MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 59 Mo

  • Dans ce numéro : la fin de DC ? Tout sur le reboot DC Comics.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Bienvenue dans ce Other Comics un peu spécial car il coïncide avec l’actualité et plus précisément avec le Lille Comics Festival qui se tient ce week-end à Lille. En effet, l’invité d’honneur de ce LFC 2011 n’est autre que Don Rosa, l’auteur de The Life and Times of Scrooge McDuck traduit en France sous le titre La Jeunesse de Picsou (qui s’appelle donc Scrooge en anglais). La plupart d’entre vous viennent sans doute de vivre un vif flash-back de leur enfance pendant laquelle ils achetaient Super Picsou Géant ou Mickey Parade et se rappellent avoir grandi avec les histoires de Donald, Riri, fifi, Loulou et tous les autres personnages mythique de Walt Disney que l’on retrouve avec nostalgie dans les allées d’un certain parc d’attraction de la région parisienne (oui, elle est longue ma phrase). Les plus vieux parmi vous ont peut-être été élevés avec Strange mais la génération née dans les années 80/90 a une affection particulière pour la famille de canards ou les aventures de la souris noir à culotte rouge parce que c’était ça nos magazines cultes. En grande majorité, nous avons évolué et sommes devenu accroc à des histoires plus matures avec des super-héros qui sauvent le monde (ironique, n’est-ce pas ?) mais les histoires de Picsou continuent de passionner partout à travers le monde et le meilleur représentant entre toutes ces publications est sans contexte la jeunesse de Picsou publiée en 1991, ce qui vaut à Don Rosa le statut d’auteur culte et explique son titre d’invité d’honneur pour ce festival. OTHER COMICS : LA JEUNESSE DE PICSOU 30 UN PEU D’HISTOIRE par Fitzlionhearth l’époque où Disney commençait à étendre son empire de l’À « Entertainment » sur de multiples niveaux. Walt Disney, le grand chef commence la publication de comic-strip pour certains de ses personnages phares. Ainsi, Mickey et Donald deviennent les héros de leurs propres séries. Mais les auteurs de ces récits étaient anonymes. Enfin, Walt Disney faisait en sorte qu’ils le soient en signant toujours « Walt Disney Presents: » au début des aventures. Ce n’est que des années plus tard qu’on nous a révélé qui étaient les génies derrière ce qui sont devenues des histoires cultes et intemporelles. Floyd Gottfredson était en charge de Mickey dès ses débuts en 1930 et pendant 25 ans tandis que CarlBarks a créé presque tous les éléments autour de la famille du canard le plus colérique du monde. Si je vous parle de ces deux artistes, c’est parce que ce sont eux qui ont fait de Mickey et Donald les personnages que l’on connaît aujourd’hui et que c’est de cette base que tous les auteurs modernes de ces titres s’inspirent. Mais mettons Gottfredson de côté pour nous intéresser plus à Barks. Il a simplement tout construit de l’univers de Picsou. Il a inventé Donaldville (Duckburg en anglais mais parfois Carnardville en France), Géo Trouvetou, Miss Tick, les Castors Juniors, Grispou, les Rapetout, et j’en oublie volontairement tellement l’œuvre de ce seul homme est gigantesque. Chez DC et Marvel, on parlerait d’une continuité lourde et pesante mais Barks a disséminé des indices sur le passé de ses personnages dans chacune de ses histoires pour donner plus de profondeur aux héros sans que cela soit encombrant. Après 24 ans à écrire sur Donald et sa famille, il prit sa retraite en 1966 laissant derrière lui une trace indélébile dans le monde de Disney, la preuve par la présence de Donald et Picsou dans de nombreux médias aujourd’hui. DON ROSA, L’AUTEUR INATTENDU Keno Don Hugo Rosa n’est pas auteur de comics. Enfin pas comme on l’entend en général dans le milieu. Il n’a jamais voulu écrire Superman ni Batman mais a évolué dans un milieu indépendant du marché. Il a débuté à l’université avec un strip politique qui lui a valu le prix du « meilleur cartoon politique du pays dans un journal universitaire ». Je ne sais pas vous, mais ça a tout l’air d’un prix assez confidentiel. Enfin bon, Rosa continue tranquillement sa carrière pour accoucher d’un Index
of Uncle Scrooge Comics dans un fanzine ou il explique que Picsou est son personnage préféré et que CarlBarks est son auteur fétiche. Il crée un personnage nommé Captain Kentucky pour un journal hebdomadaire local mais rêve en secret d’écrire sur ses personnages préférés : Picsou et sa famille. En 1985, l’occasion se présente. Gladstone Comics se met à publier des histoires sur les personnages de Disney. Rosa contacte l’éditeur et lui dit très simplement qu’il est l’homme le plus à même d’écrire les aventures de Picsou car il est né pour ça. Byron Erickson, l’éditeur en question accepte et Don Rosa réalise enfin son rêve le plus cher. Pendant 4 ans, il va écrire et dessiner de nombreux numéros. Malheureusement Disney va reprendre les droits des adaptations des comics à Gladstone entre 90 et 93 pour encore plus compliqué l’histoire éditoriale du canard le plus riche du monde. Pour mieux comprendre, faisons un petit détour pour expliquer les différents éditeurs dans le monde. L’HISTOIRE EDITORIALE DE DISNEY Pas facile de comprendre comment Picsou et les autres ont été publiés dans le monde… D’abord, Les États-Unis. Disney cède les droits à différents éditeurs selon les offres de ces derniers (un peu comme en France avec les licences Marvel et DC). donc quand ce n’est pas Disney qui les produit eux-mêmes, c’est Dell Comics (1952-1962) ou Glastone Comics (1986-1990 puis 1993-1998) qui prennent le relais pour la plupart du temps continuer les mêmes séries. Dernièrement, c’était Boom Studios qui détenait les droits mais depuis le rachat de Marvel par Disney, c’est bien sur la Maison des idées qui publiera les prochaines parutions. Là où cela se complique, c’est qu’en Europe, d’autres éditeurs écrivent d’autres histoires avec ses personnages. Ce qui paraissait dans nos Super Picsou Géant était bien OTHER COMICS : LA JEUNESSE DE PICSOU 31 par Fitzlionhearth souvent écrit par des Italiens ou des Danois. La ligne européenne et la ligne américaine sont totalement indépendantes l’une de l’autre. Mais les artistes se réfèrent le plus souvent à ce que Barks a pu écrire. On a donc deux continuité parallèle mais distinctes qui vivent au même moment mais sur deux continents différents. LA GENESE DE LA JEUNESSE DE PICSOU Après Glastone Comics, Don Rosa s’est rapproché des éditeurs Européens pour pouvoir continuer à écrire ses histoires. Il rejoint Egmont en 1990, amenant Byron Erickson avec lui. Une année plus tard, il sort le premier numéro d’une maxi série de douze numéros appelé The Life and Time of Scrooge McDuck, véritable hommage à son maître à penser CarlBarks. Ce titre paraît donc d’abord en Europe. Rosa part d’un constant simple. Dans beaucoup des premiers numéros de la série écrits par Barks, Picsou fait souvent référence à son passé et à comment il a amassé toute cette fortune dans son immense coffre. Mais l’histoire de Picsou, sa vie avant d’être le multimilliardaire qu’il est n’est pas connu. Alors Don Rosa a une idée, il va reprendre le plus de références possible au passé de Picsou et construire une histoire autour pour en sortir une biographie du canard. La tâche est ardue mais pas impossible pour cet ardent fan des aventures originelles. Ces 12 numéros racontent chacun un épisode de la vie de Picsou, de son enfance jusqu’à ce qu’il gagne son statut de Magnat de la finance mais surtout ils expliquent le parcours subi par un personnage à la recherche d’une fortune qui ne vint pas facilement jusqu’à lui. D’autres récits ne furent pas retenus par Egmont dans la première publication mais presque 10 ans plus tard, Rosa a sorti cinq compléments qui s’intercalent entre certains chapitres et étoffer encore plus la densité de la première série.



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