MDCU le Magazine n°8 juillet 2012
MDCU le Magazine n°8 juillet 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juillet 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 19,1 Mo

  • Dans ce numéro : la fin d'une ère pour les vengeurs, retour sur le run de Bendis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DE PLATON À MILLAR : LES PERSONNAGES GAYS Il arrive parfois des choses étranges dans nos comics, parfois les éditeurs se battent à grand coup de marketing. Ce mois-ci la lutte opposant Marvel à DC était liée à un sujet d’actualité, l’homosexualité. D’un côté Marvel annonçait en grandes pompes le mariage homosexuel de deux de ses personnages (Northstar et Kyle) alors que la Distingué Concurrence ramène un personnage, jadis hétérosexuel, et aujourd’hui gay, je veux bien entendu parler d’Alan Scott le premier Green Lantern. On en vient donc à se demander s’il faut qu’un personnage soit gay pour être intéressant ? La réponse semble aller de soi, bien sûr que non. Mais pour ce qui est de l’image de la maison d’édition, il le faut. Si avant le manque de diversité n’était pas un problème, à l’heure actuelle cela n’est pas perçu de la même façon. Qu’en dirait certains si un comics ne présentait aucun personnage métisse, noir, femme, homosexuelle, bref autre chose qu’un bon vieil amérloque testostéroné amateur de femmes à lèvres pulpeuse et à la poitrine abondante. Donc oui, il faut qu’un éditeur soigne son image de marque. Surtout qu’aux États-Unis, le quota règne. Heureusement, il est possible de voir un peu plus loin que ça, et si le but des comics était aussi de faire prendre conscience aux lecteurs que la diversité n’est pas une mauvaise chose ? Oui, les comics peuvent servir une cause aussi noble. Et ne nous en cachons pas, actuellement l’homosexualité est un point sensible, et pas seulement de l’autre côté de l’Atlantique. A ce jour, beaucoup de pays sont en pleine réflexion sur une possible légalisation du mariage homosexuelle. D’autres ont encore beaucoup de mal avec l’homosexualité en elle-même. Il serait alors beau de penser que les comics sur le long terme permettraient d’imprégner les lecteurs de cette diversité. Ou en tout cas de la faire accepter pour les plus réticents. Challenge difficile certes, mais pourquoi ne pas essayer. Par le passé, on avait déjà eu le droit à voir apparaitre des personnages gays, Northstar ou même Batwoman en sont des exemples. Mais soyons franc, Northstar est un personnage de second plan assez peu présent donc peu utile pour plaider pour la cause homosexuelle. Quand a Batwoman, bien que lesbienne, elle reste une femme et pour lancer du gros stéréotype, les geeks et autres lecteurs ont souvent moins de mal avec l’homosexualité féminine que masculine. Cela ne les touche pas directement. Alan Scott a de plus le fait qu’il soit un héros important de l’univers de DC, il est le premier Green Lantern. On pourrait cependant venir critiquer le peu de courage de DC qui n’utilise ce personnage que sur Earth 2, alors que changer un personnage de la terre originel aurait était plus courageux et aurait certainement eu plus d’impact. Que se passerait-il si tout Superman devenait gay ? On sent ici surtout le coup de marketing ce qui est tout de même dommage. C’est de cette façon que l’on peut faire la différence entre le quota et l’envie réelle de montrer que les comics accompagnent l’évolution des mentalités. Un personnage qui n’aurait aucune importance mais serait gay tiendra du quota, alors qu’amener un nouveau personnage qui jouera une place importante prouverait que les éditeurs ont une réelle envie, et que ce n’est pas seulement les chiffres qui dictent la conduite à suivre. Il reste par la suite de faire de ces personnages différents des personnages Par Setsu intéressant. Il ne faut pas seulement qu’il soit un faire-valoir de cette cause, mais qu’il soit aussi travaillé dans sa personnalité, histoire. Bref pas qu’une vitrine. C’est par exemple le cas de Wican et Hulking qui sont en couple, et pourtant restent des personnages intéressant. D’ailleurs chez MDCU on vous avait dit par exemple à quel point on avait aimez Avengers : The Children’s Crusade. Comme quoi ce n’est pas la sexualité du personnage qui fait son intérêt. C’est en rendant le reste du personnage utile qu’on le rend crédible et surtout qu’on le fait devenir utile. L’un des points intéressant est que la multiplication des personnages homosexuels pourrait permettre au lecteur de pouvoir s’identifier à ces nouveaux personnages. Le public potentiel pourrait donc s’agrandir si ce genre de nouveauté venait à se démocratiser. Ne soyons cependant pas naïf, il ne suffit pas de quelque personnage gay pour ramener une nouvelle vague de lecteur, et encore moins si aucun n’a assez de profondeur. Mais il reste encore à savoir si l’orientation sexuelle d’un personnage est plus importante que son caractère. Est-ce que les lecteurs aiment Batman pour son sexappeal ou bien parce que son background est complet ou encore par son côté sombre. Espérons que les lecteurs accordent plus d’importance à la profondeur d’un personnage plutôt qu’à sa sexualité. Enfin, un personnage peut-être hétérosexuelle et peu intéressant. Donc au final, l’intérêt d’un personnage ne provient pas forcément de sa sexualité. 39



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