Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
Metal Obs' Mag n°86 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le groupe le plus excitant du moment ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Sincerite et rock n’roll Avec 26 ans de carrière au compteur, Papa Roach nous démontre que l’on peut combiner identité désormais légendaire et nouvel horizon musical. [Entretien avec Tony Palermo (batterie) par Aline Moiny - Photo  : DR] Vous êtes actuellement en tournée au Japon… Oui, nous venons de quitter la scène il y a une heure. Et vous avez joué des chansons du nouvel album ? Nous avons joué les deux titres « Renagade » et « Who Do You Trust ». Quelle a été la réaction du public ? Les gens ont aimé. C’est toujours excitant pour nous de jouer de nouveaux morceaux car on peut voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. C’est votre dixième album. Comment expliquez-vous votre longévité dans l’industrie musicale ? Je pense que cela a un rapport avec le concept de notre groupe et le fait que les personnes ressentent la sincérité de notre démarche. Ça aide pas mal de gens à traverser des périodes difficiles. Ce soir, nous avons rencontré des militaires qui apprécient énormément notre musique et qui nous ont dit que cela les avait aidés une fois partis au front. Nous sommes conscients de cette connexion avec le public. Et c’est vraiment le but de notre musique, de nos paroles. Cet album est encore plus introspectif que les précédents. J’ai raison ? Oui, c’est notre album le plus introspectif, et même le plus éclectique que nous ayons jamais fait. On essaie toujours de faire évoluer notre musique. Des chansons comme « Born For Greatness » sortent complètement des sentiers battus, mais cela reste Papa Roach. C’est nous. On prend cela comme point de départ pour l’album suivant. Vous avez une chanson très punk, très entrainante, « I Suffer Well », assez surprenante pour Papa Roach. Oui ! Notre manager ne voulait pas qu’on la mette sur l’album. Et on lui a dit  : « No way, elle le sera ». Elle est très courte mais elle sonne très bien. Vous allez jouer au Knotfest qui aura lieu sur le site du Hellfest le 20 juin 2019. Etes-vous impatients ? Vous n’y avez pas joué depuis 2013… On aime le Hellfest, nous y avons joué déjà deux fois. On a déjà aussi joué pour le Knotfest. La façon dont l’évènement s’est monté est très intéressante  : c’est comme une soirée de lancement pour le Hellfest. En tout cas, nous sommes ravis de retrouver le public français. Je me rappelle la première fois où nous avons joués là-bas. C’était un peu flippant, car le festival s’appelle Hellfest et nous savons bien que nous n’avons pas un son « heavy ». De plus, nous passions après Cannibal Corpse. On a fini par jouer quelques chansons, et on s’est rendu compte que ça n’avait pas d’importance, que tout le monde était là pour s’éclater et donner de l’amour. PAPA ROACH Who Do You Trust ? Metal alternatif Eleven Seven Music Papa Roach, qui nous avait teasé début octobre avec les clips à contre-courant de « Who Do You Trust » et de « Renegade », nous revient avec son 10ème album studio. Le groupe californien, dont la réputation n’est plus à faire, continue de nous surprendre en proposant un album explorant une nouvelle facette de son art. Passant de l’électro au pur punk, Papa Roach délivre un opus introspectif, puissant et sincère. Et, comme sa pochette le suggère, limpide et tourmenté à la fois. Un vrai tour de force ! Note  : le groupe sera présent aux côtés de Slipknot, Rob Zombie et Ministry au Knotfest, sur le site du Hellfest, le 20 juin 2019. [Aline Moiny] METAL OBS’15
La realite des choses Bien que Dirk Verbeuren (batterie) ait quitté le navire pour Megadeth et que Björn Strid (chant) consacre du temps à The Night Flight Orchestra, Soilwork, avec son nouvel album, ne faiblit pas et continue d’évoluer. [Entretien avec Björn « Speed » Strid (chant) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Quatre ans se sont écoulés depuis The Ride Majestic, et Dirk Verbeuren a quitté le groupe en 2016. groupe mais il avait besoin d’évoluer. Dirk est bien avec Megadeth, nous sommes heureux pour lui. Bastian, notre nouveau batteur, est excellent. Et ce n’est p as un inconnu. On ne lui a pas demandé de faire du Verbeuren. Il peut très bien faire du AC/DC, par exemple, ou du mid-tempo pendant des heures. Verkligheten est le un titre d’album en suédois. Qui en a eu l’idée ? C’est moi qui ai eu cette idée de malade (rires) ! J’ai pensé à un titre de ce genre quand nous étions en tournée, je voulais voir les choses de manière différente. Certains albums de Soilwork ont manqué de piment ou de surprise par le passé. Pour celui-ci, la confiance était de retour. Il est très épique, heavy et mélancolique. Nous avons écrit les morceaux en six mois. 16 METAL OBS’Nous pouvons parler une nouvelle fois de concept album. Quel en est le sujet ? Il traite de questions existentielles. Nous voulions un côté plus sombre, voire un peu psyché, tu peux le voir sur la pochette. Pas mal de morceaux ont été composés là où on n’entend que le bruit des vagues. J’ai été énormément inspiré par le silence que j’avais autour de moi  : il m’a aidé à affronter mes peurs, à me poser les bonnes questions. On y retrouve des éléments de Stabbing The Drama, Steelbath Suicide et The Living Infinite. Vous avez réussi à faire une sorte de best of… Je vois ce que tu veux dire. C’est David et Sylvain qui ont organisé les chansons, avec une introduction et une conclusion, pour trouver une bonne cohérence. Je suis content de leur travail. Rien n’est calculé, bien évidemment, mais c’est vrai qu’on trouve quelques clins d’œil ici et là. Nous sommes Soilwork, et nous gardons un fil conducteur. Il y a un guest de taille  : Tomi Joutsen, d’Amorphis, sur « Needles And Kin ». Tu es un grand fan, je crois… Comme tu dis ! Quand j’ai commencé à composer « Needles And Kin », la mélodie m’a fait penser un instant à du Amorphis. Il fallait que je contacte Tomi. Nous avons discuté, je lui ai balancé le morceau, et il m’a dit qu’il trouvait ça très brut, que ça lui plaisait. Vous n’êtes plus que cinq membres dans le groupe. C’est plus gérable ? Oui, notre bassiste est parti et Soilwork est bien mieux à cinq têtes, finalement. C’est David qui a fait les parties de basse sur l’album. En live, nous aurons un bassiste de session. SOILWORK Verkligheten Death mélodique Nuclear Blast/ADA Soilwork a certes plus de vingt ans de bouteille, mais nous avions un mauvais a priori suite au départ de Dirk Verbeuren pour Megadeth et à l’implication de Björn Strid et David Andersson au sein de The Night Flight Orchestra. Le groupe est pourtant débordant de créativité. Après l’intro martiale du morceau-titre, c’est un « Arrival » au blast ravageur qui prend le relais. Le jeu est juste, plein de finesse et de rage. Les mélodies de ce diable de Björn sont élégantes et entêtantes, comme d’habitude, sur « Full Moon Shoals » et son break speed, et sur « When The Universe Spoke » où les grattes de Sylvain Coudret et David Andersson sont magiques. Les Suédois se réinventent avec ce nouveau contenu tubesque. [Loïc Cormery]



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