MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 59 Mo

  • Dans ce numéro : la fin de DC ? Tout sur le reboot DC Comics.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ALLER PLUS LOIN DANS LA LECTURE Plongeons plus profondément dans la série comme Picsou le fait dans sa mer de pièces et billets. Faire l’inventaire de toutes les trouvailles narratives imaginées par Rosa relève de l’impossible. Les références et les gags sont trop nombreux. Malgré tout, je vais essayer de vous expliquer ou Rosa veut arriver au bout de son récit pour vous faire comprendre que Picsou n’en ai pas arrivé là par hasard. J ‘ai expliqué plus tôt que Don Rosa avait repris des citations de Picsou concernant son passé dans les épisode de CarlBarks. Mais il faut savoir que ce dernier, à l’époque ne pensait à la cohérence entre les différentes affirmations du canard. Certaines se contredisent même et aucune véritable chronologie n’a été écrite par Barks sauf pour certains passages majeurs comme la ruée vers l’or dans le Klondike. Donc Rosa a pioché un maximum de phrases et allusions à de possibles aventures pour ensuite en tirer une timeline inédite qu’il fait correspondre avec des éléments historiques majeurs. On commence le premier chapitre alors que le jeune Picsou a 10 ans, en 1877 en Écosse. À ce moment-là, innocence est le mot qui peut le mieux définir cet enfant né dans une ancienne famille aristocratique mais devenue pauvre depuis plusieurs générations. Le jeune Picsou veut plus que tout que sa famille s’en sorte et veut commencer à travailler le plus tôt possible. C’est en cirant les abominablement sales chaussures d’un ouvrier qu’il gagne son premier salaire : une pièce américaine de 1 centime, cette pièce, symbole de sa motivation le suivra partout et deviendra par la suite son sou fétiche. Ça y est, le destin du plus riche des canards est lancé, sauf qu’il est jonché de plus d’obstacles qu’on n’aurait pu le penser. Chaque numéro se focalise sur une épopée spécifique de la vie de Picsou, quitte à faire de grandes ellipses de plusieurs années. Le jeune canard devient plus grand et muri au fil de ses rencontres avec différents personnages. L’évolution de son caractère est fascinante car il part de l’innocence pour avancer vers la méfiance, l’amertume et la colère à cause des autres personnages qui viendront lui mettre des bâtons dans les roues. Rosa justifie le milliardaire colérique tel qu’on le connait grâce aux épreuves qu’il fait traverser au dernier du clan McDuck. Parce que, même si l’humour est la principale force des histoires de Picsou, la tragédie l’accompagne tout au long de sa vie. Certaines scènes sont presque violentes, comme lorsqu’il OTHER COMICS : LA JEUNESSE DE PICSOU 32 apprend la mort d’un membre de sa famille par l’intermédiaire d’un escroc qui le retient prisonnier. Ces étapes vont amener Picsou à être un canard solitaire et nostalgique à l’opposé de l’enfant qu’il était au début de l’histoire. Cela donnera d’ailleurs un magnifique hommage à Citizen Kane d’Orson Welles dans le dernier numéro. Outre l’histoire principale sur l’ascension de ce magnat de la finance, le vrai plus de la série, c’est les petits détails qui font sourire le lecteur habitué à l’univers des canards. On apprend d’où vient le sou fétiche, comment il en vient à toujours porter cette même redingote rouge et ses lunettes. On rencontre les premiers Castors Juniors, Flairsou, les ancêtres des Rapetout, les parents de Donald : tout ce que vous avez voulu savoir sur l’histoire de la famille Duck est expliqué, toujours avec humour. L’humour d’ailleurs, parlonsen. On a affaire à un titre Disney et les planches fourmillent de dizaines de gags. Que cela se passe sur plusieurs cases au second plan d’une page ou bien qu’il invente un ressort comique évident (le voleur de valise dans l’épisode #2), Rose rend l’humour omniprésent même dans les passages dramatiques. par Fitzlionhearth Les dessins servent à merveille le scénario. Ils sont d’une finesse rare, surtout pour les années 90 et la colorisation n’a pas vieilli depuis. Cela donne une œuvre intemporelle et indispensable même pour ceux qui ne lisent plus Picsou ni les autres personnages Disney. Je pourrais vous parler aussi d’Howard Hugues, du running gag de Picsou et du rodéo, de son seul amour perdu, de sa première rencontre (mythique) avec Donald, des œufs carrés, de Theodore Roosevelt, de Miss Tick et de fantômes mais j’en révèlerais trop. En 300 pages, vous vivrez des aventures incroyables. Vous allez rire, pleuré, et vous rappeler votre collection de Mickey et Picsou que vous lisiez et relisiez sans fin chez vous. Cette histoires est un classique, un unique du genre et il pourra ravir autant les lecteurs de comics que les habitués de franco-belge. C’est un beau cadeau à faire et à se faire.
COMMENT CA SE LIT ? C’est bien beau de l’offrir mais on offre quoi exactement ? D’abord, les versions françaises. La première parution s’est faite dans les pages de Picsou Magazine entre 1994 et 1996 entre les numéros 266 à 289. En 1998, une édition complète (avec 3 des histoires complémentaires) parait en un seul volume dans Picsou Magazine Hors-série. En 2002/2003, une nouvelle édition parait dans Picsou Magazine mais elle est recolorisée et retraduite de bien mauvaise façon. Un volume complet de cette version sort également en 2004 sans les épisodes inédits. Mais un second volume viendra compléter ce manque un an plus tard en y ajoutant d’autres travaux de Don Rosa. On récapitule : si vous pouvez vous procurer l’édition complète de 1998, jetez-vous dessus. Mais en attendant qu’un éditeur ne propose une belle édition, évitez si possible les récentes versions. Si vous ne voulez pas attendre, tournez-vous vers la VO. Boom Studios a sorti en 2009 trois livres hardcovers reprenant l’intégrale de la série. Les 12 numéros sont séparés en deux volumes tandis qu’un « companion » vous propose les histoires OTHER COMICS : LA JEUNESSE DE PICSOU 33 écrites plus tard. Ces éditions sont magnifiques avec un marquepage en tissu attaché à la reliure, et sont surtout agrémentés d’explications de Don Rosa sur la création de son œuvre. Surtout, vous bénéficiez des couleurs originelles et d’un lettrage beaucoup plus élégant que sur les versions françaises. Pour les moins anglophones, c’est peut-être à éviter car le « phrasé canard » associé à un ancien anglais peut parfois rendre la compréhension difficile et surtout vous faire manquer certaines blagues. UN BONUS ? par Fitzlionhearth Je ne pouvais pas finir ce focus sans vous parler des DUCKs. Mais késako les DUCKs ? Ces quatre lettres sont cachées dans chaque couverture et chaque première case des numéros de la série. C’est l’acronyme de « Dedicated To Uncle Carlfrom Keno », Keno étant le véritable nom de Don Rosa. C’est encore un hommage de plus fait par l’auteur à celui qui a façonné Picsou et son univers. Amusez à les retrouver lors de votre lecture mais attention, car certains sont vraiment bien cachés.



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