MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TOUCHE PAS A MES COMICS : LE DÉFI D’URBAN COMICS Entre le planning des deux premiers mois, les ITW publiées et la discussion que la rédaction de MDCU a eue avec l’équipe d’Urban Comics au LCF, nous sommes en mesure de voir émerger une nouvelle politique éditoriale cohérente pour DC en France. Attention, cela ne veut pas dire que cette politique soit la bonne ou meilleure que celle de Panini. Mais bon, j’avoue être assez incrédule quand j’entends certains confrères, qui ont eux aussi eu l’occasion de discuter avec Urban (qui communique beaucoup), déclarer ne pas comprendre ce qu’il se passe. Dernière chose, si mon avis reflète en partie celui des autres membres de l’équipe MDCU, TOUCHE PAS A MES COMICS reste une rubrique personnelle où j’analyse l’actualité des comics donc cet article n’engage que moi. Voilà, c’est dit, je vais pouvoir me lâcher. Allez c’est parti et n’oubliez pas, on vous attend pas sur le forum mais c’est pas grave, y’a de la place ! LE CONTEXTE DE REPRISE DE LA LICENCE DC DC n’a jamais marché en France. C’est simple, c’est concis, c’est presque irréfutable tellement les preuves s’accumulent. Je vous conseille le très bon dossier par Fitz qui relate bien tous les obstacles qu’a rencontré la licence chez nous, entre une gestion douteuse, des parutions et une concurrence trop bien implantées. Le public français connaît parfaitement les films Batman et ses produits dérivés mais très peu les autres personnages de l’univers DC (Superman bien sûr mais sans le coté icône qu’il a aux USA). La grande majorité des histoires publiées par DC sont inédites en France et le fait que cet univers soit beaucoup plus complexe que celui de Marvel n’aide pas. Vu 22 Par Leto que Batman et Green Lantern phagocytent toute l’attention des lecteurs, il n’est pas facile de proposer les aventures d’autres personnages. En fait, c’est pas tout à fait vrai vu que Green Lantern a réussi à faire son trou alors qu’il était inconnu du public français. Merci qui ? Geoff Johns et son incroyable run. Le public français n’est donc pas hermétique mais il lui faut un truc renversant pour qu’il quitte ses héros habituels, ce qui n’a pas été le cas des histoires DC ses dernières années (JLA, Flash, Green Arrow, Teen Titans étaient mauvais, les autres gros personnages étaient quasi-absent chez DC comme Aquaman ou Captain Marvel). Urban Comics doit donc rattraper un retard considérable pour séduire le public et le reboot en VO, qui devrait l’aider à attirer de nouveaux lecteurs, va paradoxalement encore plus compliquer les choses. Autant avec Semic on pouvait être résigné devant la non publication de la majorité de l’univers DC, autant avec Panini on pouvait espérer voir débarquer pleins de bonnes choses au vu du traitement de la licence Marvel (on a 98% de ce qui est publié aux USA, c’est dire si on est gâté). Malheureusement, Panini s’est cassé les dents non sans honneur sur DC et Urban est chargé de faire mieux mais, avec le reboot, de nombreux lecteurs français ont décidé de sauter le pas vers la VO (version originale, les publications US) pour ne plus être déçu car on ne pas être mieux servi que par DC. Le nouvel entrant sur le marché des comics doit donc faire face à une hémorragie de lecteur et ce constat va jouer un rôle dans sa politique comme on va le voir par la suite. LA FIN DE L’ÈRE PANINI POUR DC L’attente autour de la reprise en main du catologue DC (ainsi que Vertigo, Wildstormet MAD même s’il ne faut pas se leurrer, ce dernier est très très très accessoire, bref on s’en fout) est énorme. On a de nombreux fans de Batman, Superman, Green Lantern, Flash, Wonder Woman, Aquaman, etcLe public est demandeur, là n’est pas le problème. Le vrai problème, c’est que ce public est désabusé, résigné presque. C’est dire si les annonces de Urban, économiquement réalistes, ont en refroidi plus d’un. Si le public français est désabusé, c’est parce qu’il sort d’une relation avec Panini qui aurait pu porter ses fruits si le sort et certaines erreurs ne s’étaient pas acharnés. Après des débuts encourageants, tout se complique pour l’éditeur. Il a repris en main DC après avoir su s’approprier le catalogue Marvel, on pouvait donc espérer le même résultat. Rapidement, le crossover Infinite Crisis va sonner la fin de la lune de miel avec le public car la réalité économique rattrape tout le monde : les magazines DC ne marchent pas ! Les magazines Superman et Batman fusionnent en un seul mensuel dans en premier temps pour rapidement passer à un rythme d’un numéro tous les deux mois. Le magazine DC Universe devient progressivement Green Lantern Universe et les séries « obligatoires » comme JLA et JSA sont mauvaises donc Panini ne peut s’appuyer sur elles. Superman propose de bonnes histoires mais est éclipsé par le run magistral de Morrison sur Batman, il est donc éjecté vers la librairie et, oh miracle, s’en sort bien ! Eh oui, la saga New Krypton a bénéficié de sa publication en album et c’est un signe que ce que prévoit Urban peut marcher.
Quant à Batman, il pète la forme dans son propre magazine et propose des parutions annexes. La spéculation bat son plein et on envisage une sortie de crise. Panini a plutôt bien publié Infinite Crisis, Final Crisis et Blackest Night (et même Amazon Attacks ! même si c’était incomplet) donc on pouvait penser que du moment que chaque héros trouvait son format, cet équilibre précaire pouvait durer avec des petits ajouts ponctuel comme Flash Rebirth ou Brightest Day. C’est là que DC surprend tout le monde en ne renouvelant pas l’accord de licence avec Panini et c’est Dargaud, avec la structure Urban Comics, qui reprend le bébé. Avec du recul, on se dit que DC veut attaquer Marvel sur tous les fronts avec son reboot et l’international est un relai de croissance non négligeable. Si on regarde les dernières sélections MDCU, on remarque que les lecteurs se jettent sur les publications DC. Panini n’a pas précipité les choses (ils auraient pu faire un gros big book avec Brightest Day chaque mois par exemple) et continu l’exploitation de la licence jusqu’au 31 décembre (et pendant tout 2012 les ouvrages seront encore disponibles) sans brusquer le lectorat encore fragile. Panini rend les clés du catalogue DC en ayant guérit une partie du lectorat. Le reboot aux USA est une occasion unique et entre les films de Nolan et les jeux Arkham, le fruit est mûr pour être cueilli. Il aurait été possible de tout précipiter pour vendre le maximum de trucs mais l’éditeur est resté sur son calendrier initial en proposant les premiers numéros des séries Flash, Brightest Day, Batman Incen partant du principe que Urban allait assurer la continuité. Les lecteurs aussi. C’est là que ça a merdé... L E S ANNONCES KIOSQUES D’URBAN Le premier truc qu’on remarque avec les annonces d’Urban, c’est qu’ils auraient pu faire moins d’efforts s’ils le voulaient. A la base, rien ne devait être publié les 3-4 premiers mois...comme si le reboot était l’objectif. Et puis non, on s’en fout, on sort les cojones et on met la main dans le cambouis avec trois magazines (Batman, Flash et Green Lantern) qui clôturent aussi bien l’ère Panini que l’univers pré-reboot. Le crossover Flashpoint est publié, le 23 lecteur français va donc avoir le droit à la pseudo-excuse de DC. Et pour ceux qui gueulent qu’on n’a pas tout, bah c’était déjà le cas avant avec Panini qui, entre les retards de certaines séries et la non publication d’autres, a fait de Final Crisis un vrai casse tête pour certains (même si le principal a été publié). Bon, la première faute d’Urban, c’est de ne pas avoir annoncé (encore ?) les mini-séries Flashpoint plutôt bonnes et faciles d’accès, comme Infinite Crisis et ses Big Books à l’époque (pas du tout facile d’accès mais super bonnes). Avec un univers alternatif, ce n’est pas compliqué et super intéressant. Là où les annonces coincent, c’est au niveau du prix. C’est cher, presque 7 euros. Qu’on ne me parle pas de Panini qui est plus cher à la page car ce n’est pas ce qui compte. Un lecteur de comics a un budget, il n’achète pas des pages une à une (« Bonjour, je voudrais pour 17 euros de pages DC, ça me fait combien d’épisodes en tout ? »). Alors oui c’est limite pour nous faire plaisir que Urban a annoncé ces publications (en gros on a trois magazines qui ne sont là que pour préparer le reboot) mais c’est presque une faute grave de proposer un tel prix. En face, les magazines Marvel sont moins chers et on peut se demander si ça vaut pas le coup d’attendre le reboot. Problème, Urban a sciemment choisi des histoires indispensables car non affectée par le reboot (Batman Inc. reviendra, tout comme Green Lantern qui ne fait que sauter 6 mois). C’est donc plus une manière de dire « eh les gars le kiosque on vous le fait juste pour vous faire plaisir » car tout le monde sait que les magazines DC ne marchent pas. Je vous rappelle qu’au point où on en est, Urban aurait pu ne rien publier avant le reboot, cela n’aurait rien changé, on aurait quand même tous acheté les premiers numéros du reboot. Urban est pour l’instant en position de force. De toute façon, quand on parle avec ses responsables, on comprend bien que ce n’est pas une question de mauvaise volonté mais plutôt un double choix, économique et éditorial. ÉVITER LE PIÈGE DU KIOSQUE La conjoncture économique est formelle : le kiosque, à moins d’avoir les reins solides comme Panini et ses vignettes, c’est la fosse aux lions. Regardez Delcourt qui a bien essayé de réinventer le magazine sur Spawn avec d’autres séries d’Image. Cela n’a pas fonctionné. On a en France un ogre appelé Panini qui a une machine gun dans chaque bras et qui dézingue tous ceux qui approche de trop près. Il n’y a qu’à voir le flot d’annonces du mois d’octobre, on a plusieurs nouveaux magazines réguliers qui renforcent l’armada Marvel actuelle. C’est la flotte impériale ce truc, à part si tu es un jedi de Declourt, tu ne peux pas passer à travers. Or DC n’est pas Marvel en France (car si aux USA ça change en France ce n’est pas sûr que le reboot comble le fossé entre les deux). Urban est donc prudent : on va tester le marché avec les dernières histoires pré-reboot et après on verra ce qu’on peut faire. Attention, je ne sais pas ce que prépare vraiment Urban, ils ont peut-être déjà tout prévu pour le reboot mais ils ne l’ont pas annoncé pour se laisser une marge de manœuvre.



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