Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FEVER 333 Strenght In Numb333rs Rap metal/post-hardcore Roadrunner/Warner Nous étions restés sur un très bon souvenir du groupe letlive. et de son album de 2016. Le groupe ayant splitté un an plus tard par manque de motivation, Fever 333 fait son apparition avec le maître du flow rap Jason Aalon Butler. Le trio, complété par l’ancien guitariste de The Chariot et le batteur de Night Verses, n’est pas là pour tenir un stand de crêpes. Un premier EP sort au printemps 2018  : un carton. Fever 333, signé chez Roadrunner, est très inspiré par RATM et d’autres groupes metal US aux refrains à dollars. « Burn It » et « Animal » ouvrent le bal avec de grosses rythmiques et un chant rageur comme il faut. « Innocent » rappelle par moments les premiers Papa Roach. Les harmonies vocales sont ciselées et le beatbox prodigieux sur « Out Of Control ». Bonne chance aux suiveurs ! [Loïc Cormery] JINJER Micro EP Metalcore groovy sous-accordé Napalm/Season Of Mist Quand on vous dit de bosser à l’avance vos running orders de festivals multi-scènes… Pour ceux qui ont zappé les metalcoreux ukrainiens Jinjer au Motocultor 2018, retournons le couteau dans la plaie  : la belle et bestiale Tatiana Shmailyuk, rentrée au chausse-pied dans une combi en latex, a provoqué autant de jawdropping (langue pendue pour monsieur, crise de jalousie pour madame) que de crowdsurfing (les mêmes après quelques pintes). Sa schizophrénie, vocale aux oreilles de tous (chant clair et growlé sur scène), est également vestimentaire aux yeux des happy fews munis d’un pass magique (sari indien et couettes en backstage). « Ape », premier single de cet EP 5 titres - comptez 4 plus un postlude - rend bien compte de ce contraste. Qui détourne momentanément notre attention de quelques subtilités musicales, comme ces slaps de basse, blasts beats et pings de ride distillés lors du déroulé de « Dreadful Moments »/« Teacher, Teacher »/« Perennial ». Mais le chant clair doublé n’évoquerait-il pas Ram- Zet, combo norvégien trop avant-gardiste pour espérer une carrière couronnée de succès ? Les coaches vocaux qui se gargarisent sur YouTube à propos du phénomène Shmailyuk n’en sont pas encore au stade des comparaisons. Mais s’extasient sur son incroyable projection, la force de son diaphragme, la musculation périphérique de son larynx... Et, serait-on tenté d’ajouter, l’intégrité de ses cordes vocales en fin de chaque set. Ne restait plus au label qu’à fusiller tant de travail avec un artwork et un format (EP) au rabais. Mission réussie. [Jean-Christophe Baugé] METAL OBS’23
La fin du monde ? Sal Abruscato, ancien batteur de Type O Negative, de Life Of Agony, et tête pensante de APHND, revient avec un troisième album au superbe artwork. [Entretien avec Sal Abruscato (chant, guitare) par Norman Garcia - Photo  : DR] Tu as travaillé avec des groupes renommés comme Type O Negative et Life of Agony. Quelle est ton opinion concernant l’évolution de la scène metal ces 25 dernières années ? Le metal s’est bien porté jusqu’à maintenant, mais j’avoue être un peu dépassé avec tous ces nouveaux groupes. En tout cas, je constate que les groupes des années 90 ont une grosse influence sur les plus récents. Certaines chansons du nouvel album me rappellent des groupes de metal gothique du début des années 90. Regrettes-tu cette époque ? C’est clair que cette époque me manque, il y avait de bonnes musiques qui circulaient. Dis-nous en plus sur le son et la production de When The World Becomes Undone. Nous voulions un son sale, heavy, organique, combinant lourdeur et mélodies. Nous ne voulions pas quelque chose de trop lisse ou surproduit. Le mastering de l’album a été réalisé par Maor Applebaum (NDLR  : Faith No More, Sepultura, Yngwie Malsmsteen) aux studios Maor Applebaum Mastering. Quelle a été votre façon de bosser sur cet album ? L’album a été enregistré par Eric Morgan et moi-même aux studios Zoot (NDLR  : New-York) et Manalapan Farm. Nous avons travaillé séparément puis avons fait le mix final chez Eric. Votre premier single, « Love The Ones You Hate », parle de laisser derrière nous les amis qui nous ont blessés ou trahis. Quels sont les autres sujets abordés ? 24 METAL OBS’Il y a beaucoup de tourments personnels. Ma fille est née handicapée en 2013  : ça a été un énorme coup de massue pour moi et ma famille, il a fallu se battre contre la dépression, les pensées suicidaires. Et aussi faire face à des amis qui n’en sont pas des vrais. Aucune date n’est pour l’instant programmée en France pour votre tournée… Nous espérons venir, notamment dans les villes que nous avons manquées lors de la tournée précédente. Te rappelles-tu de bons concerts que tu as donnés en France avec APHND ? Nous avons passé un excellent moment au Black Cat, à Paris. A PALE HORSE NAMED DEATH When The World Becomes Undone Gothic/doom Long Branch/Season Of Mist Comparer APHD à Type O Negative ou d’autres groupes phares des années 90 serait un raccourci facile, même si on retrouve dans When The World Becomes Undone des passages qui font penser à Paradise Lost période Draconian Times et Alice in Chains période Layne Staley. APHD nous offre un album heavy à souhait, avec des mélodies imparables (à travers les interludes « As It Begins », « The Woods » et « Closure »). L’ensemble est plutôt homogène, de bonne facture, les titres s’enchaînent parfaitement et devraient ravir les amateurs des précédents opus. Mais quoi de plus logique, de la part de musiciens aussi expérimentés et sûrs de leur fait. [Norman Garcia] WHEEL Moving Backwards Rock progressif/metal Odyssey Music La musique proposée par Wheel est très proche de celle d’un autre groupe dont on attend fébrilement la moindre news  : Tool. Elle se rapproche également de celle des Polonais de Riverside pour certaines parties atmosphériques cotonneuses… Et éventuellement Porcupine Tree parce que, dès qu’on associe metal, rock et prog’, la bande de Steven Wilson n’est jamais bien loin. Mais le groupe joue malgré tout sa propre partition. L’alternance entre passages atmosphériques et moments plus rythmés dans lesquels la batterie et la (grosse) basse jouent un rôle prépondérant (cf. Tool) rendent le contenu attractif. Sur ces morceaux à tiroir, James Lascelles se montre aussi à l’aise dans les graves que dans les aigus. Moving Backwards est un album qui s’apprécie rapidement en tant que tel, et non pour les groupes qu’il évoque. Les titres s’enchaînent comme les parties d’un tout. Magique ! [Loïc Cormery]



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