Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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La confirmation Après un premier essai transformé avec Upon The Hill, les Manceaux de Shuffle reviennent avec un nouvel album intitulé Won’t They Fade ? [Entretien avec Jordan (chant, guitare) et Sullivane (claviers) par Norman Garcia - Photo  : DR] Il s’est passé plus de trois ans entre la sortie de votre premier album et celle de Won’t They Fade ? Aviez-vous besoin de tout ce temps pour composer ? Jordan  : Trois ans, quand tu es indépendant, ce n’est pas si long. Il a fallu écrire et composer l’album sur des courts temps de pause entre les concerts et le taf. Il s’est passé énormément de choses qui ont fait avancer le groupe, de beaux moments, de belles rencontres… Nous avons surtout préféré prendre notre temps, arranger au mieux nos idées et ainsi faire un album qui nous ressemble et qui, on espère, plaira au public underground, celui qui boycotte la bande FM. Ton chant s’est amélioré, avec une plus grande prise de risques sur les mélodies. Il y a également moins de parties rappées… J’avais envie que le chant se mélange parfaitement avec le son des instruments. J’ai essayé de me concentrer sur l’essentiel et de passer plus de temps sur le texte. Et les concerts m’ont permis de mieux me connaître, d’être plus sûr de ce que je voulais faire de mon larynx (rires). Le rap a bercé mon enfance et est toujours très présent dans mon quotidien, je suis un gros fan du mélange hip-hop/metal  : Urban Dance Squad, RATM, Cypress Hill… Mais je pense que les influences païennes ou dark ont pris le dessus. Quels sont les principaux thèmes abordés dans l’album ? L’album a été écrit durant les élections aux USA et en France. Nous parlons de notre vision du monde, d’une manière interrogative  : Trump ? La Syrie ? Macron ? Les pauvres ? Les riches ? Le racisme ? La technologie ? Nous n’avons pas les réponses mais souhaitons que les gens se questionnent sur tout ça, et on espère pouvoir échanger avec eux à la fin d’un concert par exemple. Qui chante en guest sur « Winter Tide » ? Astrid Veigne. Elle a fait quelques chœurs sur « Virtual Hero » également. C’est une amie chanteuse de jazz et de chanson française qui va faire parler d’elle dans les années à venir. Sullivane, peux-tu nous en dire plus sur Syncope Prod ? Sur le site web, on parle d’économie sociale et solidaire… Sullivane  : Syncope Prod, c’est une association devenue, en 20 ans, acteur incontournable des musiques actuelles en Sarthe. Et qui a plusieurs activités  : prestations techniques, développement d’artistes, booking, production, promotion, prévention… Le côté social vient de l’accueil de missions service civique. Je suis membre de l’équipe en tant que booker depuis près de 6 ans. On a constitué notre roster petit à petit  : Smash Hit Combo, Klone, Stinky, LizZard ou encore Unleashing The Beast. SHUFFLE Won’t They Fade ? Rock alternatif Klonosphere/Season Of Mist Shuffle pratique un rock alternatif fortement influencé par Incubus, voire Faith No More. Mais au-delà des comparaisons avec leurs glorieux aînés, les Sarthois nous offrent un second albumenthousiasmant à bien des égards. Les musiciens s’éclatent et cela se ressent tout au long des dix titres proposés. Que ce soit les nappes de synthés, les parties de chant, les riffs de guitare ou la section rythmique, tout fonctionne parfaitement. L’album est rempli de groove et de mélodies imparables. On peut aussi y déceler, avec une écoute attentive, de petits trésors sonores. Pour finir de vous convaincre, tendez donc l’oreille sur les titres très réussis « Spoil The Ground » et « Paranoia Of The Soul ». [Norman Garcia] THE INTERSPHERE The Grand Delusion Rock progressif Long Branch/Season Of Mist The Intersphere, groupe assez sous-estimé, sort des albums de qualité depuis le début de sa carrière. Quatre ans séparent The Grand Delusion de Relations In The Unseen  : il était temps pour les Allemands de revenir sur le devant de la scène. Le groupe a changé de bassiste en 2015 mais est resté éclectique et progressif. La preuve en est avec « Think Twice », ou encore l’excellent « Mind Over Matter », aux rythmes inventifs. Les points forts de The Intersphere ? Son batteur, au groove imparable. Et son frontman, qui balance des riffs percutants et incisifs, comme sur le single « Secret Place ». Le groupe touche plusieurs styles tout en ayant une identité bien affirmée (« Antitype »)  : quel talent ! [Loïc Cormery] CURRENTS I Let The Devil In EP Metalcore progressif Sharptone Même si Currents ne nous avait pas forcément bluffé avec son 1er EP, le précédent album était une véritable machine à tubes metal prog’, avec un rythme effréné et surtout un son proche du djent (merci les guitares 7 et 8 cordes). Le gang nous fait maintenant patienter avec cet EP 5 titres, I Let The Devil In. « Into Despair » et « To Fell Empty » témoignent d’une aisance à faire pâlir quelques piliers du genre, tels Periphery et Monuments. Le son des guitares dépoussière nos enceintes  : la prod’est propre et sans bavure. En terme de groove, il n’y a pas grand-chose à ajouter, tant la section rythmique est incroyable (l’époustouflant « The Rope »). Un EP incontournable pour tout amateur du genre. [Loïc Cormery] METAL OBS’21
22 METAL OBS’Bombe a retardement Après un 1er EP d’une intensité hors du commun, Fever 333 rejoint le roster de Roadrunner pour un album et une tournée mondiale. Et si le groupe était la relève du défunt Rage Against The Machine ? [Entretien avec Jason Aalon Butler (chant) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Nous sommes à quelques heures du concert avec Bring Me The Horizon. Prêt à chauffer l’assemblée ? On va faire mieux que ça ! Je pense que ce concert va leur rester en tête pendant un long moment (rires). Nous sommes super heureux d’ouvrir pour Bring Me The Horizon. Et comme nous sommes pratiquement inconnus ici, autant tout donner (NDLR  : Fever 333 a volé la vedette à BMTH ce soir-là à Paris). Après letlive., formidable par le passé, tu débarques avec ce nouveau projet, Fever 333. Peux-tu nous en dire un peu plus ? Je suis ravi que letlive. ait eu le succès qu’il méritait, car à l’époque nous avons travaillé dur pour pouvoir faire la différence. Mais le groupe a dû splitter  : je voulais proposer autre chose. Roadrunner a senti le coup venir avec le 1er EP, et c’est tant mieux car nous n’avons pas été lâchés dans la nature. Les concerts se sont enchaînés et il a fallu prendre un peu de recul, mais pas trop, pour pouvoir composer Strenght In Numb333rs. Sans que personne ne nous mette la pression. Cet album sonne différemment de letlive… On s’est posé la question au début pour savoir si l’album allait être ou non rapé. Mais au final on s’en fout. Il a une signature, je trouve  : de grosses rythmiques bien pesantes, et ma voix qui s’adapte aux émotions des morceaux. Parfois c’est mélodique, parfois non. Tout le monde y trouvera son compte, c’est certain. Pourquoi avoir choisi « Burn It » comme premier single ? Du fait de nombreuses réactions positives en amont, nous savions que ce morceau serait une bombe à retardement. C’est mon morceau préféré de l’album car il renferme tout ce que j’aime  : le groove est super intéressant, les riffs sont excellents et je pense que mon chant fait aussi la différence. Fever 333 est un groupe engagé et plein de colère. Tu veux être un nouveau porte-parole ? Oui et non. Disons que je suis très expressif. Ce monde de dictature me casse les couilles. Aux USA, on se fout bien de la gueule de Trump, mais au final c’est lui qui nous la met profond ! Mais il n’y a pas que sur la politique que je pourrais disserter des heures… Je crois que je suis déjà assez énervé comme ça (rires). Zack De La Rocha, de RATM, est-il ton mentor ? On a l’impression qu’il est en toi. J’adore RATM, mais en aucun cas je ne ferai du Zack. Je ne le fait pas exprès, mon flow est comme ça. J’accepte le compliment, mais je suis plutôt fan de James Brown et de Michael Jackson. Tu n’arrêtes jamais puisque tu as également monté Pressures Crack en 2018. Yes, c’est un projet plus hardcore et metal qui casse des dents (rires). LIVE REPORT Zenith de Paris, 21 novembre 2018 La claque de la soiree Invité à ouvrir le show de Bring Me The Horizon le 21 novembre dernier, Fever 333 a littéralement retourné le Zénith de Paris, sans aucun artifice. Fever 333 ? Un trio explosif formé par Jason Aalon Butler, ex-letlive., Stephen Harrison, ex-The Chariot, et Aric Improta, batteur de Night Verses. Les voir en live nous a immédiatement fait penser à un croisement improbable entre Mike Patton et Die Antwoordt. Même férocité sur scène, mêmes messages engagés. Fever 333 est incontournable. Ça tombe bien, ils vous donnent rendez-vous samedi 22 juin au Hellfest. [François Capdeville]



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