Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2019, L’ANNÉE DE L’EXPORT Kadinja, groupe français de djent (style de metal progressif aux rythmes syncopés), nous raconte la sortie de son second album Super 90’  : un hommage aux souvenirs d’enfance des plus anciens du groupe. [Entretien avec SteveTréguier (basse) et Morgan Berthet (batterie) par François Capdeville - Photo  : DR] Vous venez de mettre en vidéo « The Modern Rage », un de vos titres phares. Est-il un manifeste ? Morgan  : On ne veut pas aller si loin (rires). Nous voulions juste traiter de cette maladie moderne qu’est l’indifférence. On ne s’écoute plus, on regarde le monde à travers le prisme du smartphone. Mais, attention, nous ne voulons pas nous ériger en donneurs de leçon. Nous avons conscience qu’on fait partie du système. Steve  : C’est ce que nous avons voulu montrer dans notre clip. Dans cette salle de classe qui chahute, personne ne s’écoute, chacun fait à sa guise. Mais on traite de l’indifférence avec légèreté. Même si, dans nos vies personnelles, nous avons des convictions sur les grands problèmes de société, Kadinja n’a pas vocation à faire du militantisme. Super 90’est un hommage, comme son nom l’indique, à l’univers visuel et sonore de vos années 90. Quelles sont vos principales influences musicales ? Moi, je suis trop jeune pour avoir vécu ces années 90. Je suis issu du hardcore et du metal bien bourrin, même si j’écoute plein de trucs à côté. Si je devais citer un groupe fétiche, ce serait Terror, les papas du punk-hardcore. Morgan  : Comme Pierre (NDLR  : guitariste et membre fondateur de Kadinja), je grandi avec le néo-metal  : Deftones, Korn, Limp Bizkit… qui sont très loin de la technique que nous injectons dans Kadinja. Mon album de chevet est Issues, de Korn. Quel est votre titre préféré de Super 90’ ? Steve  : « Véronique » est un des titres qu’on aime bien se mettre dans le van pour voir comment il sonne. Il y a plein de séquences hyper techniques, des plans improbables, et on en a bavé pour la maitriser. On aime bien sa montée progressive et sa fin bien massive. Morgan  : Je suis également assez fan d’« Icon », qui n’est pas ultra-technique, mais le refrain défonce et l’atmosphère est hyper prenante. Vous avez signé avec Arising Empire. Qu’attendez-vous de cette collaboration ? Steve  : A l’origine, on voulait faire de l’indé pour aller vite. La signature avec Arising Empire était inattendue. Je dois dire que cela nous permet d’avoir un rayonnement que nous n’aurions jamais eu. Des tournées sont programmées, et nous avons de vraies journées promo, comme aujourd’hui avec toi. Est-ce que 2019 sera l’année de votre ouverture à l’international ? Morgan  : Certainement ! Nous enchaînons les interviews et, alors que l’album n’est pas encore sorti, nous avons déjà des propositions de tournées à l’étranger. Nous avons des demandes de master class, des demandes pour transformer notre set en version acoustique... On ne va pas s’ennuyer. Steve  : Nous avons la chance d’avoir le choix, alors nous essayons d’être sélectifs. Nous allons démarrer des concerts en Chine et au Japon. Il y aura un passage en France, évidemment, lors d’une grosse tournée européenne. Vous êtes tous des musiciens hors-pairs. Quel est votre parcours ? Me concernant, ça va être très court puisque j’ai commencé la basse il y a… trois ans. Je n’ai pas fait d’école de musique. J’ai appris sur le tas avec mon autre groupe de metal qui est aussi assez technique. Mais je suis guitariste à la base. J’ai fait mon premier concert à 12 ans. Morgan  : Nous avons tous été en école de musique avec 20 ou 30 ans de pratique de nos instruments. Pour ma part, cela fait 30 ans que je fais de la batterie. J’ai joué dans un paquet de groupes en France et à l’étranger. Quels sont les artistes qui vous inspirent ? On suit la scène djent, évidemment. Sinon, on se rend compte que plus on tourne, plus on a envie de s’isoler. On prend moins le temps d’aller découvrir des nouveautés. On attend surtout que les copains sortent des titres sur les réseaux sociaux. Avec quel groupe aimeriez-vous partager une scène ? Au niveau national, je dirais qu’à part Gojira, il n’y a pas tant de groupes qui nous inspirent. Sinon, Karnivool ou Meshuggah. Et si tu nous proposes de jouer avec un groupe de nos 15 ans, nous dirions oui, même si ça n’a aucun sens musicalement. Quand est ce que l’on vous voit au Hellfest ? Nous ne sommes peut-être pas encore taillés pour un gros fest’. Pour ma part, j’y ai déjà joué avec mon autre groupe, Myrath, qui, malgré une grosse carrière, a mis 6 ans pour y aller. AFTERLIFE Breaking Point Néo-metal Hopeless Afterlife, de Palm Beach, FL, se revendique metal chrétien depuis ses débuts. Le groupe a su se montrer au bon moment il y a deux ans avec un 1er EP, Vicious Cycle  : depuis, toute une horde de groupes au style similaire pointe le bout du nez. Ce 1er album, sur le label Hopeless, est une véritable machine à tubes metal alternatif, avec un rythme effréné et surtout un son énorme. « Sacrifice » et « Throat » montrent une aisance déconcertante, à faire pâlir quelques piliers du genre, avec un brin de malsain. Le son des guitares dépoussière les enceintes. La prod’est propre et sans bavure. Comme tout bon groupe de metal alternatif, le chant clair prédomine dans des refrains entêtants. Franc et direct dans ses lignes mélodiques, Tyler Levanson montre une large palette vocale. Ses screams et sa voix claire rapée sont superbement maîtrisés sur « Breaking Point » et le très Linkin Park « Broken Home ». En termes de groove, il n’y a pas grand-chose à ajouter tant la section rythmique est impeccable. Si vous aimez le metal moderne ou le néo-metal old-school, cet album est fait pour vous. [Loïc Cormery] METAL OBS’5
Nu direction A la base post-hardcore sur son album et ses deux EP, Blood Youth se penche désormais sur le néo-métal chaotique… Une excellente surprise, puisque c’est bien fait. [Entretien avec Kaya Tarsus (chant) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Quels ont été les retours sur votre précédent album, Beyond Repair ? Notre précédent album a été un véritable succès, mais il marque la fin d’une ère. Il est temps de proposer autre chose. Pourquoi changer de style ? Vous passez du posthardcore au néo-metal à l’ancienne avec une prod’moderne. Le post-hardcore m’ennuie, même si dans le nouvel album tu peux en retrouver quelques éléments par-ci par-là. Je trouve le néo-metal ou le post-grunge beaucoup plus rageur. C’est une musique d’instinct. Nous n’avons rien inventé, on s’est contenté de faire des choses que nous aimons et que nous écoutons encore. Je suis un grand fan de néo-metal des années 2000  : Slipknot, Korn, etc., je trouve ça puissant. Vous êtes désormais plus stable, niveau line-up. La composition en a-t-elle été facilitée ? Notre façon d’écrire n’a pas changé, mais la perte d’un membre nous a apporté encore plus de motivation. Notre nouveau bassiste depuis 2017 a pris part aux 6 METAL OBS’compositions. C’est généralement Chris à la guitare et moi-même qui composons. Pour Starve, les idées ont été communes et très positives. Mais encore ? Nous avons écrit beaucoup de chansons sur les modes de rupture et le chagrin à l’époque, mais aujourd’hui le traumatisme est plus fort. Nous avons voulu explorer le chaos et la perte de l’esprit. C’est un album très sombre, lugubre et froid. L’artwork a été créé par l’artiste Corey Brickley. Nous lui avons donné un tas d’idées, et il est parvenu à cette illustration incroyable... Les couleurs, l’ambiance, j’aime tout. C’est Adam Nolly Getgood (Architects, Haken, Periphery) qui a produit votre album. Ce n’était pas trop difficile pour lui de retrouver l’essence du néo-metal ? C’est sûr que, quand tu écoutes la prod’du dernier Architects, tu peux te poser des questions (rires) ! Mais Adam est un vrai pro, et il savait le genre de son qu’il nous fallait pour cet album  : une batterie naturelle avec caisse claire qui claque et des grosses guitares devant. C’est direct, brut et ultra-efficace. Après un album comme celui-ci, vous pourriez facilement atterrir chez Roadrunner ! Je vois ce que tu veux dire (rires). Je ne sais pas si nous aurons la chance de faire partie de cette grande écurie, mais nous sommes très bien chez Rude Records. Ils nous suivent depuis nos débuts et, pour l’instant, nous n’avons pas l’intention de partir. LE KIFF DU MOIS BLOOD YOUTH Starve Néo-metal Rude Records Il est toujours étonnant de voir des groupes changer radicalement de style sans comprendre le pourquoi du comment. Nous ne pensions pas que Blood Youth allait sortir une bombe néo-metal au détriment de son post-hardcore habituel. Mais Rude Records, outsider en termes de sorties hardcore/post-hardcore/punk-rock, ne lâche pas son poulain. En ouverture, « Starve », titre brûlant de néo à l’ancienne avec refrain efficace, fera mouche à coup sûr en live. Le chant chaotique de Kayan - qui montre plus d’assurance que par le passé - est formidable à tous les niveaux. La production est béton et la batterie reste naturelle. Le mur de guitares est mastoc sur l’épatant « Cut Me Open », qui découpe sévère. Quel plaisir d’écouter du très bon néo-metal en 2019 avec des titres percutants et féroces ! [Loïc Cormery]



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