MBOA Magazine n°5 avr/mai/jun 2011
MBOA Magazine n°5 avr/mai/jun 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de avr/mai/jun 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Aby Ndour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TRIBUNE DES ASSOCIATIONS ►Tous les jours, je suis sur les marchés, auprès des commerçants, des associations, des habitants dans leur ensemble, pour les écouter et essayer de les soulager de leurs difficultés quotidiennes. J’organise des réunions publiques et des réunions d’appartement, des pétitions. J’ai également créé deux relais d’information : le Journal d’Agir pour Colombes distribué sur toute la ville, un profil Facebook et un site internet d’information (www.rama.agirpourcolombes.fr). Surtout, nous avons un siège au 85 rue du Bournard, ouvert aux Colombiens qui veulent nous rencontrer. Colombes est une grande ville de 85.000 habitants avec des quartiers dont les problématiques ne sont pas toujours les mêmes. Il faut adapter nos actions aux réalités vécues, tout en défendant une certaine idée de Colombes, une ville dont il faut préserver la sécurité, les emplois, la mixité, la vie associative et culturelle, autant de facteurs créateurs de lien et de cohésion sociale. Comment avez-vous choisi le nom de l’association « Agir pour Colombes » ? Et pourquoi un choix concentré sur Colombes ? On en a discuté avec les membres de l’association. On a convenu que le nom « Agir pour Colombes » mettait bien en avant notre priorité : l’action, plutôt que les belles paroles ou les promesses dont les Colombiens sont saturés. Et puis, en centrant notre action sur Colombes, on démontre que les Colombiens sont bien notre seule priorité. Les Hauts de Seine sont un département symbolique pour vous : vous y avez grandi en famille. Lors des élections de 2009, vous avez tenu à vous y présenter plutôt que dans une autre commune. C’est important pour vous d’apporter votre expérience dans une localité qui vous a vu grandir ? Est-ce une sorte de reconnaissance envers votre département, voire votre ville : Colombes ? J’aime ma ville. Elle m’a énormément apporté depuis que nous nous y sommes installés, en 1987. J’ai fréquenté ses écoles. J’y ai mes amis de toujours. Je m’y sens bien. Je me suis en effet battue pour y rester plutôt que d’être parachutée dans un département qui n’est pas le mien. Je suis aussi élue de Colombes. Je tiens à respecter ceux qui m’ont accordé leur confiance, en les servant plutôt que de m’en éloigner. 24\\MBOA Magazine Vous n’êtes pas seulement une actrice politique, vous avez une production littéraire conséquente avec trois livres publiés : « Noirs de France », « Les Nouveaux Neg’marrons », « Récit d’un rendez-vous manqué entre la République et les Afro-antillais, » chez Calmann-Lévy, 2007 ; « Les droits de l’homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans » paru aux, Editions du Seuil, en 2008 et enfin, « Lettre à la jeunesse » paru chez Grasset & Fasquelle, en 2010. L’écriture est-elle une autre façon de s’affirmer pour vous ou un moyen de transcender et de marquer l’histoire, surtout celle qui vous concerne, l’histoire française ? L’écriture est ma passion secrète. Elle permet de témoigner. J’aurais rêvé d’être écrivain. Mais la politique me permet plus modestement de témoigner de ma vision du monde qui nous entoure, et surtout de l’idée optimiste que je me fais de notre pays. Le point commun de ces trois livres, c’est la France. Dans votre dernier livre « Lettre à la jeunesse », quel est le message que vous lancez à la jeunesse ? C’est à la fois pour moi un moyen de tirer la sonnette d’alarme sur les difficultés de notre jeunesse et un appel à l’espérance. La jeunesse de France, y compris à Colombes, a beaucoup de choses à donner, une envie de réussir, de servir. Nous devons faire confiance aux jeunes. Enfin, que souhaitez-vous pour « Agir pour Colombes » ? Qu’il serve le mieux possible les Colombiens qui, j’espère, sauront reconnaître son utilité. Nous avons une échéance majeure en 2014 : il s’agira pour eux de choisir leur nouveau maire. Or, Philippe Sarre les a beaucoup déçus à force d’avoir trop promis. Les équipements sportifs, comme le stade Yves du Manoir ou la patinoire, ferment les uns après les autres ; les antennes jeunesse ont été supprimées ; des entreprises comme Thalès quittent Colombes ; les impôts n’arrêtent pas d’augmenter ; les logements sociaux manquent cruellement ; l’insécurité inquiète les habitants, notamment les commerçants. La situation ne peut plus durer. Colombes a besoin de changement, et d’une équipe municipale qui s’engage enfin au service des habitants. Propos recueillis par Aïssatou DIAMANKA-BESLAND
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