MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
MDCU le Magazine n°1 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MDCU.fr

  • Format : (271 x 361) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 59 Mo

  • Dans ce numéro : la fin de DC ? Tout sur le reboot DC Comics.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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COMICBACK STAGE : UN COUPLE QUI MANQUE ENORMEMENT Voici probablement l’un des duos d’artistes les plus connus de l’histoire du comic book, ou l’un des plus talentueux, choisissez le superlatif, j’ai nommé Dave Gibbons et Alan Moore. Ces deux auteurs sont essentiellement connus pour leur travail sur le comic book, ou « Roman Graphique » (cela passe mieux chez certains) : Watchmen. L’histoire torturée de l’auteur, le fil narratif décousu et l’atmosphère noire de l’œuvre ont su parfaitement être traduites par le dessinateur. Sans contexte, ce doit être l’une des meilleures illustrations de l’osmose qui peut exister entre deux artistes. Et heureux hasard (ou pas du tout, vous ne le saurez jamais) c’est aussi la date anniversaire de cette oeuvre qui est considérée comme l’un des meilleurs romans (rien que ça) de tous les temps, ce qui est, pour moi qui ai lu à peu de choses près tous les romans qui existent (si si), totalement justifié. Une histoire aux thématiques pareilles est extrêmement rare ou même à cette époque, inexistant. Imaginez : Durant cette période le monde est divisé en deux, plongé en pleine guerre froide Russes et Américains s’épient, au lieu de transposer cette situation telle quelle dans un comic book, le scénariste choisit de faire une mise en abîme en modifiant le passé, un choix ne privilégiant pas la facilité mais offrant d’extraordinaires perspectives et un contenu extrêmement dense au roman. Le physique disons peu avenant du Hibou avec son ventre bedonnant, alias Daniel Dreiberg ne fait que renforcer l’esprit que veut apporter Moore à son comic book et la caractéristique majeure de ce dernier est symptomatique de celle qu’ont tous les super héros de Watchmen : ces héros ne sont ni des surhommes (à l’exception de Manhattan) ni des Chevaliers Blancs mais des hommes, avec leurs défauts tant psychologiques (Rorschach et sa psychopathie) que physiques. Les couleurs extrêmement variées et les dessins qui font presque ressortir cet aspect littéralement « coulant » de Gibbons sont aussi significatifs du message de l’auteur. Tout comme le monde, le dessin s’effondre, les couleurs ressortent, explosent, la logique n’est plus de mise : une mise en perspective subtile du scénario surtout sur la fin. Outre le réalisme subtil dans le dessin et la mise en avant des personnages ainsi que la terrible noirceur retranscrite sur papier, l’autre point essentiel de ce roman, point qui d’ailleurs fait partie intégrante des nombreuses interprétations de l’histoire est sans nulle doute l’hommage rendue à l’histoire du comic book. Pour apprécier Watchmen dans sa globalité, il faut avoir 28 quelques bases sur le comic book, quoiqu’en disent certains. Son histoire, extrêmement classique jusque là connaîtra un chamboulement sans précédent avec ce récit propulsant ce média considéré trop souvent jusqu’alors comme enfantin sur un autre plan. Un plan « d’existence » plus mature, montrant que la bande dessinée anglo-saxonne peut aussi produire des chefs d’oeuvres littéraires. Et Moore, dans son intelligence habituelle (le rendant presque agaçant à certains moments) ne se veut pas révolutionnaire ou méprisant à l’égard du passé, tout au contraire, il lui rend hommage. Le Pulps est sans être sans cesse présent bien là, que ce soit sur le twist finale, l’utilisation assez amusante des scientifiques, la présence d’une terrible île mystérieuse ou encore dans la transformation du personnage de Manhattan. Gibbons suit le chemin tracé par le scénariste en utilisant comme à son habitude un jeu de couleur extrêmement « flashy » alternant les rouges bordeaux et les oranges fluos sans dénaturer les tableaux mis en avant. par Docteur La formidable scène sur Mars est d’ailleurs tout à fait dans cette ambiance « fivties », à une époque où Mars, Neptune ou Vénus étaient des planètes exotiques, luxuriantes ou chaotiques pouvant abriter des formes de vies très différentes et des architectures grandiloquentes dans l’imaginaire collectif et dans l’industrie littéraire populaire américaine. Il n’y a pas que le pulps en références puisque l’histoire du comic book est aussi retranscrit au travers de la mise en abîme « pirate » du roman, toujours dans un style oldies. Il est d’ailleurs à noter que Gibbons est géomètre de formation. Moore, exploitant fort souvent avec rigueur les talents spécifiques de ses collègues (Un certain J.H. Williams III notamment sur Promethea) ne va pas laisser côté de cela. C’est ainsi que, que ce soit sur les formes de cases (Strictement rigides, sans éclatement sur des variations allant de 9 cases par pages à 1) offrant une forme stricte aux évasions temporelles de Moore (et les rendant claire). Ou que ce soit sur l’architecture des villes ou même de la cité marsienne de Manhattan.
On assiste à l’utilisation magnifiée d’une spécificité de l’artiste par le scénariste. Une de plus... Mais ce n’était pas la première rencontre entre les deux titans, quelques années auparavant, enfin un an auparavant, ils s’étaient déjà alliés pour faire le Superman Annual 11. Ces numéros particuliers sont en général l’occasion de faire des numéros hors-contexte, particuliers et des « stand alone » permettant une liberté impossible dans le stricte cadre de la continuité directe. Même si en l’occurrence ce récit ne s’en détache bien évidemment pas, c’est une référence que DC n’aime pas beaucoup au récit du même Moore sur l’Homme d’Acier : « The Man of Tomorrow ». COMICBACK STAGE : UN COUPLE QUI MANQUE ENORMEMENT Dans ce numéro Superman et d’autres membres de la JLA tels que Wonder Woman et Batman se trouvaient confrontés à Mongul, un alien tyrannique doté d’une arme terrible : Black Mercy. Cette plante, il l’a utilisé contre Superman, qu’il entretient dans un coma artificiel. Celui-ci plongé dans un long sommeil, se retrouve face à ses plus beaux rêves, un monde dans lequel il n’aurait pas quitté Krypton, planète toujours en 29 par Docteur vie, un monde dans lequel il a des semblables mais très vite cette « réalité » idyllique se révèlera catastrophique. Les dessins ont une fois de plus beaucoup d’importance, alors que l’on est habitué avec Superman à des histoires héroïques, emplies d’espoir et de lumière en raison du Super-héros quasi divin et solaire qu’est Superman, nous nous retrouvons face à une œuvre extrêmement noire, pessimiste, poignante et... Moorienne. Kandor, la capitale de Krypton, est présentée sous un voile que l’on ignorait, la vie de Superman qui devait se révéler parfaite sur sa planète natale est extrêmement mauvaise, le désespoir se trouve à chaque page, et le jeu d’ombres imprimé à cette histoire ne fait que nous cloisonner dans ce contenu extrêmement déstabilisant dans une aventure de l’Homme d’Acier. Un travail anxiogène qui malgré tout nous permet de voir le potentiel extraordinaire qu’a un héros extrêmement utilisé et à la limite de l’objet en la personne de Superman. Le costume est plus sombre, ses traits le présentent épuisé, fatigué, abattu et la Trinité, symbole même du super-héroïsme de chez DC est en proie aux doutes alors que son meilleur membre est dans une mauvaise passe, nous ne sommes plus dans un monde de Bisounours, image volontairement entretenue par ceux qui ne connaissent pas les comics, cette image stéréotypée se retrouve étiolée et détruite par l’imagination et l’intelligence de deux génies. L’histoire a eu un tel retentissement et impact qu’il a été intégré dans le DC Animated Universe. Actuellement, le scénariste se fait beaucoup moins présent sur la scène active des comic books tandis que le dessinateur fait souvent des covers de comic books DC depuis les années 2005 et Infinite Crisis, plus récemment il a collaboré pour le magazine Wednesday Comics qui sort en novembre.



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