MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 59 Mo

  • Dans ce numéro : la fin de DC ? Tout sur le reboot DC Comics.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 52 - 53  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
52 53
mieux que de crever. Il se passe un peu le même principe chez les personnes âgées qui n’ont plus conscience de leurs besoins. Certains n’arrivent plus à savoir s’ils ont soif ou non, pratique, d’accord, mais le corps, lui, a toujours besoin d’eau. Le résultat est simple, soit on boit aléatoirement, fréquemment, soit on ne prend pas conscience que notre corps a toujours ses besoins et on crève… encore… On notera également une certaine complaisance dans la souffrance physique, comme le fait que l’on aime dans un sens le délire qui accompagne une forte fièvre. Dans certains ordres religieux également, on se flagelle pour expier ses péchés à l’instar de Jesus Christ, fouetté par les romains. De même, les coups sont une étape très fréquente lors des rapports sexuels de certains couples (euh, les coups « attendus », j’entends bien hein, je ne parle pas de cogner son partenaire, qu’on soit d’accord) que l’on considère comme « SM » et qui se livrent à un jeu de rôle de dominant/dominé et où des coups sont échangés. A nouveau ici, il y a une appréciation voir une excitation à recevoir une souffrance physique. Le meilleur exemple reste le Joker et ce, rien que dans les films par exemple lors de la scène de l’interrogatoire dans le film de Nolan où le Joker parvient à passer outre la douleur infligée par Batman et même d’en rire. La souffrance morale de son côté est ce que la philo qualifie de véritable souffrance, des souffrances extrêmement variées. Ça peut passer du mal du pays au mal-être en passant par la solitude, la souffrance liée à l’intolérance, « se donner du mal »,… C’est également et de loin, celle qui fait le plus « souffrir » l’homme. Beaucoup font d’ailleurs un lien entre le mal qui touche l’être et la mort soutenant l’hypothèse que si l’homme souffre, c’est essentiellement lié à sa peur de la mort, la conscience de sa disparition future et irrévocable. Car selon eux, un être que l’on considérerait comme immortel ne pourrait avoir des peines et souffrances semblables à celui des hommes. Même perdre un bras lui serait complètement égal tandis qu’un homme « mortel » POURRAIT immédiatement penser « ma vie est fichue » alors que techniquement, perdre un bras ne réduit pas son espérance de vie dans notre société actuelle. ALORS FINALEMENT, CE MAL A LA CON, C’EST QUOI ? C’est difficile à dire, voire impossible en fait. Il y a beaucoup trop de paramètres à prendre en compte. Avoir mal au doigt, ce n’est pas le même mal que celui donné par un cancer et encore moins celui provoqué par les Holocaustes. Il y a une explosion notionnelle. Alors du coup, on pourrait très bien tenter de définir certaines caractéristiques du mal mais ça CE QUI INFLUENCE NOS COMICS : LE MAL 50 par Scarecrow serait alors réduire le mal à quelques valeurs aléatoires. Et bien évidemment, le mal ne se résume pas à « ce qui va à l’encontre de la Déclaration des droits de l’Homme ». Non, d’ordre général, on s’accorde à dire que le mal se compose de : ce qui fait souffrir (blessures), ce qui est contraire à la voie morale (le racisme) et l’idée même du mal (notion métaphysique, le mal avec un grand M). On n’arrive pas à le représenter car on ne le comprend pas. Prétendre avoir représenté le mal, c’est l’avoir réduit. C’est pour cela que dans un sens, le mal nous fait peur mais nous fascine aussi, parce qu’on ne le connaît pas (principe des sirènes, jolies et dangereuses, des plantes carnivores, des vampires,…). Du coup, étant donné que le mal est l’inexplicable, ne serait-il pas mieux de ne pas décrire le mal, de le rendre incompréhensible, d’y laisser une grande place de mystère ? Donner des caractéristiques humaines au mal, c’est s’en éloigner. L’homme ne comprend pas la logique du mal et le mal n’a pas de logique humaine. En ce sens et suivant cette définition, au niveau comics, je pense que c’est le Joker (oui, encore, désolé ^^) qui répond le mieux à cette définition. Il agit de telle façon qu’on ne le comprend pas, n’a aucune logique dans ses actes et encore moins dans ses propos, tout n’est que contradictions et délires en tout genre. A côté de ça, bien évidemment, il y a le mal disons plus petit, celui qui ne joue pas dans la même « cour », je parlais avant cela de l’idée même du mal. Mais l’homme trouve souvent des subterfuges pour le représenter, des anaphores, des comparaisons, des métaphores, des images et même des personnages (diable). En ce sens, tous les personnages de comics ayant des caractéristiques humaines et étant compréhensibles du lecteur entrent dans cette catégorie soit presque tous les vilains à part le Joker et quelques autres comme le Trickster, certaines versions de Mr Mxyzptlk,… car à nouveau, un personnage purement maléfique, n’est pas supposé avoir de but compréhensible du lecteur, n’est pas supposé être influencé par ses émotions. LE MAL A TRAVERS L’HISTOIRE Il y a plusieurs causes de mal, je vais donner les grands thèmes cela dit. - Les catastrophes naturelles (tremblements de terre, tsunamis, tornades,…) - Le terrorisme (la peur qui en est engendrée) - Le racisme (Ku Klux Klan) - Les guerres (Holocaustes, massacre des juifs) - Les croyances (Croisades) - Les maladies (notamment les grandes épidémies comme la peste, le SIDA de nos jours) - Les carences (la mal répartition des ressources naturelles, le manque d’eau, de nourriture)
LE MAL DANS LES COMICS Le mal dans les comics reste bien évidemment un point primordial, l’un des fondements du scénario. Avoir un bon comics, c’est pour beaucoup due à la présence d’un bon vilain. Il n’y a pas de combat entre le bien et le mal s’il n’y a que le bien (tin c’est profond ce que je dis là !). D’ordre général, il n’y a pas de définition propre au mal dans les comics, je dirai plus que cela dépend des univers. Par exemple, dans Batman, 90% du mal sera engendré par des hommes (ou des femmes) perturbés tandis que dans Superman, c’est l’inverse, 10% à tout casser (merci Luthor !) tandis que le reste, c’est plus des extra-terrestres, des machines, des mutants etc. Il est également difficile de « classer » les gentils et les vilains. Du côté des aliens, il y a des bons et des méchants, chez les humains aussi, les humanoïdes aussi. Il n’y a pas vraiment de règles. Par contre, on peut noter que les traumatismes historiques ne s’oublient pas de si tôt puisque sur dix allemands ou russes présents dans les comics, il doit bien en avoir neuf de mauvais (le quatrième Reich, les alliés de Red Skull le plus souvent, Hitler lui-même, MKGBeast, le Caméléon,…).Au niveau de l’organisation générale, bien que comme déjà dis, on ne puisse pas réellement parler de mal « absolu » (tout au plus « par période » comme durant les différentes crises chez DC), on peut discerner une certaine hiérarchie du mal présentant le plus souvent un homme en haut de la pyramide (par univers), LE Super-vilain que l’on appelle le plus souvent « Nemesis du héros » ou encore « Ennemi juré ». Le Joker pour Batman, Fatalis pour les Quatre Fantastiques, Luthor pour Superman, Magneto pour les X-Men… Ainsi, d’ordre général, on aurait ce schéma : Némésis, Supervilains, vilains, hommes de main. Le Némesis est le personnage le plus mis en avant après le super-héros la plupart du temps et est d’ailleurs, très souvent lié à la création du super-héros justement (bien que l’inverse soit également déjà arrivé). De son côté, la distinction super-vilain/vilain étant essentiellement explicable par l’acharnement du vilain, les moyens qu’il a à disposition ainsi que la fréquence de ses apparitions dans les comics. Ainsi, je me permets de vous rappeler que comme les Super-Héros, le terme super-vilain ne veut pas nécessairement dire que le personnage visé soit « super », ce n’est pas une question de super-pouvoir. Les hommes de main, quant à eux, n’ont en général même pas de noms (par contre, on peut noter que certains hommes de main peuvent être considérés comme des vilains à part entière par exemple Rhyno, très, très souvent aux côtés de l’ancien Ventriloque). Enfin, on notera que bien que les barrières soient le plus souvent clairement délimitées, elles ne sont pas « fermés » et il peut très bien arriver (je dirai même que c’est extrêmement fréquent) qu’un vilain « monte en grade » tandis que d’autres descendent en disgrâce (case CE QUI INFLUENCE NOS COMICS : LE MAL 51 par Scarecrow prison, asile, mort supposée, vie de criminelle en suspens,…). Chaque vilain à ses propres motivations et buts dans la vie (c’est tout l’intérêt d’ailleurs) ainsi, on peut très bien avoir de simples voleurs comme Le Pingouin, des maniaques du pouvoir et mégalomanes comme Luthor ou le Caïd. Certains ne sont d’ailleurs que là pour arrêter les héros (Joker entre autre) tandis qu’eux, ont également choisis de mettre un costume pour justement arrêter les vilains. Enfin, on notera que généralement, on apprécie la présence du mal dans un comics mais pas nécessairement en tant que manifestation d’un adversaire précis et serviteur du mal de notre super-héros préféré. Non, on peut également noter une certaine part de sadisme du côté du lecteur, on aime que notre super-héros ait des difficultés, des problèmes, ses propres démons. Bruce Wayne, en deuil et solitaire, Peter Parker, en pleine adolescence ou presque, Tony Stark, alcoolique à ses heures, Frank Castle, tueur sans pitié,… On aime que notre super-héros ait des problèmes semblables aux nôtres, ait une part d’humanité qui nous fait nous sentir plus proche de lui. J’en veux pour seules preuves « La mort de Superman » ou « Knightfall » qui non seulement ont plus à l’époque mais continuent d’être considérés comme des références alors qu’objectivement, « La mort de Superman » n’est pas nécessairement « meilleur » qu’une autre histoire, loin de là même. Mais à côté de ça, c’est l’un des points culminants des problèmes de Superman qui se voit dans la place d’un homme normal, fragile et face à une mort quasi inévitable. Un Superman qui possède le plus grand attrait humain qui soit c’est à dire sa mortalité. LE MAL AU CINEMA Au cinéma, le mal a plusieurs figures, des figures diverses et variés mais aussi plus ou moins réussies. Le plus grand méchant jamais apparu dans l’univers cinématographique reste pour beaucoup Dark Vador. Un être sans âme, où seul le noir règne en lui et qui n’a aucune pitié, que ce soit pour ses ennemis ou ses alliés. Avec cette définition, Dark Vador aurait pu être une représentation crédible du mal absolu mais bien évidemment, avec le retournement de situation final du sixième opus qui le ramène du côté du bien, cela change la donne. De plus, ses actes sont régis par une volonté compréhensible, on ignore assez laquelle encore de nos jours, mais cela ne change rien au fait qu’il soutienne l’Empire pour contrôler et dominer, ce qui reste le propre de l’homme de manière général. Non, le monstre du cinéma qui se rapproche le plus du mal absolu serait plus Michael Myers, le tueur des films Halloween. Un être aux caractéristiques hors du commun et qui n’a que noirceurs et ténèbres dans le regard. Il a bien un but à savoir tuer sa nièce, ce qui pourrait le rapprocher des humains, mais



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 1MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 2-3MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 4-5MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 6-7MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 8-9MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 10-11MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 12-13MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 14-15MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 16-17MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 18-19MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 20-21MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 22-23MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 24-25MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 26-27MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 28-29MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 30-31MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 32-33MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 34-35MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 36-37MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 38-39MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 40-41MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 42-43MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 44-45MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 46-47MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 48-49MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 50-51MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 52-53MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 54-55MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 56-57MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 58-59MDCU le Magazine numéro 1 novembre 2011 Page 60