MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : les créations de Stan Lee.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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le fait chanter et tente de la séduire. Jenny joue son jeu et finit par l’assommer. Tentant de s’échapper, elle tombe sur une pièce secrète où elle découvre un poste émetteur et des documents du IIIe Reich. Neville fait son entrée avec Lothar, et lui avoue être un espion nazi... Jenny et Cliff monte sur le ballon. Alors que l’ensemble va exploser, Howard Hugues et Peevy passent en avion et les sauvent de justesse. L’explosion du dirigeable fait la une de la presse d’autant qu’elle a coûté la vie à l’acteur Neville Sinclair, officiellement mort dans sa voiture. Hugues arrive à bord d’un tout nouveau biplan. Confiant en Cliff, il lui souhaite bonne chance et à bientôt. Alors que sa voiture s’en va, le mécano dévoile le nom de Cliff sur l’avion. Il pourra participer au Grand Prix. Jenny donne à Peevy les plans de la roquette qu’elle a volé chez Sinclair. Cliff et Jenny s’embrassent, tandis que Peevy trouve les premières idées pour améliorer la roquette... Cliff retourne au « Bulldog Cafe » et cache la roquette. Valentine le contacte, il détient Jenny qu’il lui rendra contre la roquette. Les agents font leur entrée et l’emmène chez Hugues. Peevy est en pleine discussion avec le milliardaire. Cliff refuse de dire où est la roquette. Howard hugues lui montre des films de tests allemands, et un film de propagande montrant le plan d’invasion d’une armée d’hommes volants. Howard lui explique que les nazis ont besoin de son modèle et qu’ils ont un espion bien introduit aux USA. Cliff comprend qu’il s’agit de Neville Sinclair. Il lui explique le marché qu’il a passé, mais devant les refus du FBI de l’aider, il s’échappe en utilisant un planeur suspendu dans le hangar. Au point de rendez-vous, Cliff se pose et s’approche des ravisseurs. Alors qu’ils vont lui enlever l’appareil du dos, il révèle que Sinclair est un nazi ce qui change le comportement de Valentine. Mais Neville hurle des ordres en allemand, et des soldats interviennent. Alors qu’ils sont en joue, le FBI intervient à son tour, soutenu par les gangsters de Valentine. Sinclair s’échappe à bord d’un dirigeable sur lequel ne peuvent tirer les fédéraux. Il retient toujours Jenny en otage. Cliff s’envole pour rattraper l’engin au dessus de Los Angeles. Il déchire la toile du gouvernail ce qui gêne le pilote. Lothar accède au ballon et s’accroche pour affronter Cliff qui finit par le balancer dans le vide. Il percute la vitre et le pilote chute à son tour. Le second prend le relais. Cliff se débarasse du dernier garde. Neville menace une dernière fois le jeune homme qui fait glisser la roquette vers l’espion en prenant soin de décrocher le chewing gum. Jenny pousse le second pilote dans le vide et Cliff se jette sur Neville. Une fusée de détresse est tirée par Jenny qui met le feu à la cabine. Neville s’empare de la roquette et s’échappe, mais la fuite prend feu à son tour et l’acteur va s’écraser sur le panneau Hollywoodland. COMMENTAIRE Voilà un film familial comme je les aime. The Rocketeer a tout pour plaire. Un bon scénario, un casting qui marche, du rythme et de bons effets visuels qui malgré l’âge conservent leur charme. Comme souvent, je vais démarrer cette chronique en disant : je n’ai pas lu les comics. Aussi, pour ceux qui voudraient en savoir plus sur les origines dessinées de Cliff Secord, je vous renvoie vers la chronique Other Comics de mon camarade Fitzlionheart sur mdcu.fr. Parlons maintenant du film. Il est signé Joe Johnson dont nous avons beaucoup parlé ces derniers temps, après son super travail sur Captain America. On ne présente plus le réalisateur qui a travaillé sur bon nombre de chefs d’œuvre (à différents postes – c’est notamment lui qui a dessiné le Faucon Millenium !). « Captain » n’était donc pas sa première expérience en matière d’adaptation de comics. Ni la première traitant de la période 1930/40 aux USA. Sur Rocketeer, nous ne sommes pas sur une adaptation parfaite de la BD, mais plutôt sur une ré-interprétation pour un public plus jeune, le film étant produit par Disney. On oublie le côté pin-up pour se concentrer sur l’aventure. Des affiches de l’époque font la comparaison avec Indiana Jones (ambiance années 30 – encore une similitude avec Captain). Le film met en avant le héros américain, bien sous tous rapports, qui va sauver sa copine des vilains nazis et accessoirement sauver le monde... Vous me direz, dit comme ça, ça ne donne pas super envie. Mais ce qui fait que 46
ça fonctionne, c’est que tout d’abord le héros est maladroit. Il devient Rocketeer un peu par hasard, et se trouve pris dans quelque chose qui le dépasse complètement. On peut s’identifier facilement quand on voit le film vers 10/12 ans. La véritable force du film pour moi, c’est son ancrage dans la réalité, et en premier lieu, le personnage d’Howard Hugues, très important. Le célèbre cinéaste/industriel/pilote mégalo est présenté ici dans une version sérieuse. C’est un amoureux de l’aviation, qui refuse que le gouvernement utilise ses inventions à des fins militaires (regarder Aviator de Scorcese pour vous faire une idée – on n’est pas si loin de la réalité). Si Rocketeer ressemble à un Iron Man des années 30, Hugues est un alter ego d’Howard Stark (ou l’inverse ^^, à vous de voir). De nombreux clins d’oeil aux créations de Hugues sont présentes dans le film. Le personnage de Neville Sinclair s’inspire d’Errol Flynn, au moins pour la partie acteur (bien que Flynnfut soupçonné d’avoir été sympathisant nazi dans une bio de 1980 – rumeurs démenties par plusieurs autres biographes). Dalton est parfait dans le rôle. De nombreuses références sont également utilisées ici, comme notamment le tournage du « Bandit Grimaçant » hommage direct aux « Aventures de Robin des Bois ». C’est l’âge d’or de Hollywood qui est mis en valeur ici. Les scènes de tournage un poil kitsch, les premières stars, le panneau Hollywoodland (qui devient Hollywood à la fin du film)... Si vous êtes un minimum cinéphile, vous y trouverez plusieurs clins d’oeil à des bijoux cinématographiques de cette période. La trame du film tourne autour d’un complot nazi. Une nouvelle fois, si vous aimez l’Histoire, on peut se prêter au jeu de croire à ces théories (d’autant que des recherches sur les roquettes on été réellement effectuées par le IIIe Reich). La scène finale du dirigeable s’inspire de la catastrophe du LZ 129 Hindenburg, fleuron de l’aviation nazi qui explosa au dessus de New York en mai 1937. A propos des effets spéciaux. Pour l’époque, c’était plutôt pas mal. Et finalement, le film se déroulant dans les années 30, ça ne vieillit pas trop mal. Les scènes de vols sont relativement courtes, et se focalisent plus sur Cliff qui apprend à contrôler la roquette. Elles sont également prétexte à beaucoup d’humour (Cliff détruisant un champ de maïs et les paysans de commenter : Putain de corbeaux !) La musique s’inscrit dans les grands thèmes de ces films d’aventure familiaux. Signée John Williams, on ne pouvait s’attendre qu’à du bon son. La partition soutien le rythme et les moments plus tendus, retranscrivant une nouvelle fois, l’atmosphère du Los Angeles de 1938. La conclusion du film laisse place à une éventuelle suite, mais il ne fut pas un succès commercial et les aventures cinématographiques de Rocketeer s’arrêtèrent là. Les plus puristes dénonceront le côté très patriotique du film... mais franchement, ça n’est que du cinéma ! C’est un très bon moment de détente, peut-être pas une fidèle adaptation du comics (et pourtant Dave Stevens participa à la construction du scénario), mais une belle leçon de cinéma populaire. LE SAVIEZ-VOUS ? Les scènes de l’aéroport ont été tournées à l’extérieur de - Santa Maria (Californie), lieu qui encore aujourd’hui peut passer pour Los Angeles en 1938. Le Bulldog Cafe est inspiré d’un restaurant de Los Angeles - encore ouvert dans les années 1990 et construit dans les années 1920. Une exposition de décors, accessoires et costumes du film - nommée Rocketeer Gallery a été présenté de juillet à septembre 1991 au parc Disney-MGM Studios en Floride. Jennifer Connelly joue Betty Ross dans le Hulk de Ang Lee. - Eddie Jones (Malcolm le mécano) joue Jonathan Kent dans la série Lois et Clark. Le planeur grâce auquel Cliff s’échappe est une maquette du - Hughes H-4 Hercules, le plus grand avion jamais construit (en envergure et en hauteur), qu’Howard Hugues fera voler, malgré toutes les critiques, le 2 novembre 1947. Ce sera son unique vol. La scène du « Bandit Grimaçant » reprend le décor des « - Aventures de Robin des Bois » avec Errol Flynn. -La scène de vol final est inspirée de la couverture du comics. RÉPLIQUES CULTES J’espère qu’il plaisante... (Cliff découvrant le casque) - Hitler rêve d’un monde pacifié (Les actualités du cinéma) Pacifié, pacifié... c’est plutôt à lui qu’il faut pas se fier (Cliff) - De quoi j’ai l’air ? (Cliff) - D’un bouchon de radiateur... (Peevy) Mon Dieu... Neville Sinclair est un... (Jenny) - Un quoi ? Un espion ? Saboteur ? Un fasciste... Tout cela à la fois, oui ! (Sinclair) Alors il pouvait vraiment voler... (Howard Hugues à propos - du H4 Hercules) Alors ça fait quoi de bosser pour un nazi Eddy ? Il vous paye - en dollars ou en Deutschmark ? (Cliff) Mais de quoi il parle ? (Valentine) Tu les auras petit ! (Valentine) - 47



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