Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Avis de tempete Nous avons rencontré Jonas Ekdahl, batteur d’Evergrey, à l’occasion de la sortie de leur onzième album, The Atlantic. Un album sombre et de belle facture qui invite à une véritable expédition sonore à travers les éléments déchaînés. [Entretien avec Jonas Ekdahl (batteur) par François Capdeville - Photo  : DR] Comment décrirais-tu cette onzième production d’Evergrey ? The Atlantic est la touche finale d’une trilogie démarrée en 2014 avec Hymn For The Broken. C’est un album sombre, dense, dynamique et qui propose plusieurs lectures sonores. Il parle de nos expériences dans la vie et des sentiments éprouvés  : amour, colère, désespoir, joie… Quoi de mieux qu’une expédition maritime pour exprimer tout cela ? Nous avons travaillé dur pour le produire, et Tom chante mieux que jamais. Cet album est-il suffisamment différent pour dire que vous avez atteint un nouveau niveau de maturité ? Tout s’est fait de manière naturelle, à l’instinct. The Atlantic est dans la continuité de nos précédentes productions, mais nous avons été encore plus exigeants sur la qualité apportée à la production. Quel est ton titre préféré ? J’aime beaucoup « Departure », qui a une trame acoustique. Ce titre nous faisait du bien et nous permettait de nous poser après des journées intenses. La mélodie est très enveloppante, je trouve. J’aime également « Ocean » qui est très massif, très heavy. Ecoute la fin  : un véritable déluge de batterie. Ce titre apporte une belle couleur à l’album. Comment te sens-tu, maintenant que l’album est sur le point de sortir ? Je suis très excité. Nous étions dans notre bulle depuis février jusqu’à octobre. C’est maintenant une nouvelle étape qui commence  : nous allons à la rencontre des journalistes et de nos fans. Nous avons des release parties programmées en Suède en janvier. En mars, nous avons quelques dates avec Kamelot. Ensuite, nous démarrons notre tournée européenne de 5 semaines. Qu’est ce qui te motive encore ? Ça va te paraître évident et mièvre  : l’amour et la musique. Je suis content de m’être réalisé grâce à la musique. J’ai fait de ma passion un métier et je continue à apprendre tous les jours. Il faut parfois se satisfaire de ce que l’on a, et se concentrer dessus pour grandir. De la formation originale, Evergrey n’a conservé que Tom. Comment Evergrey arrive à maintenir une identité si forte et cohérente ? Tu sais, Tom a une vraie passion pour Evergrey. C’est sa vie. Il a une vision claire du chemin à prendre pour faire grandir le groupe. En même temps, Evergrey s’est nourri de tous les artistes qui se sont succédé. Chacun a donné le meilleur de lui, que ce soit en live ou en studio.
PRÉSENTENT LA SÉLECTION MENSUELLE «...comme si Tool avait croisé Neurosis. » « Un monstre de mélodie et de puissance. Une qualité de composition toujours indéniable. Album du mois Metal Obs Mag » « Toujours autant inspiré et soigné, Rotting Christ soigne à nouveau ses fans avec ce nouvel opus. » « Au sommet de son art, Soen marque définitivement les esprits et atteint son Everest. SVP AFM dépêchez REvous de découvrir enfin ce groupe ! » NAILED TO OBSCURITY BLACK FROST Doom/death metal mélodique Nuclear Blast/ADA Nailed To Obscurity a visiblement mûri, tout en conservant les atouts de son troisième album King Delusion chroniqué ici-même il y a deux ans, à savoir  : puissance, spleen profond, et chansons dynamiques. Désormais plus subtile, progressive (la chanson-titre de sept minutes) et moins heavy triste, la musique du quintet allemand joue avec le contraste. Les compos sont plus nuancées mais toujours aussi menaçantes, grâce aux terribles growls de Raimund Ennenga (Burial Vault). Les guitares rappellent les premières heures d’Opeth et Katatonia, bien sûr, sauf qu’il n’y a plus cette binarité systématique (le troublant « The Aberrant Host » aux airs triptykoniens). Produit de nouveau avec maestria par V. Santura (Noneuclid, Dark Fortress, Triptykon) au Woodshed Studio en Bavière, ce Black Frost convainc totalement. Et la tournée actuelle risque de vous faire broyer un peu plus de noir en ces temps froids. [Seigneur Fred] O.R.k RAMAGEHEAD Rock alternatif/progressif KScope/Snapper Music Le supergroupe réunissant des musiciens considérés par certains comme avant-gardistes nous offre un second album plus personnel, plus ciblé. Les influences, venant de chacun des protagonistes, finissent par se retrouver dans des mélodies communes, des compositions concises, bluffantes de par leurs univers si particuliers. La présence de Serj Tankian (le chanteur de System Of A Down nous dévoile une facette inconnue de son talent) permet même à l’un des morceaux de flirter avec la perfection. O.R.k touche les étoiles, et vous propose d’embarquer à ses côtés avec Ramagehead. [Jérémie Bennard] AXL ROSENBERG, CHRISTOPHER KROVATIN SAGA METAL Metallographie Huginn& Muninn/Dargaud Compagnon idéal de l’addictif Tout L’Art Du Metal (2013, même éditeur), Saga Metal en reprend le format 28x26 cm et pratiquement le chapitrage par sous-famille musicale  : du proto-metal au djent. Photos studio et live, pochettes de disques et couvertures de magazines égayent un gros texte (par sa police) historique destiné aux fans novices et de niveau intermédiaire. La prose de l’auteur Axl Rosenberg, rédacteur-en-chef (notion incongrue ici) du très décrié site web Metalsucks, est plus vulgaire que teintée d’humour, et sa traduction anglais-français visiblement expédiée dans le cadre d’un job alimentaire. On sourit pourtant parfois, à l’évocation des stars tueuses Varg Vikernes (Burzum) et Bard Eithun (Emperor), que les journaleux sans prime de risque interviewent désormais à reculons. Et on s’instruit, lorsqu’Eyal Levi, formateur en ligne chez Nail The Mix, disserte sur les triggers des doubles grosses caisses qui permettent aux batteurs pressés d’exploser les chronos. Pour autant, saga n’est pas synonyme d’encyclopédie. De celles, référentielles, que publie Huginn& Muninnsur les univers Marvel et DC Comics. Métalleuses, métalleux, à vos manuscrits pour combler cet insupportable vide culturel ! [Jean-Christophe Baugé] SULPHUR AEON THE SCYTHE OF COSMIC CHAOS Death metal Van/Soulfood Ce troisième méfait de Sulphur Aeon pourrait bien faire trembler certaines formations établies sur la scène death/black metal européenne. « Deutsche Qualität » oblige, la musique très professionnelle de ce jeune quintet originaire de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie vous clouera d’abord au mur avec sa production carrée (un peu trop même), avant de vous crucifier sur place par ses riffs en béton armé et ses soli malsains. Sachant varier le tempo avec intelligence au lieu de balancer des blasts beats à foison comme c’est souvent le cas dans le genre (le faux rythme de « The Summoning Of Nyarlathotep ») , les Allemands déploient une énergie puissante, occulte, à faire pâlir Helmuth de Belphegor (l’énorme « Veneration Of The Lunar Orb »). Reste à confirmer en live. [Seigneur Fred]



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