Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Action ou verite ? Après Live In Munich (2013) - qui ne remplace pas le fait d’assister soi-même à un show du groupe de death/grind si monstrueux sur scène - et le mature The Killing Gods (2014), il était temps pour nos Américains de Baltimore, MD, de retourner en studio. Entre deux biberons et les préparatifs de Noël, nous avons réussi à joindre l’un d’entre eux (le fondateur Jason Netherton est en Finlande, le guitariste/chanteur Mark Kloeppel dans le Missouri…) pour la présentation de leur sixième offrande  : Rituals Of Power. [Entretien avec Mark Kloeppel (guitare, chant) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Avez-vous écrit Rituals Of Power sur la route, en tournée, comme certains artistes le font ? Non, séparément. On n’est pas ce genre de groupe sous la pression d’une maison de disques pour enchaîner sur un nouvel album. J’ai besoin d’un break, d’espace, d’être posé à la maison pour écrire, même si des idées peuvent me venir en cours de route. Par exemple, sur la tournée de The Killing Gods, j’ai écrit différentes choses servant de points de départ aux nouvelles chansons. Et je trouve que le disque sonne plutôt pas mal (rires) ! La pochette de Rituals Of Power contient une inscription latine, « Veritas », sur une des grandes stèles funéraires. Quel est le message ? C’est à propos de la recherche de la vérité, de son déni, de la théorie du complot. Comment les informations sont-elles utilisées en public par les politiques, et sur internet par les groupes d’opinion ? L’album propose une vision globale et négative sur la façon dont la population perçoit l’immigration, les médias, la justice… Tout ce qu’on nous dit et nous fait croire. Jason a écrit la plupart des textes, et moi quelques-uns. Attention, ce n’est pas une analyse scientifique sur ce qui se passe dans le monde  : il y a un sentiment de rébellion. On est très passionnés et on réagit. Le contexte est propice à ce climat sous la présidence Trump… Bien sûr ! Avoir ce gars-là à la Maison Blanche  : on croit rêver ! On a l’impression que c’est la plus grande blague au monde, mais non. Je ne le blâme pas forcément, c’est un gars plus malin qu’on ne le pense. Un grand manipulateur qui se sert de l’argent et de tout ce qui est en son pouvoir pour arriver à ses fins. Et ça marche ! Il se met à dos la moitié de la population et, du coup, tout le monde s’affronte. L’extrémisme monte. Les droits de l’homme sont limite bafoués (les enfants d’immigrés), c’est horrible ! Enfin, tu vois à quel point je suis en colère contre lui (rires). Le pire, c’est qu’il peut être réélu car il dit et fait tellement de conneries qu’il n’a rien à perdre. Economiquement, il fait tout pour les USA, donc il va continuer en magouillant à droite à gauche, mais j’ai honte pour mes enfants. MISERY INDEX Rituals Of Power Death metal/grindcore Season Of Mist Après The Killing Gods au son typiquement death, le quatuor de Baltimore récidive pour la sixième fois. Avec la rage au ventre (la présence de deux chanteurs y fait pour beaucoup), un groove hardcore contagieux (« Universal Untruths », « The Choir Invisible ») et une technicité hors-pair héritée de Dying Fetus, que Jason Netherton (basse, chant) a quitté en 2001 pour fonder Misery Index. Grand bien lui en a pris, car nous avons droit depuis à deux formidables groupes américains, monstrueux en live ! Gorgé d’influences thrash à la Slayer puissance 10 (« The Choir Invisible ») , mais aussi groove metal (« Decline And Fall » aux faux airs de LambOf God), Rituals Of Power tabasse sévère (l’assommant « Hammering The Nails »). Et démontre toute le talent des musiciens pour composer et balancer des riffs énormes, plus incroyables les uns que les autres. Une parfaite synthèse, accessible tant aux néophytes qu’aux fans die-hard, à vivre dans le pit. [Seigneur Fred] CARNAL FORGE Gun to Mouth Salvation Thrash/death metal ViciSolum Alors que la flamme de Carnal Forge s’était éteinte en 2010 avec le split du groupe, elle brûle de nouveau depuis 2013. Auteur d’un single, When All Else Fails, l’année suivante chez Candlelight, le combo scandinave retourne ici sérieusement au charbon avec Gun To Mouth Salvation, septième brûlot de thrash/death maîtrisé de bout en bout. Seul survivant du line-up originel, le guitariste Jari Kuusisto n’a rien perdu de sa superbe en matière de riffs depuis Testify For My Victims (2007)  : dès le premier titre, il envoie du bois (« Parasites »). Ce dernier a rappelé son frérot Petri, ainsi que l’ancien bassiste Lars Lindén. Les guitares sont véloces, le rythme sauvage  : nos orfèvres suédois vont vous faire headbanguer, à coup sûr (l’uppercut « Aftermath », le méchant break sur « The Order »). Même si Carnal Forge a toujours fait office de seconde lame sur la scène thrash/death suédoise, derrière The Haunted et Witchery, nos gaillards connaissent leur sujet par cœur et savent pondre des riffs puissants avec une petite touche mélodique. Véritable concentré de dynamite, ce Gun To Mouth Salvation groove à tout va, avec des influences thrash américaines old-school à la Testament et plus actuelles à la LambOf God  : les growls du nouveau frontman sorti de nulle part, Tommie Wahlberg, sont si impressionnants qu’on croirait entendre Randy Blythe ! Carnal Forge revient donc mettre le feu dans le pit et va vous montrer cette année de quel bois il se chauffe. [Seigneur Fred] METAL OBS’31
Bonheur illusoire Guitariste, compositeur, producteur, Mark Deutrom a également été le bassiste des Melvins dans les années 90 et a tourné avec les plus grands (Tool, Nirvana, Rush…). Après la récente réédition de ses albums solo, il nous présente son nouvel opus, intitulé The Blue Bird. [Entretien avec Mark Deutrom (multi-instruments) par Norman Garcia - Photo  : DR] Peut-on considérer ton nouvel album, The Blue Bird, comme une suite de Jettison avec Bellringer ? Non, pas vraiment. Bellringer était un moyen détourné d’avoir un groupe actif de collaborateurs. Ça ne s’est pas exactement passé que je l’avais imaginé, mais ça a été une expérience intéressante. The Blue Bird est une réflexion sur certains évènements qui se terminent et d’autres qui commencent. Mais encore ? L’album parle plus ou moins de la nature du bonheur, de son caractère illusoire. Il y a plusieurs niveaux de lecture sur ce sujet  : matériel, spirituel, psychologique, émotionnel, et archétypique. Tout est là. Ecris-tu toutes les paroles et leur portes-tu une grande importance ? J’ai en effet écrit toutes les paroles. Elles sont aussi importantes que la musique, mais pas toujours nécessaires. Je ne me sens pas du tout obligé de me conformer à un modèle particulier dans le domaine de l’écriture. Peux-tu nous décrire la façon dont tu composes tes titres ? Comme dirait le Capitaine Willard, dans Apocalypse Now, quand il s’adresse au Colonel Kurtz  : « Je ne vois aucune méthode ! ». Ce n’est pas pour paraître mystique, mais parfois c’est le matériel qui te choisit. Il m’arrive d’écouter des trucs que j’ai faits sans me rappeler d’où ils viennent. Bob Dylan a aussi fait ce commentaire sur la façon dont des idées de chansons peuvent traîner autour de nous. Tu dois avoir beaucoup d’anecdotes avec les Melvins. Il y en a probablement 1000 ! Nous avons par exemple menti sur le fait d’aller jouer avec Kiss, et ils ont fini par nous choisir pour tourner avec eux. Dans un hôtel en Australie, le propriétaire s’est mis en colère parce que nous jouions trop fort. Puis c’est le public qui est devenu fou parce qu’on ne jouait plus assez fort, alors le propriétaire s’est de nouveau mis en colère après nous. Une fois j’ai discuté quelques minutes avec Ahmet Ertegün, le patron d’Atlantic Records. Il portait un costume jaune citron et avait une canne noire, on aurait dit Cab Calloway ! Comment sélectionnes-tu les groupes que tu produis ? Quand j’entends un groupe que j’aime vraiment bien en concert, je l’approche directement. Je n’ai pas de manager pour mon travail de producteur, peut-être devrais-je en avoir un ? Je vais peut-être me lancer dans un projet, l’année prochaine, avec un groupe de Fort Worth, TX  : Sharpy. Ils font une sorte de heavy pop psychédélique, imprévisible, avec beaucoup de charisme. 32 METAL OBS’MARK DEUTROM The Blue Bird Art rock Season of Mist Marc Deutrom est un multi-instrumentiste notamment connu pour avoir fait partie des Melvins (géniteurs de l’excellent Stoner Witch en 1994). Son nouvel album solo - il n’en est pas à son coup d’essai - nécessitera certainement plusieurs écoutes pour en apprécier le contenu. Sur les 11 titres proposés, on en trouve 3 courts qui sont plutôt des intermèdes, un instrumental (« Futurist Manifesto ») intéressant mais qui dénote de par son tempo élevé, et « Radiant Gravity », « Hell Is A City », « Somnanbulist » qui incitent à la rêverie. La part belle est laissée aux instruments  : le vibraphone sur « Hell Is A City » et le saxophone sur « They Have Won ». Enfin, « O Ye Of Little Faith » et « The Happiness Machine » se détachent du reste de l’album par leur structure, leurs riffs de guitare et leur ambiance plus lourde. [Norman Garcia] + HEART ATTACK + ACOD VEN 01.02 20:00 TARIFS DE 8 € à 18 € LA SOURIS VERTE EPINAL (88) DECAPITATED  : Les piliers du death metal technique polonais reviennent en France présenter leur dernier album en date, « Anticult ». Investis, sincères, impressionnants dans leur exécution et surtout forts d’un très grand charisme, le groupe défraie la chronique à chacune de ses prestations. www.lasourisverte-epinal.fr



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