Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Une lumiere dans les tenebres Le colossal triple album Songs From The North I, II, & III s’achevait en 2015 sur des notes profondément funestes, annonciatrices d’une tragédie pour Swallow The Sun. Moins d’un an après, le guitariste et fondateur Juha Raivio perdait sa compagne, la chanteuse sud-africaine Aleah Stanbridge connue pour son travail sur les trois derniers opus du groupe finlandais, mais également avec Amorphis et Trees Of Eternity (side-project de Raivio). Voici la genèse de When A Shadow Is Forced Into The Light, septième album des maîtres du doom/death metal atmosphérique. [Entretien avec Mikko Kotamäki (chant) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Quel bilan tires-tu de Songs From The North I, II, & III ? Je l’aime toujours, ce qui est déjà pas mal (rires). Il a nécessité beaucoup de travail, bien sûr, mais on en est très satisfaits. Et on a énormément tourné aux quatre coins du monde pendant deux ans, presque autant que Metallica pour son Black Album ! Que ce soit en festivals en Europe et par chez nous (Tuska Festival), ou dans les Caraïbes avec la croisière 70 000 Tons of Metal, qui était vraiment sympa. Il y a eu du mouvement dernièrement dans le groupe  : Kai Hahto (Wintersun) est désormais le batteur officiel live de Nightwish, votre claviériste Aleksi Munter souffre d’un burn-out, et votre guitariste historique Markus Jämsen est parti… Ce n’est pas toujours facile, comme tu dois l’imaginer. Kai est parti en 2015 pour jouer sur scène avec Nightwish et j’en suis ravi pour lui. Aleksi était épuisé mentalement car il avait son travail très prenant à côté de Swallow The Sun. Il a quitté le monde de la musique en 2016. Quant à Markus, ce n’est plus un jeune premier (rires). Il voulait se consacrer à autre chose et souffre de problèmes d’audition, donc il ne voulait pas continuer à risquer d’abîmer ses oreilles. Mais il reste dans le coin et rejouera peut-être de temps à autre avec nous pour le plaisir. Qui sont les remplaçants ? Ont-ils apporté de nouveaux ingrédients sur ce septième album ? Ce sont tous de vieux amis. Jaani Peuhu (claviers, chant) avait déjà assuré les prises de son en studio pour mon chant sur Songs From The North. Il est ingénieur du son et producteur. Et Juho Räihä, notre nouveau guitariste, joue dans Hallatar (live) aux côtés de Jaani et Juha Raivio (guitares, claviers). Ils n’ont pas écrit ni composé mais ont contribué aux arrangements en apportant pas mal d’éléments, par exemple vocalement. D’ailleurs, Jaani m’accompagnera sur scène au chant. Ce sont donc d’excellents choix. When A Shadow Is Forced Into The Light semble très personnel comme disque pour Juha Raivio. En effet, tout a été écrit et composé par Juha sauf la sixième chanson, « Clouds On Your Side », que j’ai écrite. Il s’agit d’une œuvre très personnelle puisque dédiée à la perte de son âme sœur, la chanteuse Aleah Stanbridge (alias Aleah Starbridge), des suites d’un cancer en 2016. Elle avait collaboré avec nous sur nos trois précédents albums. En tant que chanteur, ce n’est pas étrange pour toi d’interpréter des textes aussi personnels ? En fait, ce n’est pas si difficile. On se connaît bien depuis tant d’années, donc je comprends ce que je chante. Ce qui est arrivé nous a tous affectés. La perte de cet amour exprimée avec tant de mélancolie sur When A Shadow (…) est-elle une catharsis pour Juha ? Oui, complètement. C’était nécessaire pour lui. Si tu écoutes bien, c’est très sombre, mais il y a des choses positives, comme dans un mélange. SWALLOW THE SUN Lumina Aurea (EP) When A Shadow Is Forced Into The Light Death/doom metal atmosphérique Century Media/Universal Pour les amateurs de funeral doom atmosphérique, ce fut Noël avant l’heure avec l’EP Lumina Aurea paru le 21 décembre. Ce prélude au septième opus de Swallow The Sun possède une noirceur inédite. Il rassemble rien de moins que l’artiste norvégien Einar Selvik (Wardruna, Hugsjá) et le chanteur italien Marco Benevento (The Foreshadowing) pour une expérience dark/black mortifère à l’ambiance Wardruna vs Celtic Frost, et Mikko Kotamäki qui y pousse des screams glaçants. When A Shadow Is Forced Into The Light, quant à lui, est dédié à la mémoire de la défunte chanteuse de Trees Of Eternity, Aleah Stanbridge. L’album, aux magnifiques arrangements, ne se veut donc guère plus gai. Pour autant, nos Finlandais ne cèdent jamais à la facilité, offrant huit longues nouvelles larmes emplies du spleen du guitariste Juha Raivio, dans lesquelles on décèle toutefois une lueur d’espoir. Encore un chef d’œuvre ! [Seigneur Fred] METAL OBS’27
La tete dans les nuages Apparu en 1994 sur la scène metal indus française, Dirge a toujours su évoluer avec singularité, sans se soucier des étiquettes, mêlant sonorités froides, lourdes, à des passages plus aériens. À l’image de son septième album très réussi, Lost Empyrean, succédant à l’EP instrumental Alma Baltica (2017). [Entretien avec StéphaneL. (guitare, chant, samples) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Comment définirais-tu la musique de Dirge ? Lourde, intense, sombre, pleine de courbes et de volumes. Après, les termes metal, doom, industriel, sludge, noise, post-quelque chose, psyché, atmosphérique, etc., ont tous été employés à différentes périodes de notre carrière. C’est très réducteur à nos yeux, mais si ça peut aider les gens à y voir plus clair, pourquoi pas. On ne définit pas la nature de notre musique parce qu’on on n’est pas forcément les mieux placés et qu’accessoirement, ça ne nous intéresse pas. Le nouvel album est heavy, sombre, et en même temps lumineux par ses mélodies atmosphériques aux rares chants clairs. Tout n’est donc pas totalement sans espoir chez vous… C’est marrant que tu me dises ça, car j’ai une perception assez différente - et forcément biaisée - de notre musique. Pour moi, il y a toujours eu chez nous un jeu avec la lumière, on n’a jamais voulu faire un truc totalement obscur et opaque. On a toujours joué sur les reliefs, les silences, les accalmies ou les passages plus éthérés. Donc, sans parler d’espoir, qui n’est pas le propos chez nous (pas plus que le désespoir), je dirais que Lost Empyrean ne fait que continuer dans cette voie, mais de manière plus visible et palpable. C’était déjà le cas cependant sur notre précédent album Hyperion. L’empyrée définit la plus haute partie dans le ciel, le monde supraterrestre où séjournent les bienheureux et les dieux dans les anciens cultes. De quoi traitent les paroles de Lost Empyrean ? On retrouve les mêmes idées que sur les précédents disques (perte, peur, infini, temps, etc.), mais développées sous un angle différent. Je ne parlerai pas des textes en eux-mêmes, je n’ai pas envie de rentrer dans le détail car ce sont des choses assez personnelles. Je dirais simplement que les thèmes moteur de Lost Empyrean pourraient se résumer en  : « ce qui a été », « ce qui aurait pu être » et « ce qui ne sera jamais ». 28 METAL OBS’DIRGE Lost Empyrean Sludge/indus atmosphérique Debemur Morti Au gré des modes, Dirge a su évoluer, mêlant les sonorités industrielles de ses débuts (1994) à la lourdeur du sludge. Avec toujours une touche unique, née des expérimentations de « laboratoire » en studio, comme son guitariste Stéphane aime à dire. Nos Parisiens atteignent des sommets d’inspiration sur ce septième album, à la fois heavy (« Wingless Multitudes ») et atmosphérique (« Algid Troy »). Si l’on est dans la continuité artistique du prédécesseur Hyperion, le son est aujourd’hui exceptionnel - mix et mastering confiés à Raphaël Bovey (Schammasch, Zatokrev) - avec un grain de guitare saturé au possible, aussi pesant qu’une chape de plomb. De subtils arrangements (samples, chœurs) donnent de la douceur à cet univers froid, oppressant, où tout n’est pas totalement noir (la chanson-titre, « Hosea 8 7 ») , comme si Tool avait croisé Neurosis en studio sous la direction de Cult Of Luna. Du grand art made in France ! [Seigneur Fred] Dimanche 20 Janvier STEVE’N’SEAGULLS + KEPA REPRISES BLUEGRASS Samedi 02 Février BUKOWSKI + HANGMAN’S CHAIR STONER SLUDGE Vendredi 08 Février DECAPITATED + HEART ATTACK + ACOD DEATH METAL Samedi 09 Février AVERSIONS CROWN + PSYCROPTIC + WITHIN DESTRUCTION + HADAL MAW + HOLLOW WORLD DEATHCORE Vendredi 15 Février PUTS MARIE ROCK SOUL Vendredi 15 Mars MASTERCLASS - DAVID ELLEFSON (MEGADETH) BASSISTE ADMIS Samedi 23 Mars BLACK BOMB A + SMASH HIT COMBO METAL Samedi 30 Mars MEDINE HIP HOP Vendredi 05 Avril STICK TO YOUR GUNS + NASTY + GET THE SHOT HARDCORE Samedi 06 Avril STUCK IN THE SOUND ROCK Samedi 13 Avril LES FATALS PICARDS + JACQUES & JACQUES ROCK Vendredi 10 Mai MONSTER TRUCK HARD ROCK Vendredi 17 Mai CHRISTIAN OLIVIER CHANSON lempreinte.net @lempreinte77



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