MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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A l’aide d’un camion poubelle, il détruit la rampe d’accès au toit. Le combat se poursuit, Shredder finit par leur dire que Splinter est mort. Leo est mis au sol et menacé par son arme. Alors que Shredder va le tuer, Splinter fait son entrée. Il sait que Shredder est Oroku Saki. Saki se souvient du rat qui l’a dévisager. Shredder se jette sur lui, mais le vieux senseï l’esquive et le propulse dans le vide. Le maintenant en équilibre depuis le toit, Splinter finit par le lâcher pour parer un dernier coup du chef des Foot qui tombe dans la benne. Casey actionne le broyeur du camion. La police arrive sur place, April retrouve son poste. Casey et elle s’embrassent. Depuis le toit, les tortues sont ravis. Splinter pousse son cri de guerre que les jeunes reprennent ensemble : Cowabunga ! COMMENTAIRE C’est toujours difficile de parler d’un film sans trop aborder le support original. Le comic-book sera certainement traité un de ces jours dans « Others Comics ». Je vais donc tâcher de me focaliser sur le film. Et ce film est plutôt un bon film ! Mais il faut tout de même faire un petit retour en arrière... Les Tortues Ninja sont à l’origine une création de Kevin Eastman et Peter Laird qui voulaient parodier des comics comme notamment le Daredevil de Frank Miller (et si je me souviens bien, c’est Daredevil qui jette les tortues aux égouts !). Ils n’avaient prévu qu’un seul tome, tiré à 3000 exemplaires mais le succès fut au rendez-vous et les aventures des ninjas se sont poursuivies. Le comic est très violent, plein de sang, de morts, d’injures... Et pourtant, il servit de base à la série animée pour enfants qui a popularisé les Tortues Ninja, notamment en France. Ce film a surfé sur ce succès populaire, mais il a le mérite de ne pas être une adaptation de l’anime mais bien un croisement entre le comic sombre et violent et la version fun et familiale qui passait à la télé. Exemple, on conserve les codes couleurs de la série (alors qu’à l’origine tous les bandanas étaient rouges, en revanche les tortues sont plutôt vulgaires – elles s’expriment comme des ados, il y a beaucoup de put@%$ et de me#*§%), ou bien encore les origines de Splinter (un rat mutant et non un 60 homme transformé comme dans l’anime). Venons-en au film maintenant. Déjà, c’est un film que j’ai découvert jeune et qui a bercé mon enfance. C’est toujours avec plaisir que je le regarde, attendant chaque réplique culte, et il y en a beaucoup. L’écriture est excellente, on ne s’ennuie jamais alternant entre séquences d’action, moments drôles et encore d’autres très émouvants. L’explication ? Kevin Eastman et Peter Laird ont participé à l’écriture (avec Bobby Herbeck et Todd Langen). Ils ont su ré-exploiter les éléments de leurs comics qui font de l’histoire des tortues un canevas riche et fort en émotions diverses et ils l’ont adapté à un public plus familial qui ne connaissaient leurs personnages que via l’anime. Avec cette base, SteveBarron avait tout pour faire un bon film. Il se débrouille très bien d’ailleurs derrière la caméra. Le film est sombre, les plans sur les tortues sont discrets au début pour peu à peu les dévoiler. Mais le choix des angles, et surtout le montage, servent la narration et permettent de rendre crédible les personnages. Le point de vue change souvent, on voit le film côté tortues, puis côté Casey. Ensuite, c’est April qui raconte en voix-off l’histoire. On termine plutôt via le personnage de Danny qui est perdu entre l’influence de Shredder et l’amitié de Splinter. Tout ceci permet de creuser un peu plus les personnages et de s’y identifier malgré le fait qu’on ait affaire à des tortues géantes. J’en viens naturellement aux effets spéciaux. Évidemment, ça a vieillit et pourtant ça reste agréable à regarder, tout simplement parce que c’est bien utilisé. Les tortues sont des acteurs dans des costumes (créés par Jim Henson, le chef artistique du Muppet Show, et le créateur du « Jim Henson’s Creature Shop »). Selon les scènes, les masques sont équipés de micro-moteurs qui permettent de mimer un dialogue. Il y a donc une sacrée quantité de techniques différentes. Les costumes devaient servir pour les scènes de combat (et donc être souples), d’autres pour les plans inserts (extrêmement détaillés et animés par un technicien) avec plusieurs masques selon que l’on doit exprimer la joie, la haine et la tristesse. Pour Splinter, pas de costume. Il s’agit d’un animatronique plutôt réaliste (façon de parler, vu que c’est un rat géant ^^ - je parle évidemment des mouvements). Encore une fois, la réalisation et le script y sont pour beaucoup. C’est un personnage mystérieux, toujours dans l’obscurité qui interagit avec les autres, jusqu’à sa scène finale où il se révèle plus dynamique le temps d’un bref combat.
Les combats justement... Ils concernent plutôt les tortues et Casey. La production a fait appel à des Hongkongais pour régler les diverses scènes et ça se sent. Elles sont rapides et efficaces, adaptées aux costumes. Le film date de 1990, et on n’avait pas trop l’habitude de ce type de combat chorégraphié contre des foules d’agresseurs où l’on arrive pourtant à voir quelque chose. Même dans l’anime, les combats ne sont pas aussi fluides (anecdotes : les équipes responsables de combat seront remplacées dans les 2 suites, et là aussi ça se sent, mais dans le mauvais sens...). Côté casting, pas de tête d’affiche si ce n’est Elias Koteas (excellent !) dans le rôle de Casey Jones. En revanche, il y a quelques jeunes têtes dont je vais vous parler dans « Le Saviez-vous ? ». Beaucoup de personnages ont été redoublés, en premier lieu les tortues mais également Shredder et Tatsu. En VO, on trouve notamment Corey Feldman (Mouth dans Les Goonies) dans le rôle de Donatello. Ce qui m’amène à parler de ce scandale qui subsite aujourd’hui. Il n’existe aucune copie DVD avec la version audio VF d’origine (encore une histoire de droits...). Vous aurez droit à la version québécoise qui est juste horrible, et dont on a supprimé tous les mots vulgaires, ce qui enlève énormément au caractère des tortues... Shredder devient le Déchiqueteur et dirige le clan de la Savate... Vive la VO ou (la bonne vieille VHS). Il existe une version longue, inédite en France, qui ajoute en réalité une simple scène finale où April et Danny vont voir un éditeur de comics pour présenter une histoire (dessinée par April) sur les tortues. Mais l’homme leur répond que ça ne fonctionnera jamais, pendant que les tortues regardent par la fenêtre. Pour finir, je vous parlerai des suites une autre fois (le 4e – TMNT – vaut le coup à mon avis). En revanche, je vous conseille chaleureusement un autre film, inédit en France (et trouvable uniquement en VO non sous-titrée) : TMNT - Turtles Forever. Il s’agit d’un téléfilm d’animation tiré de la série de 2003. L’histoire est très originale. Les tortues ninja de 2003 sont propulsées dans un monde parallèle et rencontre leurs alter-egos de 1987 (ainsi que les grands ennemis qui vont s’associer). Les deux équipes finiront dans l’univers Prime (c’est à dire d’origine) où elles vont rencontrer les tortues des comics (pour la 1ère fois en version animée) qui sont bien plus violentes et plus matures. C’est un film super original dont je vous parlerai prochainement... 61 En conclusion sur ce film, c’est à voir et à revoir. C’est drôle, entraînant, émouvant. Tout ce qu’il faut pour passer un super moment ! LE SAVIEZ-VOUS ? Jim Henson, le créateur des costumes est décédé pendant le - tournage. Son fils a terminé le film à sa place. - Ce sont de vrais égouts que l’on voit dans le film (ils étaient tout de même abandonnés). April O’Neil (Avril en français), est accompagnée de deux collègues dans le film, nommés June (juin) et Jully (juillet). - Chaque acteur jouant une tortue a joué un rôle supplémentaire dans le film : - Michelangelo = livreur de pizza Leonardo = un des jeunes délinquants Donatello = le Foot qui gifle April dans la station de métro Raphaël = le client dans le taxi, lorsque Raph poursuit Casey Quand les tortues tombent sur le dos, on voit les carapaces -(en mousse) se plier. Le clan des Foot vit sur Lairdman Island (contraction de Laird - et Eastman). Parmi les jeunes délinquants, on trouve Sam Rockwell (Iron - Man 2) [le leader] et Skeet Ulrich (Scream/Jericho). 4 films sont sortis au cinéma - Un remake est prévu, produit par la société de Michael Bay (mais le projet est en stand-by pour le moment). - RÉPLIQUES CULTES Le sage a dit : « Le pardon est divin, mais ne paie jamais - plein tarif pour une pizza en retard ». On en est à quelle lettre ? - G ! On y va Gueule de bœuf ? Je suis prêt Haleine de vache ! Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Dark Vador ? Dopé à mort ? - Voyons, à quel moment exactement a t-on perdu le contrôle - des choses ? Ben faudrait peut être que quelqu’un lui explique que c’est nous les bons dans l’histoire ! Put@%*, c’que j’aime être une tortue ! -



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