MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Depuis quelques années chez Marvel, les Vengeurs sont en tête d’affiche. Les mutants résistent malgré tout avec une série de crossovers internes et le dernier événement en date, Schism, a divisé les mutants en deux camps. De nombreux lecteurs voudraient se mettre aux X-Men avec cette nouvelle ère, voici donc un dossier qui revient sur leur histoire et met en avant ce qu’il s’est passé ces dernières années pour bien comprendre Regenesis, le renouveau des mutants actuellement aux USA. AU COMMENCEMENT, 5 JEUNES ÉTUDIANTS Le début des années 60 correspond à l’âge d’argent de Marvel qui a vu Stan Lee, avec son compère Jack Kirby notamment, lancer une tripotée de héros devenus célèbres. Stan Lee est le scénariste qui a créé les 4 Fantastiques, Hulk, Spider-Man, les Vengeurs... Bref, les plus grosses franchises Marvel. Parmi eux, les X-Men. En septembre 1963, cette série est une des dernières à paraître dans ce nouvel univers Marvel. Le pitch de départ est simple : cinq jeunes étudiants avec des pouvoirs phénoménaux sont formés par le Professeur Xavier pour protéger l’humanité. Bien sûr, au fil des épisodes, ennemis et alliés vont se succéder. Magneto est le premier à affronter le jeune groupe qui effectue à cette occasion sa première mission officielle, pile-poil au moment où Jean Grey intégrait le groupe (composé alors de Cyclops, Iceman, Angel et Beast). Plus tard, on verra la Confrérie des Mauvais Mutants, Le Fléau, Mimic, Sauron, mais aussi Havok (frère de Cyclops) et Polaris (fille de Magneto). L’équipe ne s’agrandit pas et les menaces sont redondantes ou insignifiantes. Les histoires se suivent sans qu’une grande saga ne se présente, la série n’étant pas encore ce Soap Opéra bien connu des fans. Plusieurs artistes vont se relayer sur le titre suite au départ de Lee et Kirby en 1966 : Roy Thomas, Jim Steranko, Barry Windsor- Smith, Neal Adams...Pas des manchots. LES X-MEN ? UN FLOP Malheureusement, la série prend fin au numéro 66 et tombe dans l’oubli pour 5 ans. Eh oui, les X-Men c’est fini ! En effet, les ventes sont mauvaises et les personnages ne font pas le poids face aux autres héros de Marvel. En gros, la mayonnaise n’a pas encore prise. Du numéro 67 au 93, la franchise survit grâce à des réimpressions d’anciens épisodes. On va donc avoir le droit aux apparitions de DOSSIER : LA LONGUE HISTOIRE DES X-MEN 36 Par Leto l’équipe dans d’autres séries (Marvel Team-up, Avengers, Hulk, Captain America). Il n’y a donc rien d’inédit et la franchise reste dans un placard créatif, attendant un miracle pour revenir à la vie. D’ailleurs, pour les fans de continuité comme moi, on peut se dire que, pendant ce temps-là, l’équipe était piégée sur l’île de Krakoa... LA RELANCE D’UNE PETITE FRANCHISE Si je parle de Krakoa, c’est que c’est là que les X-Men vont faire leur grand retour dans le célèbre Giant Size #1. Un Giant Size, c’est un numéro exceptionnel de par son format, et dans notre cas particulier, de par son contenu. Si les X-Men sont nés dans X-Men #1, on peut dire que c’est ce Giant Size qui leur a appris à marcher. C’est un des comics les plus célèbres car il va lancer une révolution qui va submerger Marvel pendant 15 bonnes années. Mais de quoi ça parle ce Giant-Size ? L’histoire est là encore simple : les X-Men sont prisonniers sur l’île vivante de Krakoa et seul Cyclops a pu fuir pour chercher de l’aide. Le Professeur Xavier va recruter de nouveaux membres qui vont, sous le commandement de Cylclops, sauver les héros prisonniers. Alors que l’équipe originel des X-Men est composée d’une bande d’adolescents, ici, les nouveaux X-Men (« All-New, All-Different X-Men ») sont des adultes. Qui plus est, ce ne sont pas des américains mais des étrangers : européens, africains, asiatiques, indien... Ce sont Wolverine, Tornade, Colossus, Diablo, Banshee, Sunfire et Thunderbird. Bref, les nouveaux X-Men représentent la diversité, ce qui fait écho au thème central de la série : le droit au respect de la différence (celle des mutants par rapport aux humains). Anecdote de l’histoire, ce n’est pas Chris Claremont mais Len Wein qui va scénariser ce numéro exceptionnel. Marvel relance ensuite la série X-Men au numéro 94, comme si la série ne s’était jamais arrêtée. C’est là que va intervenir Chris Claremont, le maître incontesté des X-Men. Si Marvel semble « plus cohérent » que DC, c’est parce qu’elle a eu la chance d’avoir quelques architectes qui ont eu la main mise sur les grosses franchises, pouvant alors déployer leurs histoires sans problème. C’est ce que fait en ce moment Geoff Johns chez DC par exemple. Pour les X-Men, Chris Claremont va avoir plus de 15 ans pour forger une franchise mythique. Il reprend la série au numéro 94 et va lancer les héros dans des histoires improbables. Avec des dessinateurs comme Dave Cockrum, John Byrne ou Frank Miller, Claremont est bien servi. C’est l’occasion de rencontrer les Shi’ars, le Phoenix, Alpha Flight, le Club des Damnés, Emma Frost, Kitty Pride, Dazzler, Moira... Qui plus est, le ton est plus adulte. Thunderbird meurt au bout de deux numéros, Jean Grey va suivre après une saga exceptionnelle, les ennemis sont assez originaux et surpuissants, les membres ne sont pas des gosses et n’hésitent pas à se battre et quitter l’équipe... Les personnages charismatiques sont
omniprésents et la série va se conclure sur un double épisode 141-142 mythique (Days of Future Past) qui présente une spécialité des X-Men, les futurs alternatifs assez sombres. En 1981, X-Men prend donc fin et laisse place à Uncanny X-Men, qui commence au numéro #143. Vous l’aurez compris, la série ne prend pas fin, elle change juste de nom, mais c’est un peu le marqueur d’une époque. On peut dire qu’en devenant Uncanny, la série assume son statut : la série où tout peut arriver. Ce n’est que le début car vont débarquer Rogue, Rachel Summers, Nimrod, Forge, Madelyne Pryor, les Morlocks, les histoires de cœur de Logan au Japon...Chris Claremont achève tout son petit monde avec le Graphic Novel « God Loves, Man Kills » avec le révérend Stryker qui force Magneto à s’allier aux X-Men pour sauver Xavier, les Sentinelles au milieu bien sûr... Les X-Men ont trouvé leur ton, les ventes sont excellentes, il est temps de faire des bébés. SPIN-OFF, VOUS AVEZ DIT SPIN- OFF ? Chris Claremont est très prolifique : de cinq X-Men, on est passé à une myriade de personnages avec des backgrounds forts intéressants et des courbes de progression prometteuses. Il faut donc faire de l’espace et Marvel lance de nouvelles séries. C’est le début des « X-Books » avec plusieurs séries qui vont vivre en vase clos (avec quelques histoires dans d’autres séries bien sûr). Ce qui est bien avec les X-men, c’est qu’il suffit de lire les séries concernées pour comprendre. Le truc, c’est qu’il va y avoir de plus en plus de séries à lire. En 1982, Chris Claremont publie un Graphic Novel appelé New Mutants qui présente la seconde génération (en terme d’âge) de X-Men. C’est en 1983 qu’est lancée la série New Mutants pour 100 épisodes (ce sont ces personnages là que vous pouvez découvrir actuellement dans la série New Mutants volume 3). Vont suivre X-Factor (avec le retour de Jean Grey), Excalibur (avec des personnages comme Captain Britain) et la première série centrée sur Wolverine. Les franchises Spider-Man et Batman vont rapidement suivre l’exemple avec pleins de séries pour satisfaire les fans. LES CROSSOVERS MUTANTS, UNE SPÉCIALITÉ MAISON Parallèlement, les mutants vont connaître des menaces qui vont être toujours plus « graves ». C’est l’occasion pour Marvel de rassembler les séries X-Men pour des sagas exceptionnelles. C’est l’époque des X-Crossovers avec Mutant Massacre, The 37 Fall of Mutants, Inferno ou X-tinction Agenda. Ces histoires sont l’occasion de rassembler la grande famille des X-Men pour affronter les fameuses menaces. Parfois, il suffit de trois numéros pour résoudre l’histoire. D’autres fois, on a le droit à une histoire qui traîne depuis des dizaines d’épisodes et qui explose à la figure des héros. Retournements de situations, apparitions surprises, trahisons, secrets, morts... On va toujours chercher un truc plus fort car les X-Men sont martyrisés. Eh oui, c’est la malédiction de cette famille, car les X-Men sont une famille avec des bébés, des frères et soeurs, des parents, amants, mariés, amis... Franchement, une happy-end chez les X-Men, c’est rare et c’est pas forcément recherché. C’est dans le sang, la douleur et les larmes que s’est forgé cette famille. Un crossover X-Men se vit tambour battant et se prépare à l’avance pour offrir un final explosif. Le truc, c’est que personne n’est à l’abri des sorties de routes et les X-Men vont se planter en beauté. L’OVERDOSE DES FEUX DE L’AMOUR Pour beaucoup, les X-Men sont synonymes de gros bordel, et c’est pas faux. Déjà, les séries se multiplient en ce début des années 90. On a les séries X-Force, GenerationX, Cable, X-Man, la nouvelle série X-Men (devenu Legacy il y a quelques années)... Le principe est toujours le même pour la répartition des séries : Uncanny X-Men reste le navire amiral ; la série X-Men présente une seconde équipe ; on a une série sur les jeunes mutants, qui changent suivant les générations ; puis une tripotée de séries sur des personnages en particulier, avec des X-Men qui sont casés là par manque de place, car au fil des ans, on ne sait plus combien ils sont ! En effet, vu le nombre de séries, les histoires se multiplient simultanément. La continuité devient difficile à suivre et les crossovers incessants n’arrangent pas les choses. Vu le succès des premiers crossovers, on va avoir le droit à un crossover annuel, voire plus. On a donc toujours plus de menaces et les conséquences posent parfois des problèmes insolubles. En gros, on commence à en avoir marre de tous ces personnages (héros ou vilains) qui reviennent à la vie ou qui hantent encore et toujours les X-Men. On lance des pistes qui sont oubliées, on a des scénaristes qui ne lisent pas ce que font leurs confrères, des personnages qui sortent de nulle part...Chris Claremont n’a plus la maîtrise des X-Men parce qu’il ne peut pas être derrière chaque série. Des incohérences apparaissent, des choix sont contestés, des vraisfaux suspenses lassent les lecteursLes années 90 n’ont pas été tendres avec les fans. Quand Claremont quitte la franchise, il la laisse au mains des dessinateurs comme Jim Lee ou Liefield. Alors oui c’est beau (et encore, les 90’s niveau dessins, c’est très polémique) mais niveau scénario, c’est du grand n’importe quoi,



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