MDCU le Magazine n°8 juillet 2012
MDCU le Magazine n°8 juillet 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juillet 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 19,1 Mo

  • Dans ce numéro : la fin d'une ère pour les vengeurs, retour sur le run de Bendis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
rien de plus logique, en somme, puisque Emma Stone et Andrew Garfield partagent bien plus dans la vie que l’affiche de The Amazing Spider-Man. Le reste du casting est à la hauteur, mais en même temps, on ne leur demandait pas grand-chose d’autre. Andrew incarne un Peter Parker réaliste (attention je parle de son jeu, pas de ce qu'il dit ou fait, là il suit le scénario), le supporting-cast est de qualité et ne vous décevra pas (je sais que Tobey est détesté par de nombreux fans, pas moi, je trouvais que son air perdu collait parfaitement au personnage, là Peter est cool, c'est un geek moderne). Enfin, les scènes d'action sont parfaitement chorégraphiées et saupoudrées d'humour comme il se doit pour des combats de Spider-Man. Le scénario Contrairement à Leto, je trouve qu’on aurait pu nous épargner les scènes « canoniques » du personnage, notamment la mort de Ben ou l’obtention des pouvoirs. Pour moi, ça fait partie du folklore du personnage et tout le monde est plus ou moins au courant. Deux trois ellipses auraient suffi et donc je n’ai rien à redire sur la qualité de celles-ci, honnêtement je m’en foutais un peu. Soyons honnête, quand vous lisez un comics, ce qui vous intéresse au bout d'un an de lecture, ce sont les origines du personnage ou l’état de ses aventures actuelles ? Bah là c’est pareil pour moi. On a deux trois scènes vraiment splendides et épiques qui m’ont réellement fait vibrer mais là aussi, certains trouveront à y redire. Mais globalement ce qui se dégage de ce film c’est sa réussite technique à tous les niveaux. Visuellement, personne ne pourra dire que la trilogie de Raimi faisait mieux c’est déjà ça. J’ai passé un bon moment de cinéma, j’avais beau connaitre par cœur l’histoire, je ne me suis jamais ennuyé sur mon siège, l’humour et l’action rythment assez bien la narration pour compenser les failles du scénario. J'ai adoré les scènes à la première personne (il y en a deux je crois) même si on veut en voir plus. On a une intrigue simpliste qui avance par raccourci. Peter rencontre le vilain et lui file direct la solution pour qu'il commette l'irréparable. Peter a toujours été un petit génie mais là, tout va trop vite. De manière générale, le film est beaucoup trop sombre, en mode Batman, alors que normalement Spider-Man agit la journée. Dans le film, on s'en fout de New York, la ville n'a pas d'existence, Spider-Man est juste un ado qui se venge puis traque un vilain. On ne le voit jamais faire de rondes, on ne le voit pas sauver des gens au coin d'une rue, il n'est pas le protecteur de New York, c'est juste un ado qui est impliqué dans une conspiration liée aux recherches de son père, un héros qui ne sort de sa chambre que pour résoudre le drame autour de sa personne et sa famille. Le scène post-générique, inutile au possible, renforce cette idée que c'est le secret du père qui va guider Spider-Man. A chaque fois, le film détourne, rallonge, change les scènes cultes mais ne peut s'empêcher d'avoir le même résultat en moins bon. On devait avoir le passé inconnu de Spider-Man, il est identique avec des détails qui ridiculise la situation. C'est du déjà vu mais en moins bon car on veut à tout prix éviter de reproduire des moments magiques. C'est comme si on faisait une contrefaçon du film de Raimi. Ce sentiment atteint son paroxysme avec la fameuse phrase « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». Ces 7 mots sont prononcés par Oncle Ben mais il sont noyés dans un discours trop long sur le fait de devenir un homme. Le vilain Dernier point qui revient souvent, c'est l'aspect plus ou moins réaliste du vilain. Honnêtement, à chaque fois que je lis un comics Spider-Man, je me dis que les vilains (le Vautour, Octopus ou le Bouffon Vert) sont tous plus ou moins ridicules. Un mec sur un board volant qui lance des bombes et qui rigole comme un barge c'est réaliste ? Un autre avec des ailes de pigeon et des griffes c'est réaliste ? Un scienti- Le Lezard est moche, incohérent dans son choix final (il attaque Peter Parker de manière consciente, il n'est pas guidé par la folie puis d'un coup le sauve) et fait du film plus un duel que les origines de Spider-Man. On aurait très bien pu avoir cette histoire dans Spider-Man 4 car ici on a des origines polluée par cette relation. Spider-Man affronte le Lezard car il le connaît et se sent coupable de l'avoir aidé, pas par devoir. L'absence de Norman Osborn est facile à comprendre mais c'est pour moi la faute originelle du film. En effet, à vouloir ne pas faire un remake mais un reboot en mode « découvrez le passé de Spider-Man » comme le présente le marketing, le film s'éloigne de Spider-Man en tournant autour du pot. C'est pas Utimate Spider-Man mais Amazing Spider-Man, le but est donc de faire un film référence je rappel. Il ne peut donc éviter un tas de scènes cultes et nécessaires pour faire de Peter le Spider-Man. Bendis pouvait s'amuser avec Ultimate car on conservait la vision de Peter de l'univers classique. C'est pour ça que l'univers Ultimate ne me dérange pas, c'est un complément, c'est des bonnes histoires et le but est vraiment de faire des histoires différentes. Ici, le but est de remplacer l'ancienne trilogie. Ok, ça me va, on met les couilles sur la table et on ose refaire (pourquoi pas en mieux, tout est per- 28
29 fique fou avec huit bras robotisés c'est réaliste ? Franchement comment voulez-vous qu'un lézard géant qui se ballade au milieu de New York fasse réaliste ? Si vous voulez un Spider- Man à la Nolan où tout est rationalisé c'est votre droit, en attendant pour moi, ce n'est pas là que se calibre la réussite du film. Pour moi Spider-Man, c'est du rêve, du spectacle, de l'humour et de l'action. Et The Amazing Spider-Man remplit le contrat là où la précédente trilogie avait échoué. fectible) les quelques scènes cultes des origines pour ensuite proposer, grâce à un nouveau vilain et une copine différente, une seconde partie de film différente. Et bah non, SONY a eu peur et le vilain ne sert à rien. Points forts - Le casting en général, surtout la prestation d'Emma Stone et d'Andrew Garfield. - Leur couple fusionnel qui fait oublier les niaiseries exaspérantes du précédent. - Le spectacle visuel irréprochable - Certaines scènes épiques très réussies. - L'équilibre humour/action/narration bien calibré. - L'esprit Ultimate et le respect des comics. - Ce film fait beaucoup mieux à lui tout seul que la précédente trilogie. - Le caméo de Stan Lee : le meilleur depuis longtemps (toujours ?). - The Amazing Spider-Man est un bon film à aller voir au cinéma. -Réalisation et scènes de vue à la première personne - Scènes de voltige de Spidey - La 3D - L'humour - Le jeu des acteurs - Les scènes de baston Points faibles - L'image tête à claque de Peter Parker. - De grosses failles dans le scénario. - Pas assez de scènes à la première personne. - Comparé à Avengers ou les Batman de Nolan, il n'y a pas photo. - Ce n'est pas Peter Parker - De nombreuses incohérences dans le scénario - Une intrigue simpliste qui avance par raccourcis - Presque tout le monde sait qui est Spider-Man - Des moments clés bâclés ou faussement nouveaux - Une scène post-générique incomplète - Une fin très prévisible - L'univers Spider-Man quasi-absent (Daily Bugle, amour de New York) - Un film qui se veut sombre sans l'être - Un seul vilain Note finale



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :