MBOA Magazine n°5 avr/mai/jun 2011
MBOA Magazine n°5 avr/mai/jun 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de avr/mai/jun 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Aby Ndour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
RENCONTRE AVEC RENCONTRE AVEC Guillaume PIERRE DIRECTEUR AFRIQUE DE CFI (CANAL FRANCE INTERNATIONAL) Vous êtes à la tête de la direction Afrique de CFI depuis 4 ans. Pouvez- vous nous donner l’étendue de l’action de CFI sur ce continent ? L’Afrique est le continent de cœur de CFI. Notre activité y est très étendue, elle s’appuie sur des partenariats avec 120 télévisions, dans 44 pays, soit dans tous les pays d’Afrique subsaharienne. En 2010, nous avons réalisé 60 opérations de formation sur le 18\\MBOA Magazine terrain, au bénéfice de près de 1000 professionnels du continent. C’est considérable. Côté programmes, nous avons mis l’accent sur la production africaine, et y consacrons désormais 1 million d’euros par an. Cela nous permet de proposer à nos chaînes partenaires une offre adaptée et variée comprenant documentaires, programmes jeunesse, fictions, information et divertissements.
Vous travaillez à la fois avec des télévisions francophones, anglophones et lusophones : comment organisez-vous votre action de coopération auprès de ces partenaires ? Le mot clé, c’est l’échange. Nous allons au contact de nos partenaires, nous les consultons et nous les écoutons. L’année 2010 a ainsi été marquée par l’organisation de trois séminaires de directeurs de programmes, un pour chaque zone : lusophone, anglophone et francophone. Au cours de ces rencontres, des programmes sont visionnés, des projets évalués, tout est soumis à discussion et même à vote. Ensuite, CFI ne retient que les programmes effectivement sélectionnés par ses partenaires. Et plus généralement, l’ensemble des actions proposées par CFI sont discutées ensemble. Ce système est très apprécié car il permet à nos partenaires de faire entendre leur voix au chapitre, d’être impliqués dans les décisions. En contrepartie, tous les partenaires paient un abonnement pour bénéficier des programmes et des appuis de CFI. Ce sont des sommes parfois symboliques, quelques centaines d’euros, mais qui donnent de la valeur aux choses. La quasi-totalité de nos partenaires a parfaitement compris le principe, et adhéré au système. Votre action en Afrique, c’est aussi un soutien à la production africaine. Comment cet appui se matérialise-t-il ? En 2010, CFI a investi plus d’un million d’euros dans la production africaine. Ce sont ainsi 250 heures de programmes africains, notamment beaucoup de séries, mais aussi des documentaires, qui ont été soutenues, par un achat, ou un préachat. Ces programmes sont ensuite envoyés par CFI à ses télévisions partenaires, et bénéficient ainsi d’une forte exposition sur le continent. Ils circulent, ils sont vus, ceci permet à de jeunes réalisateurs de se faire connaître. L’appui de CFI passe aussi par la formation. Comme pour les télévisions, CFI conçoit pour des réalisateurs et des producteurs indépendants des formations et une assistance technique autour de l’écriture, de la réalisation et de la production de programmes. Enfin, CFI s’efforce, par des actions de conseil, de contribuer à favoriser les échanges entre diffuseurs et producteurs, et à entrouvrir aux producteurs les portes de certaines télévisions. Il y a là encore du chemin à faire, mais il y a déjà de vrais résultats, avec désormais certaines télévisions nationales, je pense notamment au Burkina, ou au Mozambique, qui se lancent dans les coproductions. RENCONTRE AVEC Pouvez-vous préciser l’implication de CFI en faveur de la production africaine grâce à la formation ? Je vais vous citer 2 exemples tout récents. En février dernier, lors du Fespaco, nous avons soutenu la production d’un événement exceptionnel : la réalisation de la première journée de la télévision africaine. Ensemble, 7 télévisions privées ont conçu un programme de 8 heures, il a été réalisé en direct à Ouagadougou, et elles l’ont toutes diffusé simultanément. Pour réussir cet énorme projet, nous les avons suivies pendant un an, à tous les stades : la programmation, la production, les ressources publicitaires, la communication. Chaque thème a fait l’objet d’un atelier accompagné par un expert CFI. Et au final, le direct a eu lieu, des millions de spectateurs ont pu suivre ce programme dans 7 pays ! Autre exemple : du 9 au 21 mai, CFI organise la deuxième édition de Cannes vue par….Il s’agit de permettre à 3 binômes de journalistes et réalisateurs africains de couvrir le festival. Cette année, ils sont venus du Cameroun, du Ghana et de Zambie, et produisent tous les jours des sujets sur l’actualité cannoise pour leur télévision, mais aussi pour les 120 télévisions partenaires du continent. Nous aimons beaucoup travailler autour de grands événements, qu’ils soient politiques, comme des élections, culturels ou sportifs. Cela créé une tension, une dynamique, très féconde. L’appui de CFI à la production africaine est stratégique, comment allez vous organiser sa montée en puissance pour l’année à venir ? En interne, nous avons décidé de nous renforcer avec le recrutement d’un « délégué à la politique des programmes », un poste que nous venons de confier à Pierre Jalladeau. Il nous apportera sa connaissance des mécanismes de la production et de l’audiovisuel africain. L’effort financier de CFI sera au minimum d’1 million d’euros, et nous tenterons de mobiliser d’autres ressources car le chantier est immense. Il va de l’aide aux jeunes réalisateurs, à la meilleure circulation des œuvres africaines sur les antennes du continent. Mais ce chantier est passionnant, car il touche à l’image et à la représentation de cette Afrique jeune, inventive, et qui a soif de bonne télévision et de bons programmes. Propos recueillis par Jean-Roké PATOUDEM MBOA Magazine//19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :