MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ainsi, en France, dès 2012, ce sera sûrement de la manière suivante que s’articulera les comics : Marvel aura le kiosque, Urban aura la librairie (même si Marvel est aussi agressif en librairie). Il ne faut pas oublier que Urban Comics, c’est Dargaud, un des piliers des librairies gauloises. C’est logique que cet éditeur concentre ses efforts sur un marché qu’il maîtrise. Pour le kiosque, on va donc attendre le reboot pour voir s’il abandonne vraiment le terrain et je ne serais pas surpris que l’on ait uniquement que 2 à 3 magazines, pas plus, et pas les plus grosses séries. De l’aveu même des responsables d’Urban au LCF, le kiosque reste le domaine des spécialistes des comics. Si tu veux commencer dans le comics, tu vas te dire « c’est quoi les albums que je dois lire ? » et pas « par quel numéro, en plein milieu d’une histoire, je commence ? ». Il faut penser à long terme, un nouveau lecteur n’ira pas naturellement vers ce support. Cependant, se couper du kiosque, c’est se couper de la publication mensuelle qui fait tout le charme des comics, ce rendez-vous avec ses héros. Cela va être dur d’attendre 4 à 6 mois en librairie, surtout qu’on s’achemine vers une publication des plus grosses séries en album et pas en kiosque comme avant. LA BONNE IDÉE POUR LA LIBRAIRIE ? Si le kiosque risque d’être délaissé, c’est pour offrir une offre globale en librairie et pas juste les rebuts du kiosque. C’est ça qu’il faut comprendre au lieu de s’acharner sur l’absence de prise de risque. En effet, si on choisit par exemple quatre mags DC (Batman, Superman, Green Lantern et les grosses séries dans le dernier comme WW, Aquaman, Justice League), on va laisser des trucs qui se vendront moins bien en librairie. Or, le kiosque est « bouché » comme on l’a vu et New Krypton a prouvé que le lecteur français pouvait s’attacher à une série en album. Au vu des annonces, Urban va déplacer la bataille des comics en librairie au lieu du traditionnel kiosque. La preuve avec Watchmen qui est une déclaration de guerre pour 2012. Cette sortie est symbolique, c’est un succès incroyable en librairie mais surtout c’est LE bouquin que les geeks conseillent à leurs proches pour prouver que les comics, c’est pas que pour les gosses. En choisissant de sortir en premier (avant même le kiosque) une œuvre que tout bon geek possède depuis la sortie du film il y a 2 ans, Urban fait un grand bras d’honneur à Panini : « ouais, on sort un truc qui est présent par cartons dans chaque librairie et qui sera encore en rayon pendant un an. Pourquoi ? Pour montrer qui est le boss ». Bon j’ai inventé cette réplique mais c’est un peu l’esprit qui domine, celui de conquérir le marché des fans à travers un long-seller. Urban veut devenir la référence en librairie et veut profiter du reboot et de l’engouement qu’il apporte pour placer ses billes à long terme, maître mot du marché de la librairie. On critique souvent Panini pour ses ruptures de stocks en librairie qui sont souvent corrigée non pas par un réassort mais une nouvelle édition. C’est une stratégie kiosque qui est appliquée à la librairie par Panini. Dans le même ordre d’idée, le choix du cartonné pour 24 les couvertures (beurk, je déteste ce truc). C’est plus cher mais c’est un choix, celui d’un « bel ouvrage » comme on dit (mais bien sûr), un truc qui dure et qui peut concurrencer les albums franco-belge. En fait, la rentabilité est meilleure en librairie qu’en kiosque. Un ouvrage en kiosque doit se vendre à sa sortie sinon il est dépassé par le suivant car il ne contient qu’une partie de l’histoire alors qu’un album, vu qu’il propose une histoire complète, il peut rester des années dans les rayons. On sort donc du rythme naturel des comics, mensuels, pour passer à une collection d’album. C’est le même mouvement aux USA avec les TPB et HC qui prennent de plus en plus de place. D’ailleurs, DC vient d’annoncer que ses séries du reboot ne verraient leur premier arc collecté que 8 à 14 mois après la publication du premier numéro. Pourquoi ? Pour court-circuiter le marché librairie et forcer le lecteur à rester en mensuel. A la différence de Dargaud, DC doit payer ses auteurs chaque mois. Si une série se vend majoritairement en librairie, c’est cool mais ça rend sa survie mensuelle délicate. A contrario, Dargaud n’a pas besoin de vendre des comics chaque mois, elle a besoin de rentabiliser chaque sortie. En sortant Action Comics en album plutôt que dispersé en kiosque, elle sait qu’elle pourra toucher plus de lecteurs sur le plus long terme alors qu’en kiosque, on n’en réimprime pas chaque mois la même histoire. Et le coup du « d’abord en kiosque puis en album », ça marche de temps en temps mais on ne peut pas faire tout le temps ça. Surtout quand Panini contrôle le kiosque avec Marvel (et Panini sélectionne ses histoires). De toute façon, pour le lecteur, la solution n’est pas mauvaise. Le prix des premiers albums est inférieur à celui de Panini malgré le cartonné et on aura tout un arc d’un coup sans pub et sans séries annexes (qui déplaisent à certains). C’est vrai que ce principe des magazines sauvent les petites séries mais je vous rappelle qu’en France pour DC on veut sauver les grosses ! Si on ne veut lire que certaines séries spécifiques, on pourra faire son choix et ne pas gaspiller son budget dans des séries annexes (perso je préfère les magazines mais j’aime avoir toute une histoire d’un seul tenant). Enfin, au niveau des séries Vertigo, Urban prône à la fois la continuité (en sortant dans le même format les nouveaux tomes) et la régularité (1 tome de chaque série tous les quatre mois). C’est une belle promesse, pas sûr qu’elle puisse être tenue mais on croise les doigts. L’AGRÉABLE SURPRISE DES COLLECTIONS La vraie surprise reste l’annonce des trois collections librairie (c’est encore de côté là que Urban agit). On a tout d’abord deux collections pour répartir les histoires DC pré-reboot : de la création de DC à la première Crisis de 1985 et de Crisis au reboot. Puis une collection liée au reboot et enfin une collection appelée SIGNATURES qui va nous permettre d’avoir des runs
complets des plus grands artistes. On a donc une offre claire pour les nouveaux mais surtout la promesse de ne pas délaisser les histoires pré-reboot ! Si vous voulez (re)lire tout le run de Morrison sur Batman ou de Johns sur Green Lantern, tout sera réunit dans des albums qui vous permettront d’avoir une belle collection et surtout un meilleur confort de lecture. C’est une réédition des classiques de ces dernières années (parfaitement publiés à l’époque par Panini mais introuvables en entier). Je vous avoue que je reste cependant sceptique sur cette collection car on ne peut pas dire que DC possède de grands runs… désolé, c’était mon tacle obligatoire aux DC-Boys ! Nan sérieux, c’est une initiative sympathique et vachement utile ces collections car Urban prend en compte la richesse de DC (même si je suis pas sûr qu’on ai pleins d’histoire pré-Crisis). Panini a bien tenté les intégrales DC sans succès et publié aussi depuis quelque temps le run de Morrison sur la JLA (on y aura surement droit avec Urban, comme Johns sur la JSA). Urban va donc exploiter d’anciennes histoires en proposant des produits équivalents ou supérieurs à la VO (il n’y a pas de compilation actuelle de ces runs chez DC en VO). Si le reboot sera le nerf de la guerre, c’est quand même agréable d’avoir accès à de vieilles sagas mais là encore j’espère que ce sera plus du Secret Six que la énième histoire de Johns, Morrison ou Moore. On verra le prix et le rythme de publication mais ça reste tout de même une belle promesse, même pour les amateurs de VO. Il faudra juste que le plan de parution soit cohérent et qu’on ne sorte pas les histoires dans le désordre, il y a des priorités et le fait d’avoir une collection liée aux artistes permet, dans les deux collections chronologiques, de se concentrer sur des histoires moins glamour mais tout aussi importantes. J’espère avoir une vraie logique dans la publication avec des histoires qui se suivent, sans forcément avoir tous les numéros par exemple de la série Batman mais plus une sélection d’arcs importants qui sortent dans l’ordre au fil des ans en évitant les arcs bouche-trous. Et surtout, ne pas se concentrer que sur Batman !!! Il y a pleins de personnages géniaux dans cet univers, ce serait dommage de ne pas les faire découvrir aux lecteurs. A la différence de Brightest Day… 25 LE SACRIFICE DE BRIGHTEST DAY Il est temps d’aborder ce qui a nourri le feu des critiques : Brightest Day. Je vous préviens, je ne suis pas du tout objectif avec cette MERDE, je suis le seul dans ce cas dans le staff à ma connaissance. Oui, je pèse mes mots, Brightest Day est une bouse infâme, un truc sans nom, un moyen de poursuivre un succès (Blackest Night) sans avoir d’histoire. C’est cela mon problème avec Brightest Day, il n’y a pas de fil conducteur ou alors il a été oublié en cours de route. Quant au final, il est pitoyable, pas pris en compte par le reboot et sans aucun rapport avec le reste de l’histoire. Certes, il offre le retour d’un ancien personnage culte mais c’est tellement précipité et sans saveur qu’on se demande pourquoi cela a autant duré. Brightest Day n’a pas le charme ou la qualité de 52. Dans ce cas, pourquoi hurler au scandale quand on apprend que ce ne sera pas traduit ? Tant mieux, on gagne de l’argent ! En revanche, Urban aurait pu (mais pas dû) publier cette histoire comme elle le fait avec Flash (en reprenant la suite) mais ce sera sûrement, si ça sort un jour, en version album qu’on pourra lire Brightest Day en France. Comment critiquer une œuvre sans pouvoir aborder ses défauts par peur de spoiler ? Ah mais c’est bon, vous lirez jamais ça ! Alors je me lance (MEGA SPOILER ALERT POUR CEUX QUI ONT ENCORE L’ESPOIR FOU DE LIRE BRIGHTEST DAY AVANT 2 à 3 ans) : à la fin de Blackest Night, plusieurs personnages reviennent à la vie. Dans Brightest Day, les auteurs présentent la nouvelle vie de ces personnages avec comme thème central « qui sera le nouveau White Lantern ? ». Or tout au long de la série, on passe de scènes en scènes, c’est trop long, certains personnages sont peu mis en avant, un gars comme Deadman ne fait rien au final si on analyse bien ce qu’il lui arrive (genre il rencontre Batman et se demande si c’est l’élu, c’était juste pour justifier la cover de l’épisode). Aquaman (il découvre un secret sur sa femme et Aquawar se résume à 4 plans pour une bataille d’eau douce) et Martian Manhunter (se fait manipuler par la dernière Martienne Verte) font du surplace mais Hawkman (qui brise sa malédiction) voit sa situation énormément évoluer. Cependant, c’est inutile vu que le reboot l’ignore !!! Le seul à qui on aurait pu accorder un intérêt dans l’optique du reboot c’est Firestormmais là encore le reboot invalide le tout, on reprend juste le concept. Bref, cette histoire est une perte de temps et d’argent mais je comprends que ceux qui ont commencé avec Panini veulent connaître la fin. Pas besoin, vous devez juste savoir que le White Lantern est en fait… Swamp Thing. Eh oui, le personnage sort de nulle part deux numéros avant la fin alors que les autres héros partent dans un trip « les quatre éléments ». Voilà, vous n’avez rien



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