MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Rick Remender commence à se faire un nom chez Marvel grâce à son run sur Punisher mais aussi au lancement de la série Uncanny X-Force. Retour sur sa carrière. LES DÉBUTS On ne connaît pas vraiment l’âge de Rick Remender mais ce n’est pas un nouveau venu dans le monde des comics. Aujourd’hui il a la charge de plusieurs séries en exclusivité chez Marvel mais c’est chez les éditeurs indépendants qu’il a su montrer tout son talent. Sa bibliographie est trop fournie pour que je vous détaille toutes ses créations, on ne parlera donc pas de toute son oeuvre mais de ses scénarios majeurs ou importants qui font de lui un auteur à part dans l’écurie Marvel. Il approche pour la première fois l’univers du dessin grâce à l’animation. À la fin des années 90, il participe à la production de films comme Le Géant de Fer, Anastasia, ou encore Titan A.E. Mais son esprit créatif est limité dans ce travail et il décide avec des amis de publier un comics au scénario sérieux et engagé : Captain Dingleberry, l’histoire d’un super héros dont le pouvoir est d’avoir un passage dimensionnel dans le c… euh postérieur (pardon aux plus sensibles). Ce qui lui permet entre autres de faire apparaître des petits colombins en costume pour l’aider… un chef d’oeuvre donc. Il débute également la série Black Heart Billy, avec Kieron Dwyer à propos d’un punk combattant des nazis qui tentent de transformer le monde en zombie pour faire naître le quatrième Reich. Deuxième pitch de dingue LE MILIEU Puis c’est le trou noir, au niveau de sa carrière artistique du moins. Il restera actif dans les comics en encrant les dessins de Dwyer sur Avengers de 2001 à 2003 mais il ne sortira rien de sa propre création. Il hésite encore quant à la voie à suivre, que ce soit dans le comics ou non et même s’il ne préfère pas le dessin COMICBACK STAGE : RICK REMENDER 62 au scénario. Il faudra plusieurs années pour le voir réapparaître sur plusieurs projets chez plusieurs éditeurs et dans les milieux du jeu vidéo et de la musique. En 2005, il occupe un poste à temps plein chez Electronic Arts ou il scénarise le jeu Dead Space en collaboration avec Warren Ellis. En plus de cela, il collabore avec le label de punk rock Fat Wreck Chords, qui a permis la première publication de Black Heart Billy en 2000, pour illustrer plusieurs pochettes d’albums pour NOFX, No Use For A Name et d’autres groupes du label. Puis c’est la folie. Entre 2005 et 2007, il est partout. Chez Image, avec Dolland Creature ; Sea of Red ; Strange Girls ; Last Christmas et XXXZombies. Chez IDW, ou il poursuit Black Heart Billy et sort Night Mary une mini-série en cinq numéros. Chez Dynamite ou il signe un one-shot avec le très bon dessinateur français Paul Renaud sur Red Sonja. Chez Mirage, sur les Tortues Ninja. Mais surtout chez Dark Horse avec Fear Agent. Sa meilleure création (selon moi en tout cas), qui sera la première de trois séries indispensables. LE MEILLEUR : DARK HORSE La première fois qu’il collabore avec le cheval noir, c’est en 2005 comme dessinateur pour la mini-série adapté du film éponyme avec Bruce Campbell : Man with the Screaming Brain. La même année, il débute Fear Agent comme scénariste avec Tony Moore au dessin. Par Fitzlionheart Remender y raconte les aventures spatiales de Heath Huston, un agent de la peur, un peu alcoolique dont le boulot consiste à éradiquer les menaces extra-terrestres dans l’univers. C’est de la pure science-fiction old school. Heath va être entraîné dans une intrigue temporelle très (mais alors très) compliquée. Cet anti-héros va devoir sauver la terre et régler quelques problèmes personnels au fil de l’aventure. Le dessin est parfaitement maîtrise et donne une atmosphère kitch (assumée) à l’univers. Le but est de rendre hommage à la SF avec des costumes de cosmonautes et des monstres tout en écrivant un histoire moderne et dynamique. Remender décrit Heath comme un mix entre Han Solo, pour le côté héroïque et humoristique et le capitaine Kirk pour les aventures spatiales Ubuesque et pseudo-romantique.
Le dernier numéro, le #35 est sorti le 2 Novembre outreatlantique. L’éditeur français Akiléos a eu la permission de publier la fin de la série en avance avec un sixième tome sorti le 3 novembre dernier. En 2008, deux nouvelles séries sont publiées. La première, The End League raconte l’histoire d’une équipe de super-héros dans un monde ou une catastrophe planétaire a donné à une partie des habitants des pouvoirs, qu’ils utilisent à mauvais escient. Le scénario apocalyptique offre une vraie réflexion sur le statut des superhéros et leur place dans une société moderne. Tous les personnages sont des fusions ou des clins d’oeil à des héros de Marvel ou DC comme Arachnakid, ou astonishman. Trouver toutes les références ajoutent une profondeur supplémentaire à la lecture déjà passionnantes des neuf numéros que comptent la série. C’est un peu ce qu’aurait du être l’univers Amalgam quand DC et Marvel ont décidé de mixer leurs lignes. Remender l’a fait. En mieux sur tous les points. Le deuxième est Gigantic, une parodie de big brother ou notre planète est le décor d’une émission de télé-réalité diffusée dans tout l’univers. Kane est un gladiateur dans une émission télévisé. Il a été kidnappé enfant et transformé en un robot géant afin de se battre dans l’arène. Lorsqu’il apprend que la terre est en fait contrôlée par les médias extra-terrestres, il décide de revenir sur sa planète pour la libérer. Là encore, Remender a quelque chose à dire et utilise une histoires fantastique pour le sublimer en seulement cinq numéros. Ces trois titres sont disponibles chez nous grâce à l’éditeur Akiléos. Je ne peux que vous conseiller de vous les procurer, ça vaut le coup. LE PRÉSENT : MARVEL En 2008, il assiste Matt Fraction au scénario de la série The Punisher War Journal à partir du numéro 19. Ses travaux impressionne énormément la maison des idées qui lui offrira les rênes d’un reboot des aventures de Frank Castle en échange d’un contrat d’exclusivité (il garde cependant le droit de terminer ses autres séries en cours). 63 Une nouvelle série Punisher démarre donc en Mars 2009 et replace le héros dans la continuité de l’univers Marvel. Remender décide de centrer son run sur l’humanité de Frank Castle. Il le fait rencontrer des nouveaux personnages et va plus loin que la simple vengeance sur laquelle est basée la psyché du personnage. Mais après 11 numéros, il décide de changer ce statuquo. Après Dark Reign, Dark Wolverine (Daken) va littéralement découper Castle et abandonner ses bouts de cadavre. Ces derniers seront récupérés par Morbius qui le ramènera à la vie sous la forme de Frankencastle. Cet arc est très décrié par les fans de la continuité par son improbabilité mais Remender assume totalement ce choix qu’il met en relation avec l’humanité qu’il a récemment donné au personnage. Cette forme ne l’empêche pas de poursuivre ses histoires et au bout du 21ème numéro, Remender termine son histoire et laisse le personnage de Frank Castle car Marvel a décidé de relancer ses big shots. C’est Greg Rucka qui reprend la série en août 2011. Mais Marvel ne laisse pas son nouveau protégé sans boulot. En décembre 2010, il a débuté la nouvelle série Uncanny X-Force avec l’excellent Jerome Opeña. L’équipe militaire secrète des x-mens est confrontée à la réincarnation d’Apocalypse. Ensuite, à partir du numéro #11. Le groupe va voyager dans l’ère d’Apocalypse pour une saga magistrale en marge de l’event Fear Itself : The Dark Angel Saga. Cette série est publiée actuellement par Panini dans X-men Universe. En plus de cela, il écrit la nouvelle série Venom (qui arrivera avec le nouveau magazine Spider Man Universe en Mars prochain) avec Tony Moore au dessin. Le personnage est réinventé pour l’occasion : un nouvel hôte fusionne avec le symbiote et il est utilisé par le gouvernement pour des missions spéciales. Les critiques sont mitigés sur la qualité de ce titre (que je n’ai pas lu, donc je ne vais pas vous donner mon avis). Remender n’a pas choisi ce postulat de départ et on peut comprendre qu’il soit freiné par les



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