MDCU le Magazine n°7 mai 2012
MDCU le Magazine n°7 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : Avengers, le pari réussi de Joss Whedon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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r'est une véritable « Opération Ka- » que lance DC Comics avec le reboot de son univers, c'est à dire une remise à zéro des compteurs. Le principe est simple : l'éditeur est second des ventes depuis des années et les fans ne s'intéressent en moyenne qu'à 20% de ses séries publiées. Marvel arrive enfin à propose son univers au cinéma, il faut donc simplifier tout ce bordel pour attirer de nouveaux lec- teurs. En effet, au lieu de se débattre dans les méandres de sa propre histoire assez complexe, DC tranche dans le vif et décide de créer une nouvelle histoire où ne sera conservée que ce qui intéresse les lecteurs (Batman, Green Lantern) et de modifier tout ce qui pose problème. C'est différent de l'univers Ultimate qui a permis à Marvel d'attirer des nouveaux lecteurs dans les années 2000 tout en conservant les anciens dans une univers complexe. DC parie sur un différentiel positif entre la fuite des lecteurs actuels (qui se sentent trahis par la disparition de leurs repères et pas récompensés pour leur fidélité) et les nouveaux lecteurs qui se disent que c'est enfin l'occasion de se lancer dans les comics DC. Le marché est en chute libre depuis des années et DC n'arrive pas à piquer des lecteurs à Marvel, il est donc plus intéressant de parier sur les nouveaux. Or ces derniers sont rebutés par la complexité de DC, on va donc tout simplifier. Si jamais, au bout d'un an, les ventes de DC sont meilleures, le pari sera réussi. C'est culotté et justifié vu qu'on conserve les personnages, on modifie juste ce qui pose problème. C'est tout le marché qui peut en profiter si l'afflux de nouveaux lecteurs est 05 Par Leto important. Les franchises Batman et Green Lantern sont préservées donc on peut penser que ces fans là seront au moins toujours là. L'objectif est simple : profiter de l'image classique des personnages DC véhiculée par les dessins animés par exemple pour attirer des lecteurs. On connaît tous Flash, mais pas ses histoires !
La mort de l'esprit DC ? rhez DC, on a une complexité pas- ‘,...sionnante à tous les étages qui n'existe pas chez Marvel. En effet, la Maison des Idées ne se casse pas la tête et semble perdre la mémoire très souvent face à ce qui la dérange alors qu'en face, DC porte comme Atlas le poids de ses erreurs depuis le début. Si Marvel n'a pas besoin de rebooter son univers (l'univers Ultimate fut l'autre solution), c'est parce que Marvel efface constamment à coup de mini-séries et autres oublis de scénaristes ce qui la dérange. L'autre truc qui manque chez Marvel, c'est la notion de transmission, d'héritage. Chez DC, il y a plusieurs générations de héros, il y a des remplaçants, des coéquipiers, des gars qui portent le même costume...Chez Marvel, hormis Bucky, War Machine et le fils de Captain Marvel, on voit pas souvent la notion de transmission. Résultat, des gars comme Barry (Flash) ou Hal (Green Lantern) restent morts pendant longtemps alors que ce sont des poids lourds de l'univers. En face, Cap et Thor sont des petits joueurs en revenant à la vie au bout de 2 ans. Alors c'est sûr que Superman ou Batman ne restent pas absents longtemps, mais je trouve que chez DC, il y a vraiment la notion du temps qui passe. A ce sujet, la série JLA par Robinson était prometteuse car on avait enfin la seconde génération au pouvoir...II a fallu que ce couillon salope tout ! DC propose aussi une série de thèmes originaux. On a le fameux multivers, structuré à la différence de chez Marvel et proposant des histoires passionnantes si on s'y intéresse un peu (en plus des dimensions comme le Fourth World). Il y a aussi la magie, très présente (Docteur Strange chez Marvel fait pâle figure et il n'a même pas de série à lui) avec plein de personnages liés, des séries (SHADOWPACT par exemple), des évents (REIGN IN HELL)... Bien sûr, cela reste un pan particulier et peu important de DC niais l'existence d'une série comme Justice League Dark dans le reboot montre bien la place donné par DC à la magie. Dernier thème et pas des moindres, le cosmique. Si Marvel a su relancer cette partie là de son univers sous la houlette de DnA, DC n'a jamais abandonné son bijou qui fut certes à une époque lui aussi mal en point. Que ce soit avec la franchise Green Lantern ou avec la série REBELS (présentant les aventures de Adam Strange, Captain Cornet...) ou encore la LEGION, DC a toujours maîtrisé ce type d'histoire. Voilà, vous comprenez peut-être un peu mieux pourquoi un marvélien comme moi peut aussi aimer (oui j'ai dit aimer) DC : il y a aussi des bonnes choses de l'autre coté, des choses qu'on trouve pas chez soi. Crisis one more time... C'est bien beau de dire que DC c'est tout joli tout beau, mais ça n'arrangera pas la situation. Je suis d'accord sur le principe de donner un bon coup dans la fourmilière. Chez DC, cela s'appelait jusqu'à peu « on va se faire une bonne vielle CRISIS pour relancer la machine ». CRISIS, c'est le nom qu'on donne aux méga-crossovers chez DC. Ces crossovers fonctionnent de la manière suivante : un personnage menace la réalité, c'est à dire que s'il gagne la guerre contre les héros, plus rien, j'ai bien dit plus rien, n'existera après. Que ce soit l'Anti-Monitor dans Crisis on Infinite Earths au milieu des années 80, Hal Jordan dans ZERO HOUR, Superboy Prime dans Infinite Crisis ou Darkseid dans Final Crisis, à chaque fois, on avait une crise qui menaçait de rompre l'équilibre de l'univers DC et de tout raser. A chaque fois, ce fut un prétexte pour DC. Pour quoi faire ? Pour effectuer des modifications profondes en les justifiants par un scénario catas- 06 trophe. En gros, on modifiait l'histoire, c'est à dire la continuité. Tout a commencé avec Crisis on Infinite Earths qui a permis de créer un seul univers là où DC comptait pleeeeeeeeeeeeeein d'univers issus des rachats des catalogues de concurrents (Captain Marvel par exemple). Or, comme pour Adam et Eve, cette histoire possède en elle le péché originel : en voulant simplifier l'univers DC en intégrant tous les personnages du catalogue dans un même univers, DC a dû faire des choix. Cela fait, elle a proposé à ses lecteurs de nouvelles versions des personnages, de nouvelles origines, de nouvelles règles. Cela s'est logiquement accompagné d'oublis ou modifications qui ont déplu au fans...ça vous rappelle un truc ? ? ? ? Le reboot actuel ! Eh oui, on n'a pas affaire à un truc sorti de nulle part, c'est une technique déjà utilisé par DC. On est en train de vivre ce qu'ont Livécu les fans il y a 25 ans. Bien sûr, à l'époque déjà, le reboot était nécessaire. Malheureusement, de mauvais choix ont plombé cette initiative et petit à petit, les scénaristes ont fait marche arrière sur des sujets de plus en plus importants comme le cas Superboy. C'est donc un véritable bordel, couplé à des éditeurs mauvais (guerre entre les franchises, y'a qu'à voir les Teen Titans qui ont du mal à chopper Robin par exemple). Infinite Crisis fut la solution et a rendu une certaine clarté à DC. One Year Later (le saut d'un an dans les histoires) a offert une occasion inespérée pour repartir d'un nouveau pied. DC a toujours eu le culot de proposer des solutions radicales pour sauver son univers malade. Mais non, les projets ont capoté, pris du retard, pas été à la hauteur...Comme un signe



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