁLMÖLD GAAHLS WYRD DOWNFALL OF GAIA TWILIGHT FORCE CASPIAN AFTER THE BURIAL MUSTASCH DORNENREICH THE CONTORTIONIST OCEANS OF SLUMBER INGESTED CYPECORE GUTALAX MIDNIGHT GET THE SHOT DYSCARNATE TURBOBIER EVIL INVADERS MR. IRISH BASTARD DUST BOLT NAILED TO OBSCURITY LOATHE LETTERS FROM THE COLONY BURNING WITCHES ENDSEEKER IZEGRIM RECTAL SMEGMA THE LAZYS LIK KAMBRIUM WINDHAND HARPYIE UNPROCESSED HIGHER POWER THE DOGS UNE MISÈRE...and many more !
Inutero Remarqué outre-Manche avec l’album Animus en 2016, Venom Prison accouche à présent de Samsara, brûlot deathcore très brutal… Et très personnel pour sa chanteuse germano-russe, victime de viol dans son ancien groupe. [Entretien avec Larissa Stupar (chant) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Peut-on revenir tout d’abord sur tes origines et ton parcours dans la musique ? Je suis née en Russie et j’ai grandi en Allemagne. J’ai véritablement découvert la musique avec le rock alternatif, vers l’âge de dix ans, grâce à ma sœur qui écoutait alors Nirvana. J’ai tout de suite accroché. Puis j’ai beaucoup écouté Korn, Slipknot, etc, très à la mode sur MTV à l’époque (rires). Après, j’ai découvert d’autres genres plus extrêmes  : death metal, grindcore, punk/hardcore. J’avais déjà envie de rejoindre un groupe mais j’étais un peu trop jeune. On traînait souvent dans les skate parks avec des potes. Un jour, quand j’avais 17 ans, j’ai participé à une manif’anti-nazi et alors rejoint un groupe de beat-down allemand, Mass Strangulation, qui militait dans ce sens. De fil en aiguille, j’ai été dans Wolf Down… Depuis 2015, je chante dans Venom Prison. Pour votre premier album, Animus, vous avez reçu le prix du meilleur groupe par Metal Hammer en 2017. Est-ce que ça a accéléré les choses ? On a su qu’on était nominés grâce aux fans. En plus, on devait probablement être le groupe le plus brutal de notre catégorie. Et on a gagné, à notre grande surprise ! Ça nous a fait drôle, car on a tous grandi en lisant Metal Hammer. Samsara est-il directement en lien avec le précédent album, car l’artwork d’Eliran Kantor (Soulfly, Hatebreed, Loudblast) est très proche ? Et es-tu l’auteure des paroles ? Oui, j’ai tout écrit. Il s’agit d’une approche plus personnelle ici. Samsara et Animus sont liés car ils traitent des problèmes liés au rôle de la femme dans notre société  : la procréation à des fins commerciales, l’industrialisation affreuse qui a lieu dans certains pays (Etats-Unis, Inde)... Samsara traite aussi de la misogynie et du viol à travers une métaphore bouddhiste qui évoque le cycle de la renaissance après la souffrance. VENOM PRISON Samsara Deathcore Prosthetic/Soundworks 26 METAL OBS’Si vous étiez passés à côté d’Animus il y a trois ans, c’est l’occasion ou jamais, avec ce second album, de découvrir le méchant mélange punk/hardcore/death metal de nos voisins britanniques. Mené par l’ex-chanteuse de Wolf Down, Venom Prison va d’emblée réchauffer vos esgourdes en cette fin d’hiver et annihiler au passage toute résistance machiste grâce à des paroles profondes et engagées (« Matriphagy », « Uterine Industrialisation »). Outre les cris de la très énervée Larissa Stupar dont la force en live semble résider dans sa chevelure, tel Samson dans l’Ancien Testament, les musiciens balancent une avalanche de riffs tranchants sur des mosh parts endiablées, ou de furieuses accélérations, sans oublier quelques soli bienvenus dans ce monde de brutes. A l’heure de la mondialisation de la PMA, du mouvement MeToo et peut-être de la fin de l’omerta sur les viols en Inde, Samsara réveille les consciences tout en vous secouant l’échine ! [Seigneur Fred]



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