MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : les créations de Stan Lee.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LES CLICHÉS CQINC ou « Ce qui influence nos comics » est une rubrique qui a pour but de répertorier mais aussi d’expliquer toutes les différentes influences présentes dans nos comics. Etant donné que cette rubrique est centrée sur les comics mais n’a jamais été présentée comme ne tournant SEU- LEMENT autour des comics, il y a de fortes chances pour que l’on déborde sur d’autres médias afin, le plus souvent, d’expliquer ces différents clichés présents dans les comics. Je me lance dans un « petit » CQINC (surtout si l’on compare avec les je ne sais plus combien de pages de mon sujet sur le mal au sens large). Le thème du jour : « les clichés ». Je tiens d’ailleurs à m’excuser mais je ne ferais pas la différence entre « cliché », « poncifs » et « lieu commun », je n’ai pas le temps, pas l’envie et les différences en elles-mêmes sont minimes donc bon, si vous voulez quitter ce sujet dans 15-20 minutes et passez à autre chose, croyez moi, autant sauter les termes de « poncifs » et « lieu commun » ^^. Roooo, pas ceux de Peter Parker Par Scarecrow Mais commençons avec une petite définition rapide pour les plus jeunes d’entre nous. Un cliché (ou « stéréotype ») est, de manière générale, une image qu’une communauté se fait d’une autre communauté ou d’un événement ou, plus simplement, d’un personnage qui, de par ses caractéristiques, déjà vues cent fois, est facilement reconnaissable (personnage stéréotypé). Le plus souvent se rapportant au visuel, les clichés sont utilisés pour différentes fins bien que de nos jours, ils semblent plus être utilisés pour tout ce qui touche à la dérision, l’ironie. Dans tous les cas, c’est une sorte de concept qui, de par sa trop grande répétition, fait naître une banalité (j’utiliserai volontiers le terme « idée reçue »). Les clichés peuvent également être des métaphores, des images, qui tournent souvent autour du monde animalier et dont on ne connait que rarement l’origine (cf « un temps de chien », « avoir une fièvre de cheval »). Ce type d’expression est souvent utilisé dans la littérature pour éviter de faire des descriptions un peu trop hasardeuses mais aussi pour exprimer beaucoup d’éléments en peu de mots. De nos jours, les clichés les plus répandus et les plus utilisés concernent les communautés. Et vu que c’est toujours très drôle de voir qui pense quoi de qui ou quoi, on va faire un petit listing rapide ! Alors, très rapidement donc, les belges et les blondes seraient idiots, les espagnols seraient incultes et se déplaceraient sur des bourricots, les portugais seraient poilus, s’appelleraient tous « Manuel » ou « Da Silva », seraient tous dans la maçonnerie, les italiens seraient arrogants et charmeurs mais ne mangeraient que des pizzas ou des spaghettis (ils s’en sortent pas trop, trop mal eux encore), les mexicains qui auraient tous une grosse moustache et un sombrero, 54
les italiennes des bombes, les brésiliennes seraient tous des brésiliens en réalité, tous les asiatiques auraient un « Lee » quelque part dans leur nom et enfin les anglais ne boiraient que du thé et ne mangeraient que de la gelée multicolore. Quoi ? Mais bien sûr que je peux faire les français, je nous ai même gardés pour la fin ! Alors, les autres pays voient les Vu comme ça, que dire si ce n’est vive l’Italie ? français avec un béret sur la tête et une baguette de pain sous le bras. La plupart du temps, dire à un étranger que tu es français revient également à leur dire que tu es parisien (on habiterait tous à Paris apparemment… Au passage, les parisiens seraient tous désagréables aussi… Sous-entendu tous les français seraient désagréables du coup ? Oo). De même, on boufferait que des grenouilles et on serait « sales ». Et après cette dernière caractéristique qui fait un peu « mal » au niveau de l’égo, on va conclure avec les points positifs tout de même, on serait distingué, au top de la mode et enfin, on serait des bons « coups » au lit… Les comics, de leur côté, reprennent neuf fois sur dix le trio classique du cinéma d’action : Le héros, un homme fort, intelligent, gentil, serviable et - défenseur des droits des hommes. Le méchant (soit super-vilain), un personnage avec ses - propres convictions, qui a toujours le héros sur son chemin. Il est le plus souvent laid et n’arrive pas à accepter la société actuelle qui ne l’accepte pas non plus d’ailleurs. Au choix : « La demoiselle en détresse » ou « la femme - fatale » (ou « la récompense du héros »). Concernant les comics, ce stéréotype reste tout de même moins utilisé du fait que les comics s’installent souvent sur des décennies. De par leur longévité, il est inconcevable qu’un super-héros ne fasse que sauver une femme durant tous les numéros de la série. A côté des principes de base des comics (soit le combat entre le héros et le vilain et, le plus souvent, le héros qui sauve la situation in extremis), les plus gros clichés présents restent liés aux nationalités. En effet, dans les comics, à cause des différents traumatismes subis par les américains, il y a 99,999% de chance pour que les personnages russes (Russes contre Américains durant la Guerre Froide) ou allemands (Allemands contre Américains durant la seconde guerre mondiale) soient des vilains. Néanmoins, on peut noter que plus on s’éloigne de cet événement traumatisant, plus les différents clichés s’effacent même si certains semblent persister (la présence d’un « quatrième Reich » chez DC ou encore Captain America qui n’aura presque fait que casser la tête des allemands durant ses soixante-dix ans d’existence). Le physique même des personnages notamment féminin est aussi sujet à débat puisque toutes les super-héroïnes, qu’elles soient blondes ou brunes, ont une plastique « parfaite ». Les trois quart des personnages considérés comme étant intelligent possèdent des lunettes,… On peut noter également l’utilisation abusive des monuments historiques dans les comics ou la bande dessinée en générale pour signaler le déplacement d’un personnage. On le remarque souvent lorsque l’histoire met en avant un scénario dit « catastrophe » (cette fois, je parle un peu de tous les médias). En effet, montrer un monument historique ou un cliché reste un moyen extrêmement facile de signaler ou de prouver un déplacement quelconque. C’est comme ça que j’ai pu voir brûler la tour Eiffel des dizaines et des dizaines de fois. Oh mon Dieu ! Ils ont tué la tour Eiffel... Encore... Rapidement, on peut noter que lorsque Superman se rend en France dans la série « Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman », le seul français présent possède un béret. Dans « 28 semaines plus tard », Danny Boyle fait arriver les zombies devant la tour Eiffel durant l’ultime scène pour signaler qu’ils ont quitté le Royaume-Uni et commencent à se propager dans le reste du monde. Les séries TV, qui ont l’avantage de mettre en avant plusieurs épisodes et donc d’approfondir continuellement leurs personnages, contournent plutôt aisément la difficulté du cliché. Néanmoins, ce n’est pas pour autant qu’elles contournent systématiquement la chose. Les sitcoms, du fait qu’elles n’ont que pour unique but de faire rire, ont du mal à se passer d’un personnage vu et revu cent fois comme « l’idiot du village » (Joey Triviani dans Friends, SteveUrkel dans La vie de famille, Cody dans Notre belle famille, Junior dans Ma famille d’abord,…). Il existe ensuite quelques cas particuliers mais il ne faut pas en faire une généralité. On peut noter Dr House qui reprend presque toutes les caractéristiques de Sherlock Holmes si ce n’est qu’il travaille dans le milieu hospitalier, les quatre personnages masculins principaux de The Big Bang Theory qui sont de grands geek dans l’âme bien qu’ils aient tous leurs propres caractéristiques (comme le fait de ne pas pouvoir parler en présence d’une fille), Jack Bauer dans 24h 55



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