MDCU le Magazine n°7 mai 2012
MDCU le Magazine n°7 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : Avengers, le pari réussi de Joss Whedon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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fois. Bien heureusement, on est loin de celle de Thor qui avait massacré le film notamment au niveau de la colorisation qui était pourtant très jolie à la base. On aurait aussi pu craindre de tomber dans l'excès de bastons inutiles et d'explosions tonitruantes mais ce n'est clairement pas le cas, les scènes d'action ont été bien pensées. Par exemple, au début du film on peut voir un hélicoptère s'écraser sans forcément exploser comme s'il était rempli de dynamite, ça change. A la fin du film, le spectateur a passé un excellent moment de divertissement et en a pris plein les mirettes. Il y en a pour tous les goûts et c'est ça l'esprit Marvel, on va à l'efficace, au spectacle à l'action mais sans négliger le mec qui aime les vieux gags foireux. Et franchement, un gamin qui voit un film comme ça, à la sortie il n'a qu'une envie, c'est de lire des comics et de s'acheter tous les jouets du film ! On peut cependant regretter la faible diversité de l'opposition. En gros, les ennemis sont présents sous deux ou trois formes différentes seulement alors qu'il y avait moyen de faire un truc beaucoup plus développé. Ce qui compte, c'est l'aspect « l'ennemi est en surnombre ». et il faut une (trop) longue période d'introduction pour y arriver. C'est alors le « rassemblement », la phase où nos héros se cherchent et tergiversent sur les réelles intentions du SHIELD, pendant que Loki en profite pour faire des siennes, très classique. Le film a donc quelques longueurs au début et les différents gags sont là pour rythmer un peu cette période pour pas que les spectateur qui connaissent déjà le background des personnages ne s'ennuient trop. Ainsi, ce film se suffit à lui-même, on peut très bien apprécier le film sans avoir vu les précédents mais on loupera quelques références. Toutefois, le personnage de Cap voit son histoire personnelle développée puisqu'on assiste en direct à sa découverte du « présent ». Maintenant que c'est fait, Avengers 2 pourra directement envoyer le pâté et si ils arrivent à corriger les quelques défauts présents, on pourrait avoir un film à la hauteur des meilleures oeuvres cinématographiques. En ce qui concerne les acteurs, on craignait que le charisme d'un Robert Downey Junior efface complétement des personnages joués par les décriés Chris Evans ou Chris Hemsworth mais finalement, ils ont réussi à trouver un bon équilibre, notamment avec Ruffalo qui bouscule un peu la hiérarchie. Captain America est dans son rôle de leader même si les fans regretteront l'absence d'un mythique « Avengers Assemble ! ! ».Tony Stark est fidèle à lui-même dans la dé-dramatisation perpétuelle des évènements. A la rigueur, il faut avouer que Thor est un peu en retrait. Black VVidow a une vraie présence à l'écran à la différence des précédents films, le personnage s'étoffe un peu même si on regrette son traitement. Quant à Oeil-de-Faucon, le personnage est toujours aussi intéressant mais le scénario va un peu l'éclipser. Que ses fans ne s'inquiètent pas, la bataille finale montre toute sa puissance. La vraie surprise, c'est donc Hulk et Mark Ruffalo. Celui de Norton et Leterrier avait ravi la majorité des fans qui ont beaucoup regretté son remplacement niais, au final, Ruffalo, que ce soit en tant que Bruce Banner ou en tant que Hulk, crève l'écran, littéralement. La modélisation du monstre est splendide, peut être audessus de celle du film de 2008 même si c'est compliqué de comparer car c'est très différent. Sur certains plans on a vraiment l'impression de voir un acteur quand on regarde le visage du monstre et là-dessus, la 3D est efficace. Cette version risque de faire oublier l'ancienne... Il faut dire que dans The Avengers, Hulk nous offre plus que du « Hulk SMASH I » (Même si il y en a et que c'est joussif hein !), il participe à l'action de la plus belle des manières et les gags qui l'impliquent sont toujours efficace (le passage le plus marrant c'est avec lui d'ailleurs). On voit déjà une relation se créer entre les deux grosses têtes de l'équipe (Tony et Bruce) et c'est assez marrant de voir la différence entre la relation Stark/Banner et IronMan/Hulk. Verdict Les Vengeurs coexistent depuis des dizaines d'années dans les comics mais 27 adapter leur histoire à l'écran était loin d'être un jeu d'enfant au vu du budget pharaonique et des films en forme de prélude (une première au cinéma avec 5 films à voir indépendamment afin de comprendre pleinement l'enjeu). L'attente des fanboys est énorme et, malgré quelques points négatifs, globalement le film est une immense réussite. On prend un pied dantesque pendant 2h30 et c'est de loin le meilleur film Marvel Studio à l'heure actuelle et surement un des films de l'année. Marvel a mis la barre très haute pour commencer cette année 2012 riche en adaptations super-héroïques (The Dark Knight Rises et The Amazing Spider-Man cet été). Si le film ne mérite pas le statut de chef-d'oeuvre du cinéma, il peut néanmoins concourir pour la palme du meilleur film de super-héros tant il arrive à retranscrire le plaisir qu'on a à lire des comics sur une team de super-héros. Il nous fait aussi espérer de très bonnes choses pour la suite en initiant une franchise d'une envergure formidable. Comprenez bien que vous allez prendre une claque monumentale et cela inaugure une décennie faste pour les fans. La scène cachée à la fin du générique promet des choses encore plus pharaoniques et spectaculaires !!! Avengers est donc le digne héritier des blockbusters américains, ces films popcorn où l'action domine et l'humour fait des ravages. Une équipe prend forme sous nos yeux et le plaisir surpasse les défauts. On émettra un doute pour les non-fanboys adultes qui préféreront un Dark Knight pour sa complexité et sa tentative de hisser le genre au niveau des meilleurs polars mais ce n'est pas le but d'Avengers. Ici, les héros font enfin équipe pour sauver notre bonne vielle Terre et c'est la baston générale qui compte. Fans de la Marvel, vous n'avez plus à vous cacher, vous avez enfin votre film référence. Les Vengeurs vont tout casser cette année, pleurez Batfans !!! !
me ça vient des comics, c'est la rubrique qui vous présente un film adapté... des comics. Toutefois, on évitera les sagas des super-héros pour la richesse des comics avec des films pas forcément associés à ce média. Ce mois-ci, c'est le film de Miller et Rodriguez qui est à l'affiche, Sin City ! A la base, Sin City, c'est le bébé de Frank Miller, artiste iconoclaste des années 80 dans les comics. Ce comic-book est son oeuvre majeure en dehors de ses productions super-héroïques. Publié dans les années 90 dans un style noir et blanc jouant sur la mise en page, il s'agit d'une suite d'histoires publiées en recueils (une version les compilant tous en 2 gros albums est disponible) narrant la vie nocturne d'une ville, Basic City, dont on retiendra le surnom, Sin City. Certains personnages comme Marv sont devenus célèbres pour leur design mais le comic-book en lui même n'est pas révolutionnaire. La narration est basique mais colle parfaitement aux dessins qui donnent un cachet si particulier, presque européen au titre qui est bien loin des standards de Marvel et DC. Un bon gros polar dans une ville bien crade, c'est jouissif mais ce n'est pas non plus une première. Néanmoins, le talent de son artiste et la qualité globale de la série en font d'elle une lecture agréable et à conseiller pour les fans du genre. En 2005, un film va adapter trois de ces histoires dans le but de retranscrire l'atmosphère unique qu'a insufflé Miller à cette ville. Ce film va marquer de nombreux spectateurs par sa réalisa- : r1:1T11eielegtaliMelel I MI171 tion, fidèle au comic-book, et son casting pléthorique. Robert Rodriguez, fan de l'oeuvre, n'était pas encore une star du cinéma de genre à cette époque, il a tout au plus eu un succès avec The Faculty ou Spy Kids mais il souhaite tellement retranscrire fidèlement l'oeuvre qu'il va présenter sa vision à l'auteur en lui projetant un court-métrage tourné avec Josh Hartnett (c'est la scène d'introduction du film). Convaincu, Miller va s'impliquer dans la réalisation et le film est produit par Troubiemaker Studios, la société de Rodriguez, pour un petit budget (pour les USA) de 40 millions de dollars. En parlant de réalisation, elle est particulière car toutes les scènes ont été tournées sur fond vert pour ensuite être incrustées dans un décor tourné préalablement ou produit artificiellement. C'est la même technique utilisée pour Captain Sky and the World of Tommorow ou Immortel de Bilal. L'autre fait notable, c'est la couleur du film, noire, ponctuée par des touches de couleurs qui soulignent des éléments importants (les baskets, la peau du vilain, les lèvres...). Le casting est aussi une des forces du film. C'est un mix entre des acteurs confirmés un peu has-been et des jeunes pousses qui ont du mal à percer à cause des clichés qu'ils véhiculent. Je m'explique. On a Mickey Rourke (méconnaissable en Marv) qui n'existait plus avant ce film, Bruce Willis qui a du mal en ces années 2000, Benicio Del Tom qui jouait toujours le mexicain, Elijah Wood en plein post-SDA, Clive Owen, Josh Hartnett et Jessica Alba qui avait du mal a sortir de leur cliché de sex-symbol...En tout cas, ce sont tous des bons acteurs qui collent parfaitement à leur rôle, légèrement surjoués pour coller à l'ambiance « hommage aux polars ». L Avec ses" -"" E eli.-14:-#:\histoires le• ceénstrelale liZi 1, ■.`‘ au Dil 1, -4 sein d'une même ville,s.•,..,, -=- le specta- - teur corn- [, ; 1 4 É E9r..,.. I e -7 - ;'prend rapi- U. - -.. P-,4W-i : dement que ; fer eeeref 6. c'est elle, *"... "'e., rie4.1•, „,, T'A., ; •- eru - 4-4m:iq'uheéro c-nleest,.i. la nature...en humaine qui s'efface face à sa grandeur. Les personnages sont souvent manichéens pour mieux coller aux archétypes du polar et la violence souligne la réaction désespérée des héros face au vice et au pouvoir des vilains. Ne cherchez pas une critique sociale dans ce film mais vraiment une ode aux individus qui n'ont jamais le droit au bonheur.•„.„,,,,•, F...,e :.,.-1.‹... Avec presque 160 millions de dollars de recettes aux USA et dans le monde, le film est un incroyable succès et les critiques sont excellentes. Devenu culte pour de nombreux spectateurs, il engendre une forte attente pour une suite qui n'est jamais lancée mais toujours évoquée. En effet, Rodriguez s'en va collaborer avec Tarantino sur le projet Grindhouse et Miller adapte enfin The Spirit avec SamuelL. Jackson. Le second fait un flop mais l'adaptation de 300 par Snyder lui permet de conserver une certaine aura. Quant à Rodriguez, il enchaîne avec Machete et est longtemps attendu sur un film Deadpool. Heureusement, Sin City 2 verra le jour pour une sortie en Octobre 2013 et une affiche a déjà été dévoilée. La production devrait être lancée cet été et on sait déjà que Clive Owen est de retour pour notre plus grand plaisir. Alors, prêt à affronter une nouvelle fois les horreurs et beautés de Sin City ?



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