MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
MDCU le Magazine n°3 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : les créations de Stan Lee.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mure et un soutien logistique (Stark Industries) à rebâtir (Stark Resilient). Iron Man n'est plus le défenseur de l'Amérique comme à l'époque où Tony dirigeait le SHIELD et le héros doit retrouver la confiance de ses alliés et du public. Enfin, Thor est de retour à Asgard suite à SIEGE mais cette dernière a été détruite. Cependant, le dieu nordique n'a pas le temps de reconstruire son foyer. Sous l'impulsion du scénariste Matt Fraction, Odin est de retour d'entre les morts, sa dernière apparition remontant à Avengers Disassmbled. C'est à cette époque que Thor avait péri lors du Ragnarok (pour mieux revenir avant Secret Invasion). La famille est enfin réuni mais le patriarche des dieux retrouve son peuple dans un sale état avec un fils qui n'a pas su les protéger de la destruction. Ce conflit d'autorité latent va se précipiter le retour d'un autre parent de Thor en la personne de son oncle. La fin du Bendis-show Depuis le renouveau des Vengeurs sous la houlette de Bendis, le personnage de Thor a été ignoré. Il n'a pas participé à la révolution New Avengers et est resté à l'écart des principaux évènements. Si sa mort rendait la chose logique, son retour ne fut pourtant pas l'occasion de replacer le dieu au centre des débats. Au contraire, c'est le personnage de Loki, son frère dieu du mensonge, qui lui a volé la vedette. Ainsi, si Thor a bien participé à Secret Invasion lors de la bataille finale, il ne va pas intégrer les Vengeurs juste après. En effet, l'époque du Dark Reign voit Loki s'allier à Norman Osborn pour précipiter la chute d'Asgard mais il se sacrifiera à la fin pour la protéger quand Sentry révélera son vrai visage. Il renaîtra rapidement (décidément, dans cette famille la mort n'a pas d'effet) grâce à Thor mais le personnage a bien évolué en devenant un jeune garçon malicieux qui souhaite avant tout protéger son grand frère et prouver qu'il mérite d'être un héros (à suivre dans la série Journey Into Mystery). Avec SIEGE, ce n'est pas Thor mais les Asgardiens qui sont donc à la fête. Il faudra attendre l'Heroic Age qui signifie le début d'un cycle non dirigé par Bendis qui laisse les commandes à d'autres. Il garde cependant le contrôle sur les Vengeurs et va même réintégrer le dieu Asgardien dans l'équipe principale. Ceci étant fait, les héros sont prêt à affronter les menaces qui vont inéluctablement se présenter à eux. Quand on apprend qu'un nouveau crossover pointe son nez et qu'en plus il est centré sur la famille de Thor, la déception est grande pour certains. Fort heureusement, les choses ne sont pas si simples. Steveet Bucky sont sur un bateau Comme on l'a déjà vu, depuis peu, SteveRogers est le nouveau protecteur de l'univers Marvel. Les héros suivent ses ordres à travers diverses missions, que ce soit au sein des Vengeurs (avec un casting assez large et hétéroclite) ou dans des missions solos comme Red Hulk. Le problème, c'est qu'on sait tous que cette situation ne peut pas durer. En effet, l'inconvénient avec de tels personnages, c'est qu'ils ont un tel charisme qu'ils ne peuvent abandonner leur poste. A la différence de DC où c'est le costume qui prime sur l'individu (cela ne veut pas dire qu'ils sont négligés mais qu'il est courant de voir plusieurs héros se succéder sous un même costume), chez Marvel, c'est l'humain qui prime. Voir des gars comme Nick Fury ou SteveRogers quitter leur poste, personne n'y croit. On sait tous qu'ils vont revenir car on aime tous cette situation. Ainsi, avec le retour de Nick Fury lors de Secret Invasion et celui de Stevelors de SIEGE, il est inéluctable de voir ces deux là retrouver leur place (respectivement Directeur du SHIELD et Captain America). Bucky a toujours estimé qu'il n'avait pas les capacités de Stevepour être Captain America. La logique a toujours voulu que l'élève prenne la succession de son maître mais la vie a fait que Bucky a su trouver sa propre place dans le monde en tant que Winter Soldier. A la mort de son mentor, il a repris le costume mais son retour pose la question de sa légitimité. Si Stevea déjà délaissé la bannière étoilée pour d'autres aventures, il y est toujours revenu. L'évolution de Bucky n'est pas un apport de Bendis mais de Brubaker, comme c'est le cas pour le renouveau de Thor (par le scénariste JMS). Ce dernier vit la même situation avec le retour d'Odin, il n'y a aucune raison pour que le fils conserve sa place de seigneur des dieux nordique. Si Thor a toujours été un des plus grands héros de Marvel, il avait depuis la mort de son père délaissé les héros pour se recentrer sur les siens et en subir les conséquences. Ces deux leaders de la communauté des héros ont donc vécu de grands changements externes au cycle de Bendis. Ce dernier ayant pris fin, il est logique de joindre la course de ces personnages pour clôturer ces évolutions. Cela ne veut pas dire tout détruire mais plutôt couper le cordon ombilical en pérennisant ces avancées. Bucky et Thor ont évolué grâce à la disparition de leurs mentors, le retour de ces derniers pose problème et Fear Itself va le régler. 22
Une guerre totale Décidément, tout est question de retour à la vie chez Marvel. Sin, la fille de Crâne Rouge, a pris la succession de son père. Ce faisant, elle devient la Némésis de Bucky comme son père avec Steve. La jeune femme va dans un premier temps jouer avec les nerfs du héros mais elle va rapidement s'intéresser à son héritage et déterrer une menace bien enfouie lié au passé d'Odin. Vous saisissez le parallélisme ? C'est l'héritage de Thor dont il est question. En laissant Sin faire revenir à la vie le Serpent, Bucky libère un vilain qui va obliger Thor a affronter son destin. Fear Itself, c'est donc l'occasion pour les fils de rattraper les erreurs de leur père. Au fait, qui est donc le Serpent ? Malheureusement, le crossover bâcle un peu cette partie avec pour unique réponse un seul épisode de la série Mighty Thor (le numéro #7) qui revient sur l'enfance d'Odin. C'est léger alors qu'il y avait moyen de faire une mini-série complémentaire. Si les sbires du Serpent sont omniprésents, ce dernier se fait clairement désirer à travers ses maigres apparitions. C'est clairement le raté de ce cette histoire même si le personnage est très intéressant et qu'on a au final les réponses à nos questions. En revanche, question baston, c'est le pied avec une guerre totale qui traverse tout l'univers Marvel. Si la mini-série principale va un peu vite sur cet aspect des choses en se concentrant surtout sur les champions des deux camps, les séries annexes montrent parfaitement le carnage ambiant. Tous les continents sont touchés, l'histoire ne se résume pas à une attaque des USA (même si une telle bataille est un passage obligé). Le fait d'avoir huit menaces activées à travers le monde force les héros à se séparer et cela offre de multiples champs de batailles qu'on découvre en voyageant de série en série. Un crossover n'était pas nécessaire Vous allez tous lire les 7 épisodes de Fear Itself, là n'est pas la question. Vu que le premier et le dernier épisode sont tous les deux des numéros doubles, on peut considérer que Matt Fraction a eu 9 numéros pour développer son histoire. Dans l'ensemble, on a là un bon crossover. Les défauts principaux sont un rythme irrégulier et des choix aux conséquences ni logiques ni pérennes (je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler). Toutefois, le souffle épique est là mais on se demande souvent si cette histoire n'aurait pas pu être bouclée en un arc de The Mighty Thor, surtout quand on voit les histoires des séries Vengeurs qui sont toutes aussi épiques ou bien la longueur de l'arc de Invincible Iron Man lors du Dark Reign (10 épisodes !). Les détracteurs vous diront que c'est une simple bataille précédée de plusieurs échauffourées, que tout ce bordel a été orchestré uniquement pour voir s'affronter deux groupes de champions (et donc de vendre des figurines exclusives), que la trame est proche de Blackest Night...Oui, oui et oui mais ce n'est pas tout. Les personnages sont très bien écrits, on a des face à face excellents et les dessins de Stuart Immonen sont très bons (bon ça aussi ça fait débat). Cependant, toute la richesse de ce crossover se trouve dans les nombreux tie-ins (une spécialité Marvel). Une répartition des tâches réussie Le plus grand intérêt de Fear Itself réside en ses nombreux tie-ins car les auteurs ont su retranscrire l'horreur de cette guerre. Si les séries Avengers et New Avengers de Bendis sont plutôt loupées à cette occasion (on a l'impression que le scénariste boude vu qu'il n'écrit pas le crossover pour une fois, ce qui donne pleins d'interviews de héros qui n'en reviennent pas de ce qu'il leur est arrivé...), Secret Avengers est un vent de fraicheur avec des one-shots assez originaux (et dire que Warren Ellis débarque juste après pour un run magistral). Invincible Iron Man met en avant Paris et je peux vous dire qu'on n'est pas gâté (mais c'est très respectueux par contre) tandis que War Machine dans Iron Man 2.0 se balade en Chine. Les jeunes de Avengers Academy découvrent l'horreur de la guerre alors que leurs profs passent un sale quart d'heure à Dubaï. Hulk va faire joujou avec des vampires, les X-Men essayent de stopper le Fléau (l'un d'eux va faire un lourd sacrifice) et Speedball fait face à la peur des civils. Hercules doit défendre son quartier qui fait face à une invasion magique alors que Loki va mettre sur pied une opération secrète (une des meilleures lecture du crossover). Tout ça sans compter les actions de Deadpool, Black Widow, Spider-Man, Uncanny X-Force, NamorTout n'est pas bon ou utile mais dans l'ensemble ce crossover utilise tout l'espace alloué par l'éditeur pour se développer. La mini-série principale ne restera peut être pas dans les annales (malgré quelques scènes déjà cultes) mais il faut lire la bonne centaine d'épisodes pour vraiment se rendre compte de l'ampleur de cette lutte et apprécié les actions de chacun. Ce n'est pas un crossover aussi impactant que Civil War avec une division à la fin mais on retrouve à certains moments le souffle homérique de son aîné, offrant de multiples scènes qui vont plaire aux fans. 23



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