MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 59 Mo

  • Dans ce numéro : la fin de DC ? Tout sur le reboot DC Comics.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dans le sens où il n’a aucune raison valable de la tuer, que ce n’est qu’une volonté dégantée de faire le mal, le tout le rend beaucoup plus crédible que Dark Vador question « mal pur ». Sinon, d’une catégorie légèrement en dessous, il y aurait également Leatherface et sa famille de dégénérés dont les actions sont pour la plupart incompréhensibles. Il existe bien d’autres personnages mais ceuxci sont encore plus loin de représenter le mal absolu : les aliens, qui agissent comme des animaux et qui donc non pas forcément une connaissance de bien et de mal, le tueur Jason Voorhees, perturbé au possible,.. LE MAL DANS LA LITTERATURE Dans le monde de la littérature, le mal y est bien évidemment très, très fortement présent. Un livre sans la présence du mal serait ennuyeux au possible, des livres que l’on appelle communément « littérature à l’eau de rose » (merci Danielle Steel) et encore, dans ces cas précis, les personnages sont toujours en difficultés tôt ou tard. Ce n’est pas le plus grand mal existant qu’ils rencontrent, on est d’accord, mais cela n’en reste pas moins contraire au bien (ex jaloux, belle-mère manipulatrice et autres conneries sans intérêts aucun). Quant à définir le mal dans la littérature, je dirai que cela dépend d’ordre général de la nationalité de l’auteur, de l’histoire de son pays. Par exemple, dans les pays d’Amérique Latine, les auteurs mettront énormément en scène des dictatures qui pour eux, représente la pire chose au monde, le mal à l’état pur, ce qui pourrait nous paraître ridicule ici en France et pourtant tout à fait crédible et légitime chez eux. D’autres, traumatisés par l’horreur de la Guerre Froide, de la menace nucléaire omniprésente (Camus) voir carrément Hiroshima, ne verra pour mal absolu qu’une seule et une chose : la technologie, le progrès humain (Sabato). Par contre, si l’on retire toutes ses diverses influences, il existe bien un auteur qui sort du lot, maître de la représentation du mal à savoir le grand Lovecraft et notamment son mythe de Cthulhu. Un monstre tellement hideux qu’il ne peut être représenté car il n’a pas de caractéristiques humaines, un monstre qui selon l’auteur, ne peut être décrit car l’humanité ne dispose d’aucun mot, aucun lexique qui se rapproche un minimum de la réalité. De même, le nom « Cthulhu » (surnommé également au passage « La chose qui ne peut pas être décrite ») est une approximation, CE QUI INFLUENCE NOS COMICS : LE MAL Ci-dessus : Dark Vador et Leatherface (Massacre à la tronçonneuse), deux monstres du cinéma. Ci-dessous : Cthulhu, l’abomination de Lovecraft 52 par Scarecrow officiellement, son nom lui-même serait incompréhensible et imprononçable de l’homme sous peine de sombrer dans la démence. Ceux qui se retrouvent face à ce mal sont pris de folie car ce qu’ils voient n’est pas à la portée du regard humain. De même, il est signalé que leur monde et notamment leur lieu de résidence, n’avait pas été construit par, ni pour les hommes. Enfin, Lovecraft a créé toute une mythologie autour de son précieux mythe et de nombreux éléments se sont vus clairement encrés dans notre culture comme le fameux Nécronomicon, le livre des morts. Un mal qu’on ne peut pas comprendre, horrible et intriguant, telle est la vision de Lovecraft à propos du mal absolu. Ainsi, Lovecraft serait celui qui se rapproche le plus de la vérité lorsqu’il parle du mal (on pourrait citer également, mais assez loin derrière, Stephen King et R.L.Stine). Mais à nouveau, chacun peut voir le mal où il veut. George Orwell est anglais et pourtant se plait à représenter les systèmes totalitaires comme mal absolu comme dans « La Ferme des Animaux » ou « 1984 » (également clairement sous-entendu dans le roman « Battle Royale »), Albert Camus parle de la maladie dans « La Peste » en présentant cette dernière comme un fléau, les conditions de travail dans « Germinal » d’Emile Zola,… Je vais conclure ce petit paragraphe littéraire par un extrait de Lovecraft, qui reprend bien la description faite de sa créature : « Johansen estime que deux des six hommes qui ne regagnèrent pas le bateau moururent de peur à cet instant maudit. Nul ne saurait décrire le monstre ; aucun langage ne saurait peindre cette vision de folie, ce chaos de cris inarticulés, cette hideuse contradiction de toutes les lois de la matière et de l’ordre cosmique. » LE MAL DANS LES BANDES DESSINEES Dans les bandes dessinées Franco-Belge, le mal est souvent détourné, ridiculisé ou secondaire, comme les romains dans Asterix, le rejet de l’autre sexe pour Titeuf,... Dans les comics autres que Marvel et DC, le mal est… impossible à synthétiser, je préfère l’avouer, y’a trop de paramètres à prendre en compte ^^ Par contre, on notera que dans le comics Buffy, le mal est montré comme un équilibre naturel au bien et Buffy ayant éliminé toutes les traces du mal existants (la Force, First en VO en tout dernier), c’est l’univers lui-même qui se ligue contre elle pour rétablir l’équilibre.
LE MAL DANS LES MANGAS Dans les mangas, c’est aussi pas mal varié. Dans un sens, Orochimaru dans Naruto est une très bonne représentation du mal absolu ou en tout cas, de mal en passe de devenir mal absolu. Etre sans scrupules, qui peut sacrifier ses alliés sans aucun problème, qu’ils soient fidèles ou non, pouvant se réincarner en Serpent (je vous renvoie au début de cette étude et au rôle du Serpent) et qui frôle l’immortalité. De plus, il possède plus de caractéristiques hors normes qu’humaine, rien que physiquement. Dans Death Note, le mal est difficile à cerner du fait que l’histoire tourne finalement pas mal autour de la peine de mort. Etre pour ? Etre contre ? C’est l’éternelle question, du coup, on ne peut pas vraiment dire si Light Yagami, le personnage principal qui tue tous les méchants de la planète est véritablement méchant ou non. Le manga le présente assez clairement pour un méchant, pour le lecteur, c’est un peu plus délicat. Même chose pour « Lost Brain ». Enfin, de nombreux mangas mettent en avant de personnages avec de mauvaises connotations comme les Shinigami, Hadès,… LE MAL DANS LES SEIRES TV Les séries TV de leur côté, ont l’avantage de la durée et peuvent donc se permettre, lorsque l’univers le permet, de mettre en avant une véritable institution diabolique. C’est le cas CE QUI INFLUENCE NOS COMICS : LE MAL 53 par Scarecrow notamment dans Buffy (La première, l’univers), Angel (Wolfram & Heart, la Bête), Charmed(la Triade, la Source, les agents des ténèbres), Supernatural (Azazel, les Cavaliers de l’Apocalypse, Lucifer) et Lost (Black Smoke, représentation ultime du mal 4, 8, 15, 16, 23, 42 selon la série) sur la dernière saison. De nos jours, on a encore des difficultés à bien cerner le mal, les mentalités changent et les comportements suivent. Ainsi, aujourd’hui, mettre la fessée à son enfant est « mal », chose impensable encore quelques années plus tôt. De même, il n’y a toujours pas de réponse unanime quant à la peine de mort ou encore l’euthanasie et les débats sont encore et toujours ouverts. Enfin, d’autres problèmes comme l’immigration, des personnes venant d’autres pays qui n’ont rien à faire dans un pays qui n’est pas le leur sans-papiers alors que finalement, c’est quoi une frontière si ce n’est un très gros trait noir sur une carte ? Bref, tant de questions sans réponse qui nous donnent autant de mal justement à définir ce qui est bien et mal avec certitude…



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