Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Au sommet Soen avait enchanté la rédaction il y moins de deux ans avec le monumental Lykia. C’est donc l’heure de la confirmation, avec la sortie du quatrième album  : Lotus. [Entretien avec Martin Lopez (batterie) par Norman Garcia - Photo  : DR] Il s’est passé un peu moins de deux ans entre les sorties de votre précédent album Lykia et Lotus. Etait-ce important pour vous de faire un nouvel album aussi rapidement ? Nous voulions faire un nouvel album le plus rapidement possible sans compromettre notre musique et le résultat final. Si nous avions eu besoin de plus de temps, la sortie aurait attendu. Nous ne ressentons pas de pression, en tout cas. Bon, il y aura toujours des gens qui voudront un certain type d’album plutôt qu’un autre. Tout ce que nous pouvons faire, c’est écrire pour nous-même et sortir un meilleur disque que le précédent. Votre façon de composer vos morceaux a-t-elle évolué ? Nous avons une formule à laquelle nous revenons naturellement, mais il y a quand même quelques nouvelles donnes. Le groupe en entier est désormais plus concerné par l’écriture, alors qu’avant, c’était plutôt Joel (NDLR  : Ekelöf, chant) et moi. Et qui écrit les paroles ? Celui qui présente un thème digne de figurer sur l’album et qui s’intègre parfaitement avec la musique. Sur Lotus, Joel et moi avons écrit la majorité des paroles, mais Stefan et Lars en ont aussi écrites. Vous continuez à explorer le côté obscur de l’homme avec des titres comme « Lascivious » (obscène, en français) ou « Lunacy » (démence). D’où vous vient cette inspiration et voyez-vous encore des signes pouvant redonner espoir en l’homme ? Certains sujets proviennent de notre vécu, et d’autres sont simplement une réflexion sur ce que l’on peut voir. Bien sûr, nous gardons espoir en l’homme. Mais cet espoir se perd presque toujours quand les plus faibles se battent contre les plus forts. Venons-en à la production de l’album. Votre précédent effort a été enregistré en utilisant un équipement analogique. Qu’en est-il de Lotus ? Nous ne nous sommes fixé aucune limite cette fois et avons confié le job à David Castillo et Iñaki Marconi (NDLR  : Ghostward Studios et Studio 6). Nous avons travaillé avec ce qu’ils avaient en studio  : de l’analogique et du numérique. Quel est le sens de l’illustration sur la pochette de Lotus ? Tout et rien. La pochette est chargée spirituellement  : c’est à son observateur d’en imaginer le sens. Vous devez être impatients de jouer vos nouveaux titres sur scène. Oui. Nous ne pouvons pas être plus heureux et fiers de la façon dont Lotus sonne, et partager ces chansons avec le public sera un réel plaisir ! Concernant votre précédent album, d’où vous est venue l’idée de sortir un Lykia revisited ? Notre maison de disques nous a donné la possibilité de sortir une seconde version de Lykia, sachant que le son de cet album pouvait être amélioré. Nous avons donc réalisé un nouveau mastering, et avons ajouté quelques titres live qui nous semblaient vraiment bons. Tu noteras que je n’ai fait aucune allusion à Tool et Opeth, groupes auxquels on compare souvent Soen… Nous n’avons aucun problème avec le fait d’être comparé à ces groupes, ni même d’apparaître dans la même phrase qu’eux. SOEN Lotus Metal progressif Silver Lining Le titre d’ouverture de l’album, « Opponent », démarre avec un riff heavy à souhait. La basse y est omniprésente et certaines ambiances font penser à Pink Floyd. Sur le second titre, « Lascivious », Soen applique la même recette avec ce son de basse toujours aussi délicieux, un riff béton et un passage encore digne du Floyd. Le troisième morceau, « Martyrs », est sans doute un des points culminants de l’album. Puis « Lotus » vient apporter une petite accalmie. C’est peut-être le titre le plus faible du disque, bien que le solo en son milieu ne soit pas dénué d’intérêt. Difficile de trouver des défauts à cet album. Il est truffé de mélodies envoûtantes, de riffs efficaces, les patterns de batterie sont excellents et le chant est maîtrisé de bout en bout. Avec Lotus, Soen marque définitivement les esprits et atteint son Everest. [Norman Garcia] METAL OBS’7
On parie sur... Zenith, Paris, 21 novembre Nous avons rencontré Yonaka, jeune combo made in Brighton, deux heures avant l’ouverture du show de Bring Me The Horizon. L’occasion de parler du nouvel EP Creatures, sorti en octobre  : 4 titres heavy pop, à la croisée des genres, comme savent si bien faire nos voisins anglais. [Entretien avec Theresa Jarvis (chant), George Edwards (guitare), Alex Crosby (basse, claviers) et Robert Mason (batterie) par François Capdeville - Photo  : DR] Vous montez sur scène dans deux heures. Comment vous sentez-vous ? Très bien, merci ! On est plutôt excités. On a pris le temps de se détendre, de prendre une bière et de découvrir la salle. Nous aurons certainement des papillons dans le ventre une heure avant, comme d’habitude. Mais quand il faut y aller, il faut y aller. Ça fait partie du job. C’est votre première tournée européenne ? On a enchaîné les concerts au Royaume-Uni et, effectivement, c’est la première fois que l’on fait une tournée en dehors, même si l’on a déjà fait des shows sur des festivals en Europe. C’est donc une nouvelle étape dans notre jeune carrière. En tout cas, nous sommes très fiers. Nous avons beaucoup de retours positifs, nous voyons les gens prendre du plaisir à écouter notre musique et à nous voir sur scène. Ils viennent nous remercier après le show. Votre premier EP, Creatures, est sorti en octobre. Qu’avez-vous voulu raconter à travers les quatre titres ? Les paroles parlent des pulsions, ces choses essentielles à la vie qui nous font avancer… Les pulsions de l’amour, par exemple. Il y a des choses très personnelles que l’on a vécues quand on était plus jeunes. Quelles sont vos principales influences ? Theresa  : Toute petite, j’ai écouté plein d’icônes de la pop music comme Michael Jackson ou Whitney Houston. Adolescente, j’ai eu une période plus indie, j’écoutais beaucoup Amy Winehouse. Dans mon panthéon d’artistes, il y a Jeff Buckley, évidemment. J’aime plein de choses très différentes, qui vont des productions Motown à de la pop actuelle. J’ai appris à chanter toute seule avant de me perfectionner plus tard. Je crois que j’ai dû saouler ma famille pendant des années. Robert  : Je viens du classic rock et du hard rock. J’ai beaucoup écouté Led Zep grâce à mon père qui passait ça en boucle à la maison. J’écoute aussi pas mal de hip hop. George  : J’écoutais les CD que ma mère m’offrait à Noël (rires) ! J’ai fini par jouer de la guitare à 16 ans et puis c’est devenu une passion… La guitare fait partie de ma vie, maintenant. 8 METAL OBS’Alex  : De mon père, je tiens les Floyd, et de ma mère, les titres Motown. Mon métissage musical s’est achevé grâce à mon grand frère qui m’a initié au néo metal type Limp Bizkit. J’écoute aussi du progressif  : du Tool, du King Crimson. Si l’on passe au shaker vos influences et vos goûts musicaux, on se retrouve avec un cocktail de genres. Vous faites de la pop avec des riffs heavy, c’est bien ça ? Oui, en quelque sorte. Tu sais, on fait vraiment ce qu’on aime. C’est organique. On ne cherche pas à coller à un genre en particulier. Quelle est votre actualité ? On va sortir notre premier album en 2019. Et nous allons ensuite repartir en tournée. On travaille tous les jours pour faire des titres et des vidéos pour la promo. Votre album devait sortir en 2018, à l’origine. On a beaucoup travaillé, nos concerts nous ont mobilisé pendant pas mal de temps, et puis peutêtre qu’on n’était pas tout à fait prêts. Nous avons testé nos chansons, et attendu d’avoir plus d’expérience aussi, en sortant Creatures. On a décidé d’attendre le bon moment pour sortir l’album, et le bon moment c’est maintenant. Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ? L’amour, évidemment, et la colère qui sont interdépendants et nous donnent envie d’aimer la vie. Voir nos amis être heureux dans leurs choix de vie… C’est très inspirant de voir les gens récompensés pour leurs efforts. On aime bien quand des situations de challenge se transforment en opportunités. Un mot pour le public français qui va vous découvrir ? We’re crazy for you !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :