MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mais pour un tel événement commercial, c’est peut être un signe de lassitude. C’est le même constat pour Wolverine & The X-Men #1 qui fait à peine mieux et reste aussi sous les 100 000 unités. On a là une nouvelle série mutante (chose toujours appréciée), une nouvelle direction pour la franchise, un duo d’artiste réputé, d’excellent critique et un casting de folieet le numéro n’explose pas les compteurs ! C’est une plus grosse claque quand même que pour Fear Itself car Marvel a beaucoup teasé pour ce numéro 1 qui aurait du bénéficier de l’effet collector. J’espère qu’elle ne va pas chuter trop bas. Quant à Incredible Hulk#1, il a heureusement dépassé les 100 000 mais ce n’est que symbolique. Pour les mêmes raisons que pour Wolverine & The X-Men (hormis les critiques hétérogènes), ce type de numéro vend beaucoup plus d’habitude. En tout cas, ces trois comics, les trois plus vendus de Marvel en octobre, sont trois contre performance. Il y a 68 autres comics à analyser, c’est dire la crise qu’affronte Marvel... Ainsi, Uncanny X-Men, pour le dernier numéro de cette mythique série (avant le relaunch), ne réunit que 3% de lecteurs en plus. The Fearless, la copie de Brightest Day par Marvel, est 24ème du Top 300 d’octobre avec 59 000 copies. C’est très très loin du premier numéro de Brightest Day il y a un peu plus d’un an et même très loin de la moyenne de vente de cette série. Marvel n’arrive pas à convaincre avec des sorties évènements alors que c’est sa force depuis toujours. New Avengers Annual et Children Crusade, deux grosses sorties, ne déplacent pas les foules (respectivement 49 000 et 30 000 lecteurs). Pareil pour le début de The Hammer War de Bendis. De toute façon, sur 71 séries, il n’y a que 8 séries Marvel qui gagnent des lecteurs !!! Ultimate X-Men perd presque 30% pour son second numéro (quand on parle de l’effet collector), les tie-ins sur Spider- Island se vendent mal et la série Herc va être annulée dans l’indifférence (13 000 copies et -11% en octobre). En parlant d’annulation, si on part du bas du classement des ventes Marvel, on comprend de suite les annonces d’octobre. Outre les miniséries non concernés (quoique, Vilains For Hire est amputée d’un épisode sur 5 et All Winners Squad carrément annulé au bout de 5 épisodes sur 8 !), on a comme série régulière en partant du bas Herc (annulée), PunisherMax (va prendre fin comme par hasard, mais bon en même temps Aaron choppe deux nouvelles séries), Black Panther (annulée), Generation Hope (intouchable vu qu’elle sera normalement au centre du crossover de cet été), Daken (annulée), Alpha Flight (devait devenir une série régulière, ne sera qu’une mini-série de 8 épisode comme prévu au début), Ghost Rider (annulé au bout de 4 épisodes !), Shield (a son propre public, 21 000 fous furieux comme certains dans le staff), Avengers Academy (Marvel y planque tous les gosses sans séries comme les Runaways), X-Factor (un run intouchable de Peter David), Thunderbolts (la série a pris une nouvelle direction, comme par hasard...) et enfin X-23 qui se vend à 24 000 unités (annulée, le personnage va rejoindre la série Avengers Academy). Le seuil d’annulation pour Marvel serait donc 25 000 unités, soit la 100ème place du classement. D’où l’importance d’analyser ces chiffres de ventes, 32 j’évoquais déjà ces possibilités dans les précédents Top 300. Comme on vient de le voir, Marvel a fait le ménage pour ses « petites » séries afin d’accueillir des séries qui ont plus de chance de se vendre (Winter Soldier, Avengers Assemble). A noter que des séries comme Amazing Spider-Man, Avengers et ses séries soeurs, FF et les séries Ultimates se vendent bien mais bien loin de leur meilleur niveau quand Marvel dominait outrageusement le marché. Ces séries sont à l’abri d’une annulation mais n’arrivent pas pour l’instant à concurrencer les grosses séries DC (mais surclassent au moins les petites séries, c’est déjà ça de pris). Marvel a une chance de revenir dans le jeu quand l’effet reboot va s’atténuer mais ce Top 300 prouve que ce ne sera pas aussi radical que d’habitude, DC est en train de gagner la bataille des nouveaux lecteurs et installent ses grosses séries en haut du top. Il faudra peut être attendre le film Avengers pour voir Marvel attirer ces nouveaux lecteurs. Bon, Marvel et DC c’est bien mais il y aussi les indépendants. Chez MDCU, on classe dans cette catégories tous les comics qui sortent des franchises mainstream. On y inclut donc des trucs comme ICON (Kick-Ass, Superior) et Vertigo. Le but est de donner à ces titres leur vraie place. Ils ne concurrence pas une série comme Batman mais des titres destinés aux connaisseurs du marché ou aux lecteurs attirés par d’autres thèmes. En octobre, c’est comme d’habitude Buffy qui prend la tête du classement indés avec le second numéro de son volume 9 (36 000 unités, 64ème du Top 300). Suivent deux épisodes de Walking Dead puis deux épisodes de Superior par Millar. Ces 5 comicbook sont au dessus de la 100ème place, ce qui est assez rare pour le noter. Le Tortutues Ninja sont 6ème du classement indé et le premier épisode de la minisérie événement Spaceman atteint une jolie 7ème place (par Azzarello). Le crossover entre la Legion et Star Trek mobilise 21 000 curieux et le premier numéro de Orchid 19 000. Le second numéro de l’adaptation du Trône de Fer se stabilise à 16 000 lecteurs, ce qui est mieux qu’Invicible (2 fois moins de lecteurs que Walking Dead). Chew n’est que 29ème des indés, Red Wing de Hickman se finit avec 11 000 fidèles et le premier titre de l’univers Hellboy est à la 36ème place. Morning Glories, adulé par certains, n’a que 10 000 lecteurs mais c’est mieux que le Infinite de Kirkman et Liefeld. Pour finir, des séries comme Scalped ou DMZ sont dans le bas du classement indés, à l’inverse de Fables ou Spawn.
Je vais parler d’un couple d’Outre-Manche, d’un couple qui paradoxalement bien que très connu de par leur nom, restent assez méconnus auprès du public français de par leurs œuvres en duo. Je parle bien évidemment des Écossais Grant Morrison et Frank Quitely. Tout le monde connaît bien évidemment ce couple, essentiellement au travers de leur collaboration, tout récemment éditée en Francophonie sur All Star Superman et surtout sur la série Batman & Robin ayant connu un énorme succès suite à la sortie du magazine Batman Universe. Si vous avez d’ailleurs l’occasion … n’achetez pas ce magazine qui est absolument introuvable sauf à des prix pharamineux et prenez la Vo, Morrison est un des auteurs qui doit se lire absolument en version originale, certes il est difficile à appréhender et je vous souhaite du courage pour suivre son run sur Batman mais aller vers la Vf c’est rater l’un des tous meilleurs textes de l’histoire du comic book, rien que ça. Maintenant que la parenthèse est faite, attardons-nous sur les deux personnages ; UN DESSINATEUR À PART Quitely est un auteur Ecossais né en 1968, rapidement son trait particulier est repéré par le monde du comics underground typiquement britannique. D’abord embauché chez Electric Soup, recueil de comics strips écossais à l’humour assez décalé, il travaille sur son bébé : The Greens, parodie d’un comics trip typiquement scottish nommé the Broons. Ses cases aux dessins « surréalistes » sont déjà là, style que l’on peut retrouver encore aujourd’hui pour le bonheur de certains qui y voient un style enfin particulier dans le monde du comic book (et dans le style assez classique Dcien) et pour le malheur d’autres qui ne supportent mais son emportement pictural. Naturellement, comme tout dessinateur britannique qui se respecte, il se retrouve très vite dans le fameux Judge Dredd magazine pour lequel il fait de nombreuses covers plus somptueuses les unes que les autres. Il termine sur deux séries en tant qu’illustrateur : Shimura, dépeignant une sorte de Judge Dredd japonaise dans le Tokyo du futur et Missionary Man. Son travail extrêmement particulier, mariant old school et originalité à la perfection, fut remarqué Outre-Atlantique et l’étape la plus logique avant d’atterrir chez Dc, fut de commencer COMICBACK STAGE : MORISSON/QUITELY 33 avec Doom Patrol et Flex Metallo qui étaient à l’époque chez Vertigo. Avec Morrison... UN SCÉNARISTE À PART Morrison est tout comme Quitely né à Glasgow en 1960, une vingtaine d’années plus tard il débarque dans les comics avec sa première création Gideon Stargrave personnage que l’on retrouvera plus tard dans son œuvre mythique : The Invisibles. A l’instar de son ami écossais, lui aussi débute dans une revue d’Edimbourgh avec ce personnage : Near Myths, publiant des histoires ayant trait à la Fantasy et à la Science Fiction. Durant ces années, il est extrêmement prolifique multipliant les personnages, histoires et travaux et se crée une véritable place dans la scène comics British. Ce tremplin, il l’utilisera pour proposer directement à Dc Comics sa Justice League et ses New Gods, refusé naturellement. C’est donc naturellement qu’il se tourne vers l’autre géant : Marvel UK. Son travail le plus notoire est probablement sur Le titre britannique le plus connu mondialement avec Judge Dredd : Doctor Who, place privilégiée pour exprimer son ton à part. Et ce ton à part va évidemment se tourner vers 2000 A.D en 87, ayant sa propre série : Zenith dans laquelle il se met à découdre le statut super héroïque. Il profite pour intégrer comme à son habitude une réalité sociale et historique pour mieux la critiquer (les bombes atomiques,etc.). Dc cette fois ne ratera pas sa chance et l’embauche, lui est offert le titre Animal Man. Héros cantonné à son statut de « basique », Morrison révolutionne ce dernier et le genre en général multipliant les trames narratives, les mises en abîmes et les situations incongrues pour son personnage, il représente un ton complètement à part dans la scène comics. LA RENCONTRE Par Docteur Les deux étaient faits pour se rencontrer, tous deux à part, en dehors du mainstream, c’est la période la plus chamboulée pour DC détruisant le statut quo en vigueur (6 ans après Crisis on infinite Earths) qui voit ces deux lurons arriver, comme si le contexte fou était la meilleure occasion pour adopter ces deux artistes un peu fous. Dc a besoin d’un ton à part, face à un Marvel qui fonctionne du tonnerre (Le début des années 90 portant les X-Men à leur apogée), la Maison décide pour contrecarrer son adversaire historique de faire dans l’originalité et charge les deux artistes. Après que Morrison ait accompli un run d’anthologie sur la Doom Patrol, c’est sur le spin off qu’il collabore avec Quitely en 1996.



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