MDCU le Magazine n°8 juillet 2012
MDCU le Magazine n°8 juillet 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juillet 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 19,1 Mo

  • Dans ce numéro : la fin d'une ère pour les vengeurs, retour sur le run de Bendis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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EPISODE COLLECTOR : AVENGERS EARTH'S MIGHTIEST HEROES Par Bart Avengers : Earth ‘s Mightiest Heroes est une série produite par Marvel Animation entre 2010 et 2012. Elle est diffusée sur Disney XD et sur France 4. La série comporte deux saisons, auxquelles il faut ajouter des microépisodes ayant pour but de présenter les personnages principaux. Ces micro-épisodes ont ensuite été compilés pour former des épisodes de 20 min, intégrés dans la première saison. La série est supervisée par Chris Yost qui écrit d’ailleurs le scénario de quelques épisodes, dont les deux premiers et les derniers de la première saison. Du côté du casting, JARVIS est doublé par Phil LaMarr, qui était la voix de Green Lantern dans la série Justice League et Gambit dans Wolverine and The X-Men. Rick D. Wasserman double Thor et l’Homme Absorbant, mais a déjà eu affaire à Marvel en doublant l’Homme Radioctif dans le film animé Black Panther et Grim Reaper dans Marvel Ultimate Alliance 2. Il est aussi la voix de Gueule d’Argile dans Batman : Arkham City. Fred Tatasciore est la voix d’Hulk dans diverses séries Marvel, mais aussi la voix du Fauve pour Marvel et de Major Force chez DC. La première saison commence par une grande évasion de vilains du Raft, du Cube et d’autres centres de détention. Cette évasion n'est pas sans rappeler celle qui a eu lieu dans le premier arc de New Avengers. Cela conduit les héros à s’associer pour tous les revoyer en prison. Cependant, certains ne sont pas rattrapés et s’allient pour mettre un terme aux agissements des Vengeurs. Cette alliance est constituée d’un némésis de chaque héros. On voit principalement l’Enchanteresse et l’Exécuteur (Thor), l’Abomination (Hulk), Dynamo Pourpre (Iron Man), Baron Zemo (Captain America). Du côté des Vengeurs, on a le casting initial du comics, à savoir Iron Man, Thor, la Guêpe et l’Homme Fourmi. Ils sont rejoints par Captain America et Hulk. Plus ponctuellement, Panthère Noire et Œil-de-Faucon se joignent à l’équipe. La saison se finit avec la révélation du vrai personnage derrière l’évasion et la formation des Maîtres du Mal. Marvel place aussi d’autres héros et vilains de son univers, on peut noter la présence de la Veuve Noire, de Carol Danvers, de Wonder Man, de Captain Marvel, du Leader et bien d’autres. Il y a notamment un épisode double centré sur Kang. La seconde saison de la série prend une tournure beaucoup plus cosmique avec l’apparition de nombreux personnage de cet univers, notamment les Gardiens de la Galaxie, Galactus et ses hérauts. Il y a aussi un team-up avec les Quatre Fantastiques et l’apparition d’autres Vengeurs comme Spider-Man, Luke Cage ou Iron Fist. Marvel a décidé de développer l'univers de ces séries animées en lançant un comics portant le nom de Marvel Universe - Avengers : Earth's Mightiest Heroes, qui est une série régulière. La seconde saison qui est la dernière s’est terminée fin juin. La série a en effet été annulée et sera prochainement remplacée par une autre série animée sensiblement identique intitulée Avengers Assemble et qui reprendra le casting du film Avengers et de la série en comics Avengers Assemble. 30
ÇA VIENT DES COMICS : V FOR VENDETTA Est-il utile de présenter Alan Moore ? Plus qu’un auteur de comics, un personnage, physiquement proche d’un Hagrid (il se prétend sorcier d’ailleurs), il est vénéré par de nombreux fans pour avoir créé les chefs d’œuvre que sont Watchmen, From Hell et… V pour Vendetta. Au début des années 80, il est engagé pour travailler sur le magazine Warrior, ayant pour but de donner plus de libertés aux auteurs. Dans le premier numéro de mars 1982, V pour Vendetta fait ses début en noir et blanc et rencontre un certain succès (elle fait souvent la couverture du magazine), jusqu’en 1985 où Warrior est annulé alors qu’il reste 2 épisodes pour conclure l’histoire. En 1988, DC Comics rachète alors la série, la colorise et en publie l’intégralité des 10 numéros. Le scénario, écrit par Alan Moore, raconte la croisade de V, un personnage énigmatique dont le visage est dissimulé par le fameux masque de Guy Fawkes, contre une Angleterre fasciste, et sa relation avec Evey Hammond qu’il sauve des forces de police. Concernant le dessin de David Lloyd en particulier, les avis sont partagés. Il est simple et assez classique, ce qui colle parfaitement à l’univers que décrit Moore. Certains le trouvent trop austère, voire handicapant pour la lecture. Mais n’oublions pas que le comics est sorti au début des années 80 et qu’on reste assez loin du super-slip mainstream, et l’austérité est très présente dans le monde que dépeint Moore. Le comics est encore considéré aujourd’hui comme une des meilleures œuvres, voire la meilleure d’Alan Moore. Nous arrivons en 2005, à la sortie de l’adaptation cinématographique de l’œuvre. Ce sont les producteurs de Matrix, Joel Silver et Andy et Lana (Larry à l'époque) Wachowski, qui récupèrent les droits à l’époque, et ils choisissent James McTeigue en tant que réalisateur. Alan Moore a toujours voulu garder une distance vis-à-vis du cinéma. Pour lui, ce qui importe, ce sont les comics. Déçu des adaptations de From Hell et de La Ligue des gentlemen extraordinaires, c’est à partir de V pour Vendetta qu’il refuse d’être crédité dans les adaptations de ses œuvres. Le film reprend la trame principale du comics. Cependant quelques changements sont effectués pour rendre l’histoire plus contemporaine. C’est plus au niveau de l’idéologie et du symbolisme, que les 2 œuvres se distinguent. Il y a donc bien là une volonté réelle d’adapter le comics et non de faire une transcription comme ça a pu être le cas sur Watchmen par Zack Snyder. L’histoire de V pour Vendetta est définitivement ancrée dans la culture populaire. Le personnage de V, pour son action, s’inspire de Guy Fawkes, et de sa nuit du 5 novembre 1605, durant laquelle lui et un groupe de catholiques provinciaux ont tenté d’assassiner le roi Jacques 1er d’Angleterre, tentative dont l’échec est célébré tous les ans en Angleterre. Les nombreuses références culturelles font de V un personnage mystérieux, dont l’identité importe peu, mais qui représente l’idée même de l’anarchie puisqu’on ne sait pas s’il a raison ou s’il est fou. Ce principe d’anonymat, luttant pour la liberté, est d’ailleurs repris aujourd’hui par les Anonymous, un groupe d’activistes qui luttent pour la liberté sur Internet et qui ont pour emblème le masque de Guy Fawkes. Par Adlab Le comics était une critique ouverte et provocante du gouvernement Thatcher. Le film sera une critique du gouvernement Bush. Le reproche fait par Moore au film, c’est d’avoir complètement dénaturé son propos. Effectivement, le film reste une adaptation hollywoodienne post- 11 septembre, et V n’est pas vraiment considéré comme un terroriste ou un anarchiste, prêt à tout pour sa cause, mais plus comme un combattant de la liberté romantique. Certains caractères de personnages sont plus rationalisés et certaines intrigues raccourcies. Pour sa défense, la durée du film oblige à faire des concessions, et les choix d’adaptation tente de moderniser la bd en lui donnant un contexte moins radicale et plus proche de notre monde. Moore dira de son œuvre : « It was about fascism, it was about anarchy, it was about England. » (« C’était sur le fascisme, c’était sur l’anarchie, c’était sur l’Angleterre ») et le film ne respecte rien de tout ça. Ce qui n’est pas gênant, puisque le contexte s’est déplacé sur l’Amérique de Bush, mais dans ce cas, comme le souligne Moore, pourquoi ne pas avoir osé placer le film aux Etats-Unis ? Pourquoi se cacher derrière son œuvre ? David Llyod a un avis bien moins polémique et a soutenu le film qui a finalement été très bien accueilli par la critique. En effet, c’est une adaptation intelligente, qui a permis une réflexion sur l’état du monde à l’époque et qui semble toujours d’actualité. 31



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