Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
Metal Obs' Mag n°87 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 40,8 Mo

  • Dans ce numéro : tire son epingle du jeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Chevauchee fantastique Enfant du Pays basque espagnol, Childrain allie à la perfection dans son 4ème album Silver Ghost l’intensité du death, les soli épiques du heavy metal, et un vrai sens de la mélodie. [Entretien avec Iñigo Bengoa Castaño (chant) par François Capdeville - Photo  : DR] Comment Childrain a-t-il démarré ? Nous sommes un groupe basque formé en 2008. Notre premier concert s’est fait avec Soulfly ! Depuis, nous avons remporté de nombreux concours et avons tourné avec Gojira, Napalm Death, Atreyu et Hatebreed. Qui est le fantôme d’argent (The Silver Ghost) ? C’est une métaphore de notre corps astral, notre âme si tu préfères. J’ai expérimenté tellement de voyages astraux, d’expériences hors de mon corps… Bien que je ne sois pas religieux, je crois qu’il y a une relation avec des réalités, des dimensions différentes. Vous allez penser que je suis fou, non (rires) ? L’album sonne très épique. De quel titre es-tu particulièrement fier ? « Eon » et « The Silver Walker » sont très représentatifs de notre identité. Le premier est une chanson d’amour avec un beat très puissant et une double caisse folle, le second est une histoire sombre et dense sur la pré-naissance. Nous avons expérimenté comme jamais auparavant. Votre musique et vos paroles reflètent-elles votre identité ? Le Pays basque est une nation courageuse qui possède sa propre langue et sa propre histoire. Il a connu des influences nordiques et celtiques. Voilà pourquoi le metal est pour nous un moyen d’expression évident. Dans mes paroles, j’ai tendance à être universel, mais il y a un sentiment basque que nous chantons parfois en euskara, notre langue maternelle. Pouvez-vous décrire la scène metal en Espagne ? Il n’y a pas vraiment de scène metal à proprement parler, et quand il y en a une, elle est polarisée sur les grandes villes. Il y a beaucoup de groupes mais peu de soutien des institutions. Il y a beaucoup de concerts le week-end mais pas assez de fans qui répondent présent. C’est la triste réalité dans ce pays où le reggaeton est le style le plus écouté. Concernant Childrain, nous bénéficions de plus d’écho dans le nord de l’Europe. Quels sont les groupes qui vous ont le plus influencés ? J’aime bien Bad Religion, NOFX, les Beatles, Pink Floyd… mais aussi Pantera, Lambof God et Gojira. Sur les premiers albums, nous avons essayé d’être fidèles à ce que le metal est supposé être, mais nous avons également des vibrations punks, des touches hardcore, et des riffs rock’n roll. CHILDRAIN The Silver Ghost Death mélodique Graviton Le 4ème album de Childrain est une pièce d’orfèvrerie qui sonne comme une épopée ancestrale impétueuse. La section rythmique est carrée et puissante. Les chœurs et les refrains révèlent un sens très aigu de la mélodie. Bref, cet album est une invitation à vivre une chevauchée fantastique, à travers une nature tourmentée. « Wake The Ghost », le premier titre, nous met tout de suite au parfum. Une merveille. « Valley Of Hope » nous fait poursuivre la cavalcade. Et « The Silver Walker » ? Ecoutez bien… Majestueux. Fans de mélodies épiques et de death, cet album est pour vous. [François Capdeville] Vent de liberte Le retour de The Picturebooks se veut honnête, sauvage, teinté de blues transpirant… [Entretien avec FynnClaus Grabke (chant/guitare) par Aline Moiny] Vous allez sortir votre 5ème album le 8 mars… Le nouvel album, The Hands Of Time, est la meilleure chose que nous ayons faite dans notre vie. Il est le plus honnête possible, que ce soit au niveau des paroles, de la composition, et de la façon dont nous l’avons enregistré et produit. Il parle d’accepter la vie telle quelle est à l’instantt, avec ses hauts et ses bas. Nous voulions aussi apporter un peu de fraîcheur en utilisant de nouveaux instruments  : du piano, une mandoline, des carillons et d’autres percussions assez cool que nous avons, pour la plupart, fabriquées nous-même. L’autre chose super cool est la participation de Chrissie Hynde, des Pretenders, sur notre chanson « You Can’t Let Go ». Nous avons toujours compté parmi ses fans, et on nous avait proposé de jouer au festival Harley Davidson à Saint-Tropez en 2017. Pretenders était la tête d’affiche. Après nos balances, Chrissie est venu nous dire qu’elle avait apprécié notre musique. Nous avons passé le reste de la journée avec elle, et nous nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup de points communs. Et on a décidé de rester en contact. Deux semaines plus tard, je lui ai écrit pour savoir si elle voulait faire une chanson avec nous et en deux minutes, elle me répondait oui. Le problème était que nous n’avions même pas de chansons… Nous sommes allés au studio pendant 48 heures non-stop et nous avons écrit et enregistré la chanson. Nous lui avons envoyé et elle a adoré. Une semaine plus tard, les enregistrements étaient terminés  : Chrissie était sur l’album. Ce sont des trucs comme ça qui font de cet album un album vraiment spécial. Nous continuons à enregistrer beaucoup de choses dans notre garage, à côté du studio. On a deux micros placés à trois mètres de nous. Cela nous permet de créer ce son spacieux, avec de la reverb’, comme nous avions sur les albums précédents. Nous avons aussi un vrai studio à notre disposition. Ça nous permet de nous concentrer sur la production, sur les chansons, comme jamais auparavant. Il me semble qu’il y avait une identité particulière quand vous étiez trois, et une autre maintenant. Pour nous, Imaginary Horse est notre premier album. Tout ce qui a été fait avant est un autre projet qui avait le même nom. Vous avez mis en ligne une vidéo, il y a deux ans, qui présentait votre façon de travailler sur l’album. Comment vous est venue cette idée ? On a pensé que ce serait cool de montrer comment nous vivions et comment on enregistrait. Nous étions dans une situation où nous devions choisir entre un job « normal » dans une petite ville ou créer notre propre monde, tout donner, travailler sept jours sur sept pour faire ce qu’on fait maintenant. C’est pourquoi nous avons construit le studio avec le garage à motos et la rampe de skate. Les autres groupes ont des choppers et du skateboard dans leurs vidéos pour montrer comme ils sont cools. Nous, nous ne prétendons rien. C’est ce que nous faisons réellement. THE PICTUREBOOKS The Hands Of Time Blues garage Century Media/Sony S’il fallait résumer The Picturebooks, duo allemand (Fynn, chant/guitare, et Philipp, percus) exilé aux States, il y aurait du blues, du garage, des motos et du skate. Le décor ainsi planté, vous pouvez accéder à The Hands Of Time, un album empreint de liberté. Passant de l’échange passionné avec Chrissie Hynde des Pretenders sur « You Can’t Let Go » au rock brut d’« Electric Nights », les deux compères poursuivent leur épopée américaine et nous délivrent un troisième volet DIY, enregistré à moitié dans leur garage et à moitié dans leur studio. Le son, spacieux, laisse place à l’évasion et au rock blues poussiéreux. The Picturebooks continue ainsi d’explorer un rock crasseux qui vous collera à la peau. [Aline Moiny]
Sous le charme Après un premier album intéressant mais discret en 2007, les trois ex-musiciens d’Eluveitie - dont la charmante Anna Murphy - nous livrent The Spell, un concept-album enivrant où la mort a rendez-vous avec l’amour. [Entretien avec Anna Murphy (chant, vielle, flûte) et Merlin Sutter (batterie) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Vous êtes de retour avec The Spell, deux ans à peine après This Is The Sound. Comment sont nées ces nouvelles chansons ? Anna  : Le processus d’écriture et d’enregistrement a pris environ un an. La chanson « Love », par exemple, était déjà en cours d’élaboration quand nous tournions pour notre premier album. Dès qu’on est rentré à la maison, on s’est focalisé sur The Spell. Merlin  : Nous avons tenté une approche différente. On est entré en studio avant que les chansons soient toutes écrites et composés, et on a travaillé sur de nombreuses idées durant l’enregistrement. C’est l’essence même de ce nouvel album, le développement de notre propre son. Dans Cellar Darling, contrairement à Eluveitie, le recours aux instruments folkloriques n’est pas systématique. Et il y a un côté Dark et progressif dans vos chansons… Anna  : Tout est naturel, on ne planifie rien. J’ai une formation classique, donc c’est génial pour moi de pouvoir intégrer ces éléments dans notre musique. Mais on ne veut pas se limiter. Voilà pourquoi certains morceaux ont une touche folklorique et d’autres non  : tout dépend si ça colle. Ce que nous voulons, c’est créer de la musique, pas utiliser des sonorités existantes, ce qui est souvent le cas dans le genre folk metal. Y a-t-il des invités sur The Spell ? Et pourriez-vous inviter un jour votre ancienne camarade Meri Tadić (ex-Eluveitie) pour jouer du violon ? Oui, Fredy Schnyder joue du piano, quelques parties d’orgue Hammond, et Shir-Ran Yinon joue du violon sur deux chansons. Je suis toujours en contact avec Meri  : nous avons un side-project qu’il faudra tirer de son sommeil prochainement. CELLAR DARLING The Spell Metal atmosphérique Nuclear Blast/ADA 12 METAL OBS’Nos p’tits Suisses ont définitivement tourné la page Eluveitie et grandi, comme l’atteste cette nouvelle œuvre ambitieuse et riche en émotions. The Spell, concept-album qui narre une impossible idylle entre l’amour et la mort, vous berce progressivement, vous cajole… Et vous transporte six pieds sous terre à travers les sentiments forts (« Pain », « Death », « Love ») exprimés par Anna Murphy. Comme dans les comédies sentimentales où la star crève l’écran, chez Cellar Darling c’est la charmante vielliste, jadis révélée et presque étouffée dans Eluveitie, qui nous renverse (« Insomnia ») avec son organe vocal égal à celui d’Anneke Van Giersbergen (The Gentle Storm, ex-The Gathering) pour qui le trio helvète a ouvert en 2016. Un magnifique disque de metal atmosphérique personnel et mature, aux touches folk subtiles et modernes, à classer aux côtés du Mandylion de The Gathering et In A Reverie de Lacuna Coil. [Seigneur Fred] BRAND NEW STUDIO ALBUM FROM MIKE TRAMP « STRAY FROM THE FLOCK » OUT 1/3 2019 CD (DIGIPACK) LTD DOUBLE LP GATEFOLD ORANGE VINYL 180G (LTD. 500 COPIES) DOUBLE LP GATEFOLD BLACK VINYL 140G CASSETTE (LTD. 300 COPIES) ALSO OUT ON MIGHTY MUSIC SCANDINAVIAN PREMIER ROCK/METAL LABEL ORDER AT TARGETSHOP.DK/MIGHTYMUSIC.DK



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