MBOA Magazine n°5 avr/mai/jun 2011
MBOA Magazine n°5 avr/mai/jun 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de avr/mai/jun 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Aby Ndour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE. LIVRE ► m’annonce que le manuscrit lui plaît beaucoup, qu’il publie. Rendez-vous est pris pour mon retour, et les heures d’attentes ne pèsent plus ! Ce sont d’ailleurs les 17 tableaux de l’exposition « Pure », qui seront reproduits dans l’ouvrage « La femme tiroir » A la page 25, vous dites, je cite : « Quand je suis rentrée à Paris, après plus de dix ans, d’un exil initial, c’est le chauffeur de taxi…. qui a fait de moi une déracinée » Racontez-nous. Je suis née à Paris. Cette ville, je l’ai quittée à l’âge de 6 ans. C’est l’exil initial, le premier déracinement. Puis à Kinshasa, j’ai poussé, jusqu’à mes 17 ans. Et je quitte le Zaïre, second déracinement, nouvel exil, baccalauréat en poche. Je m’exile mais je rentre à la maison, l’autre chez moi, à Paris. Et à Paris, je suis considérée comme une étrangère, couleur de peau oblige... Certes différée, l’anecdote du chauffeur de taxi est réelle ! Comme pour le reste du livre d’ailleurs. Tout est vrai et tout est faux. Mes nouvelles sont des biographies possibles... Que reste - t-il en vous du Zaïre ? Hum... Il coule dans mes veines. Pourquoi le titre « La femme tiroir » ? Parce qu’il y a tant de choses en nous que ne laisse pas forcément soupçonner la surface. Parce que nous sommes plusieurs. Nous sommes uniques, semblables et différents à tout moment. Et nos plusieurs cohabitent. Avec plus ou moins de douleur et de grâce... L’image est inspirée d’un tableau de Dali, « La Femme Commode », gravé dans ma rétine et qui a ressurgi dans ma mémoire des années plus tard. Comment vous vient l’inspiration ? Du vide... Elle vient du vide... Il faut du vide. Puis elle me traverse. En tous cas, quelque chose me traverse et c’est comme si je prenais le texte en dictée. En tant qu’écrivaine, écrire pour vous est-il une sorte d’émancipation ? C’est une liberté. C’est une nécessité. Mais c’est presque la même chose... Pourquoi avez-vous besoin d’écrire ? Pour vivre ! Elle est toujours là l’enfant pour qui le monde est trop violent et qui crée des mondes parallèles pour y survivre et l’apprivoiser. Propos recueillis par Aïssatou DIAMANKA-BESLAND 12\\MBOA Magazine Femme-Têtard CABARET DUO-Têtards TENDRESSE
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