Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
Le retour du fils de Flotzilla Michael Spencer, bassiste de Flotsam & Jetsam, a connu le passage de relai avec le futur ex-Metallica Jason Newted en 1986. Avant d’être viré comme un malpropre, six semaines avant l’enregistrement de No Place For Disgrace en 1988. Sans tentation victimaire, il décrypte pour nous les allusions du nouvel album The End Of Chaos au tout premier de la série. [Entretien avec Michael Spencer (basse) par Jean-Christophe Baugé - Photo  : DR] Est-ce que les textes de The End Of Chaos tapent sur les politiques ? Il y a effectivement de la satire politique et sociale. Parfois tout se barre en vrille, parfois l’espoir reprend le dessus… Eric (NDLR  : Knutson, chant) écrit sur les difficultés que ses amis ou lui-même rencontrent au quotidien. Mais pour donner le change, on a une chanson sur Flotzilla, notre monstre reptilien de 8 m de haut. Celui du premier album, avec votre pochette la plus laide ? A l’époque, les pochettes d’Iron Maiden étaient la référence absolue. Flotsam And Jestam a tenté un coup à la The Number Of The Beast pour Doomsday For The Deceiver (1986)… mais n’a pas choisi le bon artiste. Le contraste est saisissant avec l’album suivant, No Place For Disgrace (1988). L’artwork a spécialement été créé par Boris Vallejo, qui n’avait pourtant jamais manifesté d’intérêt pour le thrash (NDLR  : l’illustrateur américain d’heroïc fantasy, maître de l’aérographe, avait précédemment réalisé les pochettes des albums Take No Prisoners de Molly Hatchet, Penetrator de Ted Nugent, et The Utimate Sin d’Ozzy Osbourne). Il semble exister une saine compétition entre Michael Gilbert et SteveConley, vos deux solistes de génération différente… Je parlerais plutôt d’émulation. Ils se nourrissent du jeu de l’un et l’autre, et se challengent pour rester créatifs. Sur notre set en tête d’affiche, on a d’ailleurs prévu un duel de guitares à la fin de « Smoked Out », sur un groove imprimé par Ken (NDLR  : Mary, batterie) et moi-même. Comment avez-vous embauché Ken Mary (Alice Cooper, House Of Lords, Chastain) ? Quel batteur est-il, comparé à Jason Bittner ? C’est SteveConley qui nous l’a présenté. Il avait travaillé avec lui sur plusieurs projets en Arizona et dans son studio. En tant que binôme dans cette nouvelle section rythmique, je peux t’affirmer qu’il est sacrément talentueux et créatif, tout comme Jason pouvait l’être, mais avec un background différent. Sa précision me force à bien placer mes lignes de basse, tantôt en 42 METAL OBS’soutien de la batterie, tantôt en complément des riffs de guitares. L’un des aspects les plus cools du metal pratiqué par F&J est qu’il donne voix au chapitre à tous les membres du groupe. Qui a casté le duo d’acteurs Grace Palmer/Jason Alley pour le clip de « Demolition Man » ? Le réalisateur, Jeremy Tremp, qui était déjà à l’œuvre sur notre clip « Life Is A Mess » de 2016. On a tourné dans l’un de ses entrepôts, avec toute son équipe de production. Avez-vous gardé contact avec les ex-membres du groupe (Jason Newsted, basse, 1982-1986/Jason Ward, basse, 1991-2012/Craig Nielsen, batterie, 1997-2011…) ? Michael est toujours en relation avec Jason Newsted. Et lorsqu’il nous arrive de jouer à Orlando et à Las Vegas, où habitent respectivement Jason Ward et Craig Nielson, on les invite à nous rejoindre sur scène. Personne ne pourra nous reprocher de nous brouiller avec nos ex-membres (rires). FLOTSAM AND JETSAM The End Of Chaos Thrash AFM/Season Of Mist Symboliquement, Flotsam And Jetsam boucle un long chapitre de sa carrière en réintroduisant dans le nouvel atrwork son logo historique et sa mascotte Flotzilla. Le monstre gentil - mais moins que Casimir (cf. L’Ile Aux Enfants) - déjà vainqueur du Démon par K.O. sur la pochette du premier album Doomsday For The Deceiver (1986), sauve ce qui reste de la statue de la Liberté dans un monde dystopique en proie aux flammes. Cet album thrash, ouvert au heavy dans les limites du raisonnable, ne dépareille pas dans la discographie du groupe. Lorsqu’ils se challengent l’un l’autre, les solistes Michael Gilbert et SteveConley sont capables de riffs tranchants comme des rasoirs  : ceux de « Control », speed de la mort porté par le niveau technique stratosphérique de Ken Mary (batterie, ex-Alice Cooper). Mais c’est le chanteur Eric Knutson - le plus régulier de la quinzaine d’anciens et de nouveaux membres de F&J répertoriés sur Wikipedia - qui leur tient la dragée haute. Ici, pas de growls de Macaron le Glouton (cf. 1 Rue Césame) et encore moins de gruiks caverneux. Le chant thrash « canal historique » est de l’école Belladonna (Anthrax), en opposition à celle de Zetro (Exodus)/Blitz (Overkill). Ne manque que les images pour voir le quintet transpirer la testostérone. Celles du Wacken 2017 ? Une campagne de financement participatif serait sur les rails pour sortir un blu-ray… [Jean-Christophe Baugé] OVERKILL The Wings Of War Thrash Nuclear Blast/PIAS On n’a jamais deux occasions de faire une première bonne impression. Et Overkill, thrash band de la côte Est étatsunienne aussi qualitatif qu’Anthrax et Nuclear Assault, a peut-être pâti d’avoir présenté un premier album, Feel The Fire (1985), moins référentiel que son successeur, Taking Over (1987). Depuis la fin de son contrat avec Atlantic en 1995, le groupe joue plus ou moins la carte de la radicalité, et œuvre en sous-marin sans jamais décevoir. The Wings Of War, 19ème album studio en 39 ans de carrière, est produit par le bassiste historique D.D. Verni et le guitariste soliste Dave Linsk. Qui offrent un boulevard au nouveau batteur Jason Bittner, ex-Shadows Fall et remplaçant de Ron Lipnicki. Des descentes de fûts au phaser aux combats de rue au taser, il n’y a qu’un jet de pavé  : « BelieveIn The Fight » entre en résonance avec la France des gilets jaunes en colère. Avec, en sus, un parfum d’Anthrax (le guitariste Dan Spitz a fait partie du groupe en 1981). Le chant parfois poussé et braillard de Bobby « Blitz » Ellsworth (« Bat Shit Crazy », en référence à la mascotte ailée du groupe, « Out On The Road- Kill ») est un majeur dressé au-dessus d’un poing serré. « Where Few Dare To Walk », écho d’un Metallica période « (Welcome Home) Sanitarium », est le petit caillou dans la chaussure qui envoie balader la banalité. Le cocktail est-il assez pimenté pour que les prescripteurs de tendances préfèrent le groupe à Exodus ou Testament pour évoquer un « extended » Big Four of thrash ? Premiers éléments de réponse sur l’unique date française au Trabendo le 23 mars 2019, avec deux autres légendes US de l’underground  : Destruction et Flotsam And Jetsam. [Jean-Christophe Baugé]



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :