MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : les créations de Stan Lee.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Par Docteur COMICBACK STAGE Pour ce troisième numéro, je parlerai d’un couple qui n’a été ni prolifique (2 œuvres en tout et pour tout à deux), ni omniprésent (l’un n’est plus dans le milieu tandis que l’autre s’en éloigne petit à petit) et inscrit dans une durée extrêmement courte (2 ans en tout et pour tout) mais qui en deux œuvres aura su contenter tout le monde et s’inscrire de manière durable dans l’Histoire du Mainstream et, luxe assez rare, du Comic book en général. Ces deux œuvres ont été lues par beaucoup mais ne pas parler d’au moins une d’elles aurait été une faute, tout comme ne pas citer ce fantastique dessinateur qui malheureusement ne semble plus du tout intéressé par les comic books. Je parle du couple : Miller et Mazzuccheli. (M&M’s pour les intimes). Les deux œuvres ? Oh rien de bien extraordinaire : Batman Year One, considéré par beaucoup comme l’une des meilleures œuvres mettant en scène l’Homme Chauve-Souris et Daredevil Born Again qui est son pendant pour l’Homme sans Peur chez Marvel. Je vais cependant me contenter de Year One qui réunit tout ce que ce couple a fait sur Daredevil : « Détruire » -Construire- Toucher. FRANK MILLER, UN AUTEUR POUR LE MOINS ATYPIQUE. Celui-ci entre en effet dans de très nombreuses catégories, tantôt « L’auteur qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie au risque de n’être qu’un amateur de comics de bas étage pour le restant de ses jours » et tantôt « Ah ouai le gars raciste et réac et facho qui n’aime pas les Arabes », oui en effet malheureusement, l’auteur qui a été extrêmement prolifique durant plusieurs années est plus connu aujourd’hui pour ses saillies médiatiques et ses œuvres extra-Bdiennes que pour son travail de scénariste-dessinateur sur les comics. Entretenant un avis assez ambigu sur pas mal de thématiques... (Langage diplomatique à peine dissimulé). Notre cher ami est issu d’une famille extrêmement modeste, plusieurs frères et sœurs ses parents sont de fervents Irlandais catholiques, ces particularités ont probablement eu une grande influence sur les idées de l’auteur. Un esprit profondément anti-capitaliste (Libertarian Power), dans plusieurs œuvres, cette mentalité de haine contre la société de consom- 26
mation se fait ressentir, ainsi pouvons nous voir dans Martha Washington, l’héroïne principale (dont le nom devrait vous dire quelque chose) lutter contre les entreprises agroalimentaires (Fast Food) qui dominent le monde, abreuvant celui-ci de leur mauvaise nourriture esclavagiste. Une autre thématique qui lui est chère est la violence, elle est quasi omni-présente dans ses œuvres, mais la plus connue est probablement Sin City, histoire très noire suivant une enquête dans une ville corrompue, celle-ci jaillit au travers d’actes de criminels (et pas des petits d’ailleurs) et est soulignée par la volonté de vouloir créer une histoire en noir et blanc. L’auteur ne s’arrête pas là puisqu’il récidive dans les années 80 avec Batman et son récit Batman The Dark Knight Returns, œuvre très sombre, quasiment fataliste montrant une société en perdition, violente, dans laquelle un vieux Bruce Wayne affaibli doit reprendre son costume pour lutter contre l’insécurité qui perdure dans le monde. Le dernier trait que l’on retrouve chez l’auteur, et qui est malheureusement celui qui est le plus connu et médiatique de l’auteur est son conservatisme, nous savions déjà qu’il avait une passion pour la violence, la sécurité et l’interventionnisme, qu’il soit politique ou économique, ce qui le rapproche des sphères conservatrices américaines, son adhésion à la thématique assez controversée du choc des civilisations ne fait que renforcer cela, notamment au travers de 300. Ici, nous allons nous concentrer sur son aspect le plus bénéfique, le plus enrichissant pour la mythologie d’un personnage qui sans en avoir réellement besoin (quoique) se trouve bien muni par cet apport génial. (Vous ne savez pas de quel héros je parle, rien de plus normal puisque j’évoque les deux héros). Profondeur, esprit « adulte », intelligence, récit fini, autant de caractéristiques qui y sont retrouvées. MAZZUCCHELI : TROIS PETITS TOURS ET PUIS S’EN VA. Auteur fort peu connu malgré l’impact presque inconscient qu’il a eu sur les lecteurs de comic books au travers de ces deux travaux. Cet artiste (dont on ne connaît pas grandchose a commencé ses premiers travaux sur Daredevil, il a travaillé, comme je l’ai rappelé précedemment pour le génial Born Again et se tourne un an plus tard vers DC en suivant le maître Miller. Et depuis ? Plus rien, ou presque. Une oeuvre acclamée par la critique : Asterios Polyp narrant l’histoire d’un professeur... d’art (tiens donc). Puis : Enseignant. A Rhode Island ainsi que quelques travaux éparses pour le New Yorker. Visiblement dégouté par le marché commercialement commercial du comic book qui devait fort probablement l’empêcher de développer de manière aussi extravertie ses délires narratifs que l’on retrouve d’ailleurs parfaitement dans l’idéologie du New Yorker. Au moins n’a-t’-il pas abandonné le 9ème Art. BATMAN YEAR ONE. Avant toute chose, il faut replacer le récit dans son contexte. Dans les années 80, Batman est dans ce que l’on pourrait appeler une phase de transition (La fin de la phase critique et le début d’une nouvelle page). Bien propre à ce personnage puisque j’exclue ici âge d’or, d’argent et j’en passe et des meilleurs (autant d’âges que le reboot a oublié). Ayant abandonné depuis quelques décennies (17 ans pour être exact) son carcan de personnage, disons ridicule, grâce aux grand couple O’Neil-Adams qui au début des 70’s ont entrepris un travail titanesque de réinvention du personnage : Finie la caricature de la série TV. Fini le côté humoristique. Bienvenue à de nouvelles origines et à une véritable noirceur. Comme vous le constatez, avec Year One ce n’est nullement une révolution de noirceur que l’on apporte au personnage puisque le couple O’Neil-Adams s’était déjà attelé à ce soucis avec brio. Couple qui d’ailleurs n’a pas seulement apporté de la profondeur à Batman puisque le Vert de chez DC leur plaisait tout autant. Mais parallèlement, ce dernier s’est installé dans une forme de « routine ». 2 ans après Crisis on Infinite Earths, les récits de Doug Moench ne révolutionnent rien (J’adore Moench qui selon moi apporte LA véritable ambiance de Gotham mais il ne veut pas modifier la continuité ou apporter de nouveaux éléments dans son run pré Year One, et tant mieux) et que reste-t’-il de mieux pour attirer un nouveau public et le fidéliser, et d’offrir une rampe d’accès en offrant une sorte « d’event » au personnage sans chambouler l’univers de ce dernier avec une purge inutile. SES DÉBUTS PARDI ! Il est d’ailleurs à noter que cet origin story s’inscrit dans une dynamique impressionnante puisque deux ans plus tard arri- 27



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