MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
MDCU le Magazine n°2 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 74

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Regenesis, back to east !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Robot Chicken, l’éditeur de Mad Magazine, John Ficcarra, ses auteurs et Kevin Shinick, le créateur de l’émission, ont réalisé une adaptation visuelle à la fois inédite et très fidèle de cet univers. C’est rapide, très rapide et la traduction française (loué soit le talent de William Coryn, également à l’œuvre sur la VF de South Park), comme le doublage, sont de haute volée. De notre point de vue, c’est une totale réussite. L’émission rencontre un vrai succès aux Etats-Unis. Si cela prend en France, nous pourrions tout à fait envisager l’édition de matériel plus actuel. On remarque que sur les 10 premières parutions annoncées 3 contiennent du Alan Moore (DC Anthologie, Watchmen et Top Ten) et les argumentaires de deux autres (Hellblazer et, plus curieusement, le Superman : Superfiction) font référence à Moore. Soit 50% des titres qui font allusion à Moore à des degrés divers. Est-ce que (re)constituer une sorte de « librairie Alan Moore » est une priorité de la gamme, au-delà du lancement ? Aaah, Alan Moore ou l’art d’apporter des réponses aux questions que personne ne s’était jamais posé. Rien de curieux à trouver une référence à Alan Moore dans le Superman de Joe Casey. Lorsqu’on écrit une aventure du plus puissant des super-héros, il est difficile de faire ressentir au lecteur une quelconque menace pesant sur le personnage. Casey, lui, réussit ce tour de force. C’est là qu’il innove et se rapproche en ce sens de l’écriture de Moore. Il est moins question de constituer une librairie Alan Moore – puisque seuls les titres signés de sa main peuvent s’en revendiquer – que de communiquer autour d’un auteur connu et reconnu pour tout le bien qu’il a fait aux comics. 1986 est la date à partir de laquelle plus personne n’écrira les récits de superhéros de la même façon, mais au-delà de Watchmen, et même si sa période super-héroïque semble terminée, son empreinte sur le genre reste encore profondément présente. Quant à la publication de Top 10, elle nous est apparue comme une évidence. Nous voulions profiter de notre édition de Watchmen pour faire (re)découvrir cette excellente série, introuvable depuis une dizaine d’années. Personnellement, ce qui me plaît dans cette série, plus que les centaines de références planquées en arrière-plan, c’est l’humour des dialogues et l’énormité des super-situations auxquelles ces superflics, chargés de gérer le super-quotidien de leur super-administrés, sont confrontés. Et paf ! en plein épisode, Moore parvient à faire jaillir l’émotion là où on l’attendait vraiment pas (sans spoiler, l’accident de téléportation, publié dans notre tome 2, est à ce propos assez exceptionnel). Faire référence à Moore, c’est faire appel à ce ressenti unique dont nous avons tous fait l’expérience à la lecture d’une de ses œuvres. C’est une manière pour nous de mettre en avant des titres qui sortent du rang, qui apportent une réflexion inédite 20 sur un thème et qui, à leur mesure, font progresser le comics dans sa forme et dans son contenu. Pensez-vous qu’à terme, l’offre kiosque et librairie d’Urban Comics autour de DC, Vertigo et la republication des classiques qu’évoquait Edmond puisse égaler dans le nombre celle de Panini Comics et de la licence Marvel ? Concernant le nombre, il ne s’agit pas d’inonder ou d’encombrer le marché. Le budget du lecteur n’a rien d’extensible, surtout en ce moment. Aussi, si nous devons choisir entre quantité et qualité, soyez certains que nous ferons le choix qui respectera le plus l’intérêt du lecteur. Mais oui, les titres d’Urban seront bien visibles, et couvriront au mieux les nouveautés comme le fond, rassurezvous ! Concernant la poursuite des titres Vertigo, en plus des nouvelles séries que nous publierons (à l’image de Soldat Inconnu dès février 2012), nous avons à cœur de poursuivre 100 Bullets, Fables, DMZ et Scalped sur un rythme régulier d’une nouveauté par mois. Il y aura donc, par exemple, un nouveau tome de 100 Bullets tous les 4 mois, idem pour Fables, DMZ, etc. Par respect pour les lecteurs qui ont débuté leur collection chez le précédent éditeur, nous conserverons le format souple pour les nouveautés, mais nous rééditerons les tomes 1, 2 et suivants en cartonnés. Le format cartonné sera donc à terme la version définitive du label Urban Comics. Panini ne pouvant finir Brightest Day avant l’échéance du 31 décembre 2011, pensez-vous nécessaire de reprendre la fin de la série avant d’entamer la suite ? Au risque de faire grincer quelques dents, les lecteurs du premier tome de Brightest Day devront attendre quelque temps avant de connaître la suite de cette saga. Nous nous sommes longtemps posé la question de publier directement ou non la suite de Brightest Day. Après lecture, nous avons cependant jugé que ce titre était moins prioritaire que d’autres, étant donné le peu de conséquences qu’il allait avoir par la suite (à l’exception de quelques personnages. Nous apporterons bien entendu toutes les explications en temps voulus dans les albums concernés.). De plus, l’objectif de notre ligne éditoriale étant avant tout de proposer des albums accessibles au plus grand nombre, intégrer BD nous est apparu compliqué, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’un seul TPB, mais de trois. Nous éditerons donc cette saga plus tard en librairie, dans un format à la hauteur de ses qualités. Nous comprenons bien la potentielle frustration des lecteurs qui ont acheté le premier numéro de BD en septembre. Nous avons cependant choisi de nous concentrer sur les récits qui allaient avoir un réel impact sur la continuité de l’Univers DC.
Tout est question de priorité. Des récits comme War of the Green Lanterns, Batman Inc. ou Flashpoint, par exemple, nous semblent quant à eux indispensables en comparaison. Découlant de la question précédente, Flashpoint a-t-il sa place dans votre catalogue et sera t-il proposé en librairie pour enclencher directement les publications kiosques sur les « New 52 », le relaunch DC ? Est-ce risqué de démarrer par des productions antérieures au fameux relaunch de DC Comics ? La publication de Flashpoint se fera en presse, dans un mensuel de trois numéros, spécialement dédié. Le numéro 1 (février) comprendra Road to Flashpoint (The Flash #8 à 12) et Flashpoint #1. Le numéro 2 (mars) contiendra l’excellente mini-série d’Azzarrello & Risso Batman — Knight of Vengeance, ainsi que les épisodes 2 et 3 de Flashpoint. Le troisième et dernier numéro regroupera en avril la mini-série de Scott Snyder et Gene Ha Project Superman #1 à 3, ainsi que la conclusion de Flashpoint avec les numéros 4 et 5. Là encore, nous avons sélectionné les mini-séries qui nous paraissaient les plus complémentaires par rapport au récit principal de Geoff Johns et Andy Kubert. Vous évoquez le risque de démarrer par des titres pré-Relaunch. Le risque de confusion est effectivement présent auprès des nouveaux lecteurs. C’est la raison qui nous a poussé à publier les récits débutés Panini principalement en kiosque. Ces récits, malgré leurs qualités, ont moins de chance de toucher un plus grand lectorat, alors que le kiosque reste avant tout le terrain privilégié des amateurs de comics (nous espérons élargir la donne avec le Relaunch). C’est dans cette même optique que nous avons choisi de débuter nos publications en librairie avec trois séries complètes en deux tomes, accessibles à tous les lecteurs, inédites en français, et centrées autour de la Trinité de DC, à savoir Superman – Superfiction de Joe Casey et Derec Aucoin, Batman – Sombre Reflet de Scott Snyder, Jock et Francisco Francavilla, et Wonder Woman – L’Odyssée de J. Michael Straczynski, Phil Hester et Don Kramer. On sait que le contrat de Panini exigeait de l’éditeur italien une certaine occupation des rayonnages en matière de bouquins en librairie et en kiosque… estce qu’Urban Comics a dû promettre encore davantage pour emporter le morceau face au rival transalpin ? Tout contrat entre le propriétaire d’une licence et le licencié implique obligatoirement que ce dernier développe, par définition, la licence dont il s’est porté acquéreur. Après, concernant la stratégie éditoriale, DC comprend suffisamment bien les enjeux propres à chaque pays pour laisser chaque éditeur, qu’il soit italien, espagnol ou français, gérer l’exploitation 21 de la licence comme il l’entend. Je ne vous apprendrais rien en vous disant qu’en Italie le marché de la presse est beaucoup plus développé qu’en France, où l’essentiel des ventes se fait en librairie. Le catalogue DC est riche d’une histoire monumentale qui est un peu éclipsée par l’actualité du relaunch DC mais qui pourrait intéresser de nombreux fans. Est-ce qu’on peut espérer des intégrales de séries oubliées, comme Kamandi, par exemple ? Effectivement, 75 ans, c’est quasiment l’équivalent d’une vie humaine et autant d’expériences et de personnages retranscrits en pages de BD. Notre intérêt en tant qu’éditeur est de proposer une offre équilibrée entre les nouveautés du relaunch, entre autres, et des séries antérieures, pour la plupart inédites en France. Tout « miser » sur le relaunch serait oublier trop vite que ces nouveaux titres n’auraient jamais vu le jour sans ces 75 années d’histoires. Les comics DC d’aujourd’hui se sont bâtis sur ce formidable héritage. Ce n’est pas un hasard si les éditeurs de DC ne parlent pas de Reboot, mais de relaunch. Il s’agit surtout pour DC de mobiliser un nouveau lectorat autour de ce qui fait l’essence des personnages les plus iconiques. C’est à la fois un pari maîtrisé et une attitude très réaliste de la part d’un éditeur à l’écoute de son marché et de ses lecteurs. Nous comptons bien inscrire les héros de DC dans la durée en publiant les nouveautés bien entendu, mais également capitaliser sur le fond de l’Univers DC. Et cet héritage est une véritable bénédiction ! La publication d’intégrales est donc bien envisagée. D’autant plus qu’il y a eu durant toutes ces années des récits de très grande qualité, nombre d’entre eux restant totalement inédits en France. Il serait dommage de ne pas publier une bonne histoire sous prétexte qu’elle n’est plus dans « l’air du temps ». L’essentiel de notre travail d’éditeur sera de replacer, au besoin, ces récits dans leur continuité et expliquer pourquoi, par exemple, on pourrait ne pas retrouver Bruce Wayne sous le masque de Batman. Une fois ces éclairages apportés, n’importe quel lecteur, qu’il soit spécialiste ou non, sera à même de comprendre où tel récit se situe par rapport à tel autre. Pour répondre clairement à la question, Kamandi n’est pas pour 2012, mais rassurez-vous, il y aura bien du Kirby cette année ! La maison mère d’Urban Comics est un groupe spécialisé dans la création de bandes dessinées. Estce qu’on peut envisager, à moyen terme, des créations maison se déroulant dans l’univers DC ? C’est effectivement quelque chose d’envisageable, mais chaque chose en son temps. Notre priorité actuelle est d’exploiter et d’installer le catalogue DC déjà existant. Après toutes ces annonces, on passe à l’analyse !



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