MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : les créations de Stan Lee.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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répertorie toutes les morts ou les sévices subies par la gente féminine dans les comic books. Le nom fait référence à la découverte par Kyle Rayner du cadavre de sa copine « stockée » dans son frigo dans Green Lantern #54 paru en 1994. Toujours disponible, vous pourrez y retrouver entre autres des perles comme : « Karen Page (accroc à la drogue, ancienne star duX, infectée du sida, morte) » Très drôle, ce site sera très visité et de nombreux auteurs viendront même réagir avec plus ou moins de sérieux (cf Warren Ellis). Par la suite, le site d’actualité comics CBR proposera au nouveau phénomène d’écrire une rubrique régulière qu’elle nommera You’llall be sorry ! (vous serez tous désolés !) où elle détourne avec humour les travers du monde des comics et de ses auteurs. La chronique est hebdomadaire et durera d’octobre 1999 à mai 2003. Entre temps, grâce aux contacts qu’elle noue avec les membres du site, on lui propose d’écrire une histoire de son choix chez Bongo Comics, l’éditeur spécialisé dans la franchise des Simpsons en comics. Son script plait et elle entame une collaboration de plusieurs années enchaînant plusieurs titres simultanément. Bongo n’est pas un éditeur très reconnu, que ce soit par la critique ou même les fans de comics mais c’est là que Simone se forme et apprend la narration et le travail d’auteur professionnel. En plus de cela, elle trouve du temps pour écrire sa première création personnelle chez Oni Press : Killer Princess. Dessiné par Lea Hernandez, cette série en trois numéros s’est étalée sur trois ans et raconte l’histoire de trois jeunes filles universitaires, en apparence normales et sans histoire, mais qui se trouvent être des assassins hors pair. On sent déjà une préférence pour écrire des personnages féminins dans ses premières oeuvres originales. Par la suite, Marvel lui propose de prendre la suite de la série Deadpool en 2001. Le personnage charismatique et grande gueule l’inspire et elle s’engage complètement sur ce premier emploi chez une major américaine. Mais après seulement 5 numéros, la série est rebootée et rebaptisée AgentX. N’ayant aucune influence sur le travail éditoriale de Joe Quesada, elle subit mal ce changement. Elle écrit les 10 premiers numéros avant de se fâcher avec ses patrons et de partir chez la concurrence où on lui propose la série Birds of Prey (BoP). L’ARRIVÉE CHEZ DC Cette équipe est composée uniquement de femmes, toutes issues de l’univers de Batman. L’équipe change très souvent de membres mais quand elle commence ses scénarios au numéro #56 en août 2003, l’équipe est centrée autour de Black Canary, Oracle et Huntress. C’est avec ce titre que Gail Simone va véritablement lancer sa carrière. Elle y restera quatre ans avec 52 numéros consécutifs. Elle y décrit des femmes fortes et indépendantes, capables de s’unir pour affronter des dangers auxquels seuls les héros masculins osent répondre. On est bien loin de l’image classique des héroïnes faibles et un peu simples d’esprit. Oracle est le vrai leader de la bande et l’élément central, Black Canary et Huntress sont des agents de terrains hors pair. D’autres viendront leur prêter main forte comme Lady Blackhawk, Big Barda, Power Girl ou Hawkgirl. Simone se sent dans son élément en mettant en scène les femmes. Chuck Dixon qui lança la série en 1999 ne parvenait pas à rendre aussi fort ses personnages féminins. Simone parvient à les intégrer à la continuité et fait intervenir des gros bras DC comme Batman avec qui elles parviennent à rivaliser. Ces héroïnes sont sexy mais avant tout efficaces. En plein milieu de son run sur BoP, elle parvient à écrire pour d’autres séries dont certaines primordiales dans sa carrière. En premier, elle soumet une mini-série sur un personnage oublié de l’univers DC : Rhosyn « Rose » Forrest dans Rose & Thorn. En six numéros, elle revisite l’histoire de cette jeune femme schizophrène qui cherche vengeance après l’assassinat de ses parents par un groupe nommé les 100. Rose est un personne très calme alors que Thorn est plus encline à utiliser la force et la violence gratuite pour arriver à ses fins. Ensuite, 8 numéros d’Action Comics dessinés par l’immense John Byrne (c’est pas rien) entre 2005 et 2006. Si ce n’est pas entré dans les annales, avoir la possibilité d’écrire sur un tel titre fait vraiment bien sur son CV. 30
Elle enchaîne chez Wilstorm(DC donc), avec l’énième tentative de relaunch de Gen 13 dont elle signera les 13 premiers épisodes. En 2006, on la charge également d’une nouvelle série sur un personnage secondaire avec The All New Atom. Après 18 numéros, elle laisse la place au très bon Rick Remender qui poursuivra jusqu’à l’épisode #25 et la fin de la série. Enfin en 2005, elle participe à l’évènement Infinite Crisis en ressortant d’un fond de tiroir l’équipe des Secret Six lors du prélude au crossover. Alors que les vilains se rassemblent pour défier tous les héros de la Terre, un petit groupe refuse d’entrer dans le mouvement et va jouer sa propre partition à l’écart des autres. Si on compte bien, à ce moment, elle écrit près de quatre titres simultanément sans compter les projets qu’elle met en place et dont on va parler plus tard. Une telle cadence est rare chez les artistes de comics. Baptisée Villains United, la mini compte seulement six épisodes (paru dans le Big Book Infinite Crisis Prélude 2 chez Panini. Détail qui tue : dans les crédits à la fin du tome, Gail Simone est présentée comme un homme…). Elle y introduit de nouveaux personnages et démarre une série qui recevra de très bonnes critiques mais un accueil plus modéré du public. LA CONSÉCRATION En 2007, elle concrétise un projet personnel qu’elle avait en tête depuis des années avec Welcome to Tranquility chez Wildstorm. L’histoire se déroule dans la ville de Tranquility, lieux de repos pour super-héros et vilains à la retraite. Bien sûr, une telle cohabitation n’est pas toujours très pacifique et des évènements vont venir chambouler le tranquille quotidien des anciens. Le récit s’inscrit dans le WildstormUniverse et fait intervenir les personnages de la franchise comme Gen 13 ou Authority. En septembre 2007, elle met fin à son run sur Birds of Prey mais débute en 2008 deux titres phares qui vont consolider sa réputation d’auteur confirmée. Simone se voit donner la scénarisation du plus grand personnage féminin de l’histoire des comics, la reine des amazones : Wonder Woman. Le troisième volume des aventures de Diana a commencé en 2006 avec un nouveau numéro #1 mais c’est au #14 que Gail débute son récit. Pendant 30 numéros, elle va développer la psyché d’un personnage qui avait du mal à évoluer dans une époque moderne. Le personnage est censé être une figure mythique, divine mais elle va lui donner un côté plus humain, allant même jusqu’à lui donner une vie sexuelle, ce qui n’avait jamais été fait avant. Qu’une femme écrive les histoires de l’amazone semble logique au final et Simone s’en sort très bien. Ces histoires sont de qualité et donnent un nouveau souffle aux ventes même si elle n’atteignent pas les sommets. En 2010, elle est forcée à abandonner le titre pour fêter le numéro anniversaire #600 en juillet 2010. C’est ensuite Straczynski qui prendra la suite en modifiant le costume avec l’abandon de la jupe pour un pantalon. En novembre 2008, DC lui fait confiance et lui offre une autre série. La suite de Villains United devient une série régulière baptisée Secret Six, du nom originel de l’équipe. Elle enchaîne les arcs et modifie l’équipe selon ses scénarios mais parvient à conquérir un coeur de fans assez nombreux pour permettre à la série d’exister sans pour autant être un succès en terme de ventes. Malheureusement, seul le premier arc a été publié par Panini en France dans le Big Book Infinite Crisis : un an plus tard 2. Entre les 36 numéros, elle fait son retour sur la série qui l’a fait connaître : Birds of Prey lors de l’évènement Brightest Day. La numérotation reprend au #1 mais l’équipe est toujours sensiblement la même et Simone maîtrise toujours ses héroïnes à la perfection. Elle écrira 13 numéros avant que DC n’annonce le reboot total de sa gamme pour septembre 2011. Pour Simone, cela signifie l’arrêt de Secret Six mais aussi de Birds of Prey. Elle a d’ailleurs réagit assez vivement à cette nouvelle car DC a indiqué qu’ils ne prendraient pas en compte les derniers développements de son run sur BoP. À noter aussi qu’elle a donné une suite à Welcome to Tranquillity chez Wildstormen juillet 2010 qui se terminera en août 2011 avec le sixième numéro. MAINTENANT Pas vraiment fâchée avec DC, Gail Simone fait partie du reboot DC. Elle a co-scénarisé les premiers numéros de The Fury of Firestormavec Ethan Van Sciver avant de partir du titre pour des divergences artistiques. Mais surtout, elle a relancé un personnage féminin qu’elle connait bien : Batgirl. Enfin, elle connait bien Barbara Gordon qui l’incarne car dans l’univers pré-reboot, Barbara avait été paralysée des jambes après que le Joker lui ai tiré dessus. Elle était ensuite devenue Oracle, la source d’information secrète et recluse pour tous les membres de la bat-family. Après quatre numéros sortis, on peut maintenant dire que Simone était l’auteur qu’il fallait pour cette série. Elle parvient encore à donner une consistance à Barbara, et fait du titre une très bonne surprise malgré l’immense inquiétude des fans qui 31



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